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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:00
Catherine Bernard de Saint-Drézéry ma vigneronne de l’année : comme les GCC elle a érigé son chai à tous vents.

Loin du classement à la con de la RVF, avec un Jérôme Despey n°1 qui passe plus de temps à Paris que dans ses vignes, des titres de vigneron de l’année des tresseurs de lauriers du type Butane&Degaz plus intéressés par le revenant-bon que par le mérite, je me suis réuni avec moi-même, dans la plus absolue subjectivité, bardé de mon amitié pour la récipiendaire, et j’ai décidé de hisser Catherine Bernard, vigneronne de Saint-Drézéry, dans la lumière de la notoriété.

 

Ça va la faire beaucoup rire, de ce grand rire qu’elle délivre pour surmonter difficultés et embûches de la vie, et je puis vous assurer qu’elle n’a guère été épargnée.

 

En 2011 dans son livre « Dans les Vignes » Chroniques d’une reconversion, Catherine nous narrait son passage de la plume au sécateur dans une grande solitude et un environnement peu amène.

 

 

Deux citations pour mettre en exergue sa philosophie :

 

« Le raisin ne peut pas se transformer en bon vin s’il est ramassé dans l’indifférence de l’autre. Le vin est ce breuvage particulier qui naît de la solitude de la terre, grandit dans un tête à tête, et s’épanouit partagé, produit de l’imaginaire, du symbolique et de la réalité, formant un tout inextricable. C’est aux vendanges, plus qu’à aucune étape du processus, que l’imaginaire percute la réalité. »

 

« Il me semble que ma vie entière n’y suffira pas. Au mieux, au plus, je vendangerai quinze, vingt, trente fois, tandis que j’ai écrit des articles par centaines, peut-être par milliers, que les médecins rédigent des ordonnances par centaines de milliers, que les boulangers pétrissent des baguettes par millions. À y regarder de près, une vie de vigneron se résume à peu de vins. Ni l’avion, ni Internet, ni le téléphone ne peuvent raccourcir la distance qui sépare un millésime d’un autre. Le temps se défie du temps, fait des pieds de nez à l’obsolescence. »

 

5 ans déjà, pugnace, tenace, volontaire, déterminée, notre vigneronne – ce nous n’a rien de possessif mais est une marque de notre affection – peut être fière de son parcours et moi je le suis d’être son ami.

 

J’aime et admire les gens qui font, entreprennent ce qui semble impossible, soulèvent des montagnes, s’écorchent les genoux, se relèvent, fidèles à leurs principes de vie, laissant les sceptiques à leur scepticisme, les railleurs à leur impuissance.

 

Catherine la vaillante va enfin faire son vin chez elle, dans son chais. Un chai dont l’érection fut bien douloureuse, les dieux du ciel n’y ont guère mis du leur. Contre vents et fureurs du ciel, dans la boue, les crevasses, le drakkar indomptable à tenu le Cap (Cap 2016, Catherine) et le voilà amarré au quai sur lequel le raisin transitera pour nous donner le vin de Catherine dans des flacons habillés a minima, pas besoin de fla-fla. La séduction est dans la bouteille pas dans le chichi des habits.

Catherine Bernard de Saint-Drézéry ma vigneronne de l’année : comme les GCC elle a érigé son chai à tous vents.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Thierry 15/04/2016 11:37

On applaudit en approuvant, avec la subjectivité idoine qui n'est forgée que par la connaissance des vins de Catherine, par la connaissance du rire de Catherine, de son énergie et de sa belle grandeur d'âme.

Jungmann 15/04/2016 10:07

Aller Catherine !
(et vivement qu'on goûte le blanc !)

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