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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, « Dans son imagination, le président a vu que le gardien partait sur sa droite, il a placé une belle frappe côté gauche. » Hollande reconnaît donc encore sa droite de sa gauche.

Laisser filer, ne rien prévoir, vivre sans contrainte d’heures, profiter d’une tranche de soleil pour sortir emmitouflé, rouler, avoir la goutte au nez, s’arrêter déjeuner accoudé au bar, engager la conversation avec son voisin-voisine, boire, repartir se prendre une raclée de pluie, se réchauffer, fumer une petite clope, tomber sur un documentaire, Vittorio de Sica: Le voltigeur de bicyclettes de Marie-Dominique Montel et Christopher Jones, rester scotché à l’écran pendant 50 minutes, entrer dans l’intimité d’un homme, un monument du cinéma italien, tour à tour acteur et metteur en scène, alternativement devant ou derrière la caméra avec le même succès, jeune premier, inventeur du néoréalisme et grand maître de la comédie à l'italienne, il révèle Sophia Loren et triomphe encore avec son dernier film Le Jardin des Finzi Contini.

 

Découvrir que le réalisateur du Voleur de bicyclette avait plusieurs vies, qu’il menait une double vie, qu’il jonglait dans sa vie privée avec deux familles : après son mariage en 1937 avec Giuditta Rissone, une actrice de théâtre et dont il aura une fille, Emi, il va se lier, à partir de 1942, avec une actrice catalane, Maria Mercader, la demi-sœur de Ramon Mercader, l'assassin de Trotsky, rencontrée sur le tournage d'un de ses films, Un garibaldien au couvent. Divorcé d'avec Giuditta Rissone au Mexique, il se marie dans ce même pays avec Maria Mercader : la loi italienne ne reconnaît pas ces divorces et mariage. Il se fera naturaliser français et se mariera à nouveau avec Maria Mercader à Paris en 1968. Ils auront ensemble deux fils, Manuel en 1949, et Christian en 1951.

 

Cerise sur le gâteau, je découvre que Vittorio de Sica était un joueur compulsif et il perdait des sommes considérables à Monte-Carlo.

 

De Sica, francophile, maniant le français comme seul les Italiens savent le faire, avec charme et douceur, homme hors norme aux multiples facettes, comme le dit sa fille Emi dans le documentaire, « il se rendait malheureux dans sa vie de tous les jours pour ne pas faire de la peine à ceux qu’il aimait. »

 

Les psys m’insupportent, ils collent des clichés simplistes sur des situations complexes. Ils pérorent dans les dîners en ville. Souvenir de l’un d’eux – j’étais l’amant de sa superbe femme, ce qu’il ignorait bien sûr – qui nous décrypta la double vie : « tous les hommes sont psychiquement bigames parce que l’élue de leur cœur est toujours double. Dans leur imaginaire, elle est tantôt « maman » respectable, tantôt «putain» pourvoyeuse d’une jouissance « honteuse ». Chaque partenaire exerce ainsi une fonction d’interdiction par rapport à la seconde, et le désir, qui se nourrit d’interdit, se trouve alors relancé ». Ce clivage pousse certains hommes à se doter simultanément d’une épouse et d’une maîtresse.

 

Ce soir-là j’étais en forme, ma maîtresse, la dame de l’homme au divan, toute en beauté, attisa mon envie de relever le défi en me provocant « Il se dit que vous êtes un expert en cette matière très cher… » Le silence se fit, j’opinai. Daniel dans la fosse aux lions je pris le parti de raconter une part de ma vie, celle où j’avais deux lits. Je le fis, sans pathos, démontant par là-même la grille de lecture de l’homme de l’art. Il enrageait. Madame jouissait. Nos hôtes me lançaient des regards suppliants. Rien ne m’arrêta, oui je vivais avec deux femmes, j’étais célibataire après un divorce, l’une savait, l’autre pas, mais aucune d’elle n’était ma maîtresse. Aucune transgression de ma part, ni le sentiment d’échapper à la loi commune, rien que la vie que l’on vit, souvent bancale, insatisfaisante, alors pendant un temps aimer sans restriction deux femmes n’est ni un défi, ni une performance. Mon ton ne souffrant pas la contradiction lorsque je me remis à manger mon risotto, qui était froid, la conversation repris son cour sans que l’expert en double vie tenta de me contredire. Bien sûr je m’étais fait un ennemi irréductible, il ne sut jamais que madame s’envoyais en l’air avec moi, et son drame fut que Léa, la dite dame, le quitta pour vivre avec un footballeur du PSG. Nous sommes restés amis et je l’accompagne parfois au carré VIP du Parc des Princes.

