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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 06:00
Cerise la Bazadaise à robe gris blaireau n’est pas 1 laitière mais une bouchère : le bœuf de Bazas, le vin de Duras et Caroline De Haas # non merci ha, ha…

Lorsque coincé sur mon altier destrier au cul des bus diesel de l’immonde RATP je contemplais l’emblème du salon de l’Agriculture une belle vache Bazadaise portant le doux nom de Cerise je ne pouvais m’empêcher de penser à mes jeunes années.

 

René Fallet : Comment fais-tu l’amour Cerise ?

 

Fidèle ma chère Normande aux yeux tendres…

 

Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et Bazas, depuis le 21 décembre 2001.

 

Mais qui est cette Bazadaise ?

 

 

Une fille originaire de Bazas, en Gironde, vache de travail, bœufs d’attelage, vivacité, sobriété et robustