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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 06:00
Les défroqués du vin conventionnel.

Dans ma Vendée confite dans l’eau bénite et les soutanes, le défroqué était un réprouvé, divorcer du service de Dieu, renier son serment, relevait du bannissement, de l’interdiction de séjour.

 

Pendant tout un temps le défroqué rompait les amarres, disparaissait, puis avec le grand séisme de 68 qui vida les séminaires de Vendée et saigna à blanc le clergé le plus jeune, certains ne firent pas qu’abjurer ils devinrent les plus violents détracteurs de l’Église qu’ils avaient servi.

 

Comparaison n’est jamais raison mais dans le monde du vin jeter le froc du vin conventionnel revêt chez certains une attitude similaire. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, rompre avec son passé n’est pas un péché, la honte, reste que de voir ou de lire certaines philippiques laisse sans voix sur la versatilité de la nature humaine.

 

Les images pieuses offertes à nos yeux, ces mains calleuses, gage de l’authenticité du vin, n’étaient-elles que des épandeuses insoucieuses de Roundup ?

 

Je ne sais mais ce que je sais c’est que j’ai toujours eu beaucoup de mal à recevoir des leçons de sobriété par des alcooliques repentis…

 

Ni cendres sur la tête, ni robe de bure des bourgeois de Calais, juste ce qu’il faut de regard sur soi-même pour nous fichez la paix.

 

C’est dit, zoom arrière :

 

En 1954, Léo Joannon réalisa Le Défroqué avec Pierre Fresnay dans le rôle du curé défroqué.

 

Famille chrétienne

 

« Prisonnier en oflag XIII en 1945, le prêtre défroqué Maurice Morand est contraint de dévoiler son secret à ses codétenus en donnant l’extrême-onction à l’aumônier du camp. Parmi ces détenus, Gérard Lacassagne, influencé par sa rencontre avec Morand, décide de consacrer sa vie à l’Église. Après leur libération, malgré la désapprobation de sa famille et de son ancienne fiancée, Lacassagne persévère, aidé par son supérieur de séminaire, un ancien camarade de Maurice Morand, et la mère de ce dernier. Le jeune novice se fixe comme objectif de ramener Morand sur le droit chemin, et multiplie les tentatives pour le convaincre, ce qui contraint son ami à se cacher. Après son ordination, Lacassagne rend une dernière visite à Morand... »

 

Télérama écrit « Armé de sa foi bétonnée, il affrontera inlassablement l'orgueil démoniaque de l'impie... »

 

Après son ordination, Lacassagne rend une dernière visite à Morand, accompagné par la prière de tous leurs proches. Les deux hommes se disputent, l’ancien prêtre frappe son ami et rouvre une ancienne blessure, provoquant sa mort. Sur le point d'expirer, Lacassagne donne l'absolution à Morand, contrit et retrouvant ainsi la foi.

 

Un critique écrit :

 

« Il y a beaucoup d’outrance, pas mal de maladresse et même des scènes un peu ridicules dans ce grand mélodrame qui fut, je crois un immense succès, mais il y a aussi de la hauteur de vue, de la noblesse d’âme et de l’émotion.

 

Je ne crois pas pour autant que Le défroqué puisse être, aujourd’hui, mis sous tous les yeux : il faut avoir une certaine sensibilité aux questions spirituelles, un minimum de culture catholique et une envie de se pencher sur ces questions de Grâce divine, de pardon des offenses, de communion des saints et de mystère de la vocation sacerdotale.

 

Disant cela, je ne me veux pas le moins du monde méprisant, ni même éloigné de ceux que ces mots et ces idées n’intéressent pas, ou qui les regardent comme des archaïsmes mythologiques. Le monde a changé, depuis 1954, date de sortie du film et ce mot de Défroqué qui sonne comme une claque donne lieu aujourd’hui à de l’indifférence ou au sarcasme alors qu’à l’époque il apparaissait comme terrifiant. »

 

Un site catholique note :

 

« C'était l'époque où la France savait encore faire du cinéma et les catholiques possédaient encore 50% des salles de cinémas. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

William Munny 15/03/2016 08:58

Chez les défroques persiste le même prosélytisme. Pour le même mensonge. Ils ne doutent pas. Tout au moins c'est ce qu'indique la façade.
Desproges les décrivaient comme des résistants qui n'hésitaient pas une seule seconde à entrer en résistance et cela dès 1946.

Aucun altruisme, aucun remord, aucune franchise. La part d'ombre chez eux semble n'avoir jamais existé.
Loin du "hate and love" des mains de "la nuit du chasseur". Et loin aussi du Belmondo du "voleur" de Louis Malle qui déclare : "j'ai un sale boulot, mais j'ai une excuse, je le fait salement"...

Qui reste capable d'altruisme. J'en connais quelques uns... De personnages qui à leur mesure sont trop grands pour la richesse et la gloire...

pax 15/03/2016 06:27

Autres temps autres moeurs. C'était l'époque ou, à la sortie de la messe on regardait la cote de l'Office Catholique du Cinéma pour voir les films autorisés pour les jeunes au cas ou les parents envisageraient un dimanche après midi au cinéma.

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