 

Ouragan sur le Caine :

 

Raymond Depardon, son fidèle photographe officiel a raison « Il bouge de mieux en mieux avec ses bras. Hollande est bon quand il est seul à 20 centimètres de vous. Plus il s’éloigne, moins il est bon. »

 

« Pour la première fois depuis qu'il est entré à l’Élysée, François Hollande va devoir affronter un mouvement de rue qui peut le conduire à battre en retraite sans aucune possibilité de rebond ultérieur. Ce qui se joue à travers le projet de réforme du code du travail n'est rien moins que sa capacité d'achever son quinquennat autrement qu'en roue libre – au mieux – ou en guenilles – au pis. On pouvait s'interroger, il y a quelques semaines, sur les chances qu'il lui restait de pouvoir briguer un nouveau mandat en 2017. Il faut désormais se demander s'il est encore en mesure d'exercer jusqu'au bout le mandat pour lequel il a été élu en 2012.

 

Il y a une cohérence entre les insultes dont a été victime François Hollande au Salon de l'Agriculture, les accusations en trahison proférées contre lui par Martine Aubry et ses camarades et les slogans qui se concoctent avant les mobilisations syndicales et étudiantes du mois de mars. C'est la personne de François Hollande qui se trouve mise en cause avec des mots d'une violence inusitée qui en annoncent d'ailleurs d'autres, tout aussi assassins.

 

Le Président n'est plus respecté. Même le bouclier des institutions ne le protège plus.

 

François Bazin est le plus fin, le plus perspicace, des analystes politiques, ces propos il les tient dans Pourquoi Hollande n'est déjà plus Président ICI 

 

Manuel et Emmanuel

 

« … Les hollandais de stricte obédience croyaient pouvoir retrouver leurs anciennes habitudes dès lors que leur champion serait à nouveau en lice. Ils se découvrent potentiellement orphelins et contraints de se choisir un père de substitution. Quant aux mécaniciens de l’après 2017 qui rêvaient d’un passage de témoins, plus ou moins négocié, ils vont devoir désormais sauter le pas, sans avoir l’assurance de ne pas sauter, du même coup, dans le vide.

 

Deux ministres sont tout particulièrement concernés par ce grand rabattement : le Premier d’entre eux, Manuel Valls et le nouveau venu dans la compétition, Emmanuel Macron. À Matignon et à Bercy, on entend les mêmes cliquetis d’armes. L’heure est à la mobilisation et à l’organisation. La nouveauté n’est pas dans la rivalité que celles-ci révèlent mais dans l’affirmation d’une concurrence assumée. Le pas de côté de François Hollande a un effet d’aspiration. Jusque-là, Manuel Valls ne voulait ni ne pouvait sortir ouvertement du rôle qu’impose la logique des institutions. Emmanuel Macron, pour sa part, estimait que son jeune âge, dans un métier politique dont il feignait de mépriser les règles, lui laissait le temps de mener sa carrière à sa guise et par des voies détournées. Visiblement, on n’en est plus là.

 

Le mieux, d’ailleurs, est que François Hollande ne décourage aucune de ces initiatives. Dès lors qu’il a lui-même ouvert la boite de Pandore, comment et surtout au nom de quoi pourrait-il les combattre ? Pour l’instant, on dira qu’il les observe avec un intérêt non dissimulé. Mais il ne faut pas gratter bien longtemps avant de comprendre qu’entre ces deux ambitions, l’une l’excite davantage que l’autre pour la simple raison qu’il la juge plus sérieuse, à double titre.

 

Dans la bataille de sa possible succession, Manuel Valls a une longueur d’avance. Comme Premier ministre, il occupe surtout une place centrale dans un dispositif gouvernemental censé conduire la réforme jusqu’au bout du quinquennat. Or la question que pose inévitablement l’affirmation affichée des ambitions vallsienne est celle de la cohérence et de la stabilité de l’action conduite au sommet de l’État. Être Premier ministre et en même temps un candidat de substitution – au cas où… – était une difficulté que Manuel Valls assumait vaille que vaille. Rester Premier ministre en se lançant dès à présent dans une bataille de primaire est en revanche une gageure qu’il peut ne pas vouloir assumer. »

 

C’est toujours de François Bazin sur son blog Hollande dans la peau d’Human Bomb ICI 

 

Dans ELLE  Hollande se confie :

 

Sur sa mère, Nicole. Décédée en 2009, la mère de François Hollande a joué un rôle très important sur l'engagement politique de son fils. Dans «Elle», le Président confie avoir «grandi avec des parents qui n'étaient pas dans une relation égalitaire». «Mon père était médecin, ma mère infirmière», raconte-t-il. Georges Hollande, homme de droite, ne partageait pas l'engagement de son épouse. «A travers ce qu'elle a fait ou ce qu'elle n'a pas pu faire, ce qu'elle a réussi ou ce qu'elle a subi, elle m'a certainement ouvert les yeux sur la situation des femmes.» Le chef de l'Etat assure qu'il a tiré des conclusions de l'expérience familiale : «Je n'ai pas éduqué mes enfants comme je l'avais été. Et le combat des femmes m'a permis d'être un meilleur père.»

 

Sur Ségolène Royal, «la mère de nos enfants». Le président de la République, peu enclin à évoquer sa vie privée-il refuse d'ailleurs de répondre à toute question sur sa compagne Julie Gayet- revient sur sa relation avec l'actuelle ministre de l'Ecologie. «Elle a été, comme beaucoup de femmes, capable de concilier sa carrière avec sa vie de famille. Pour ma part, j'ai essayé, autant que possible, d'être présent. Je faisais les courses ou la cuisine. Je m'occupais des enfants aussi. Je leur racontais des histoires le soir, je les emmenais faire du sport», se souvient François Hollande, qui fut député en même temps que Ségolène Royal. Il fait ensuite cet aveu surprenant : «Si vous interrogiez Ségolène Royal, j'imagine qu'elle vous confierait que je n'en ai sans doute pas fait assez... Et c'est vrai : je regrette réellement de ne pas avoir fait davantage. Ces moments-là sont tellement beaux dans une vie, que de les avoir laissés s'échapper suscite en moi un immense regret.» Aujourd'hui, le Président ne cuisine plus, mais jure pourtant qu'il n'a perdu «ni les recettes ni la main»

 

« Juste avant de partir faire le tour du monde, il avait reçu à l’Elysée durant deux heures et demie une poignée de députés fidèles. Les parlementaires à cran lui ont parlé cash. « Les Français ne veulent plus de nous, ni de toi. Ton remaniement est catastrophique. Ton Premier ministre est trop brutal… » A la fin de cette discussion, François Hollande a remonté le moral de ses grognards. « Mon plus grand adversaire est dans mon propre camp. Je vous demande de tenir », a-t-il exhorté. Plus qu’un autre, François Hollande est conscient que le socialisme à la française est au bout du rouleau. Que ses chances pour 2017 sont – sauf miracle – quasi nulles. Lui veut simplement croire que sa majorité – ou ce qu’il en reste – l’aidera à aller au bout de son mandat. Dignement. »

 

« À Wallis puis Futuna, le président assiste, stoïque, à deux longues cérémonies d’accueil. Le ciel est menaçant mais, coup de bol, il échappe au cyclone ­Winston. L’île de Futuna et ses 3 000 habitants, qui n’ont jamais vu de président de la République depuis leur intégration à la France en 1959, ont été épargnés. Cravate impeccable, visage concentré, le président lutte contre le sommeil tout en remontant le temps. La magie des fuseaux horaires lui permet de vivre deux lundis 22 février. Sans ciller, il avale par deux fois le kava, boisson sacrée à base de racines de poivrier, et déclare : « Ce kawa sera pour moi une force supplémentaire pour les défis qui nous attendent. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

Aredius44 06/03/2016 15:01

Alors, on oublie Sarko ?

https://leplatusseur.wordpress.com/2016/03/02/nicolas-sarkozy-va-faire-retraite-dans-la-ruralite-entre-le-chalard-et-jumilhac/

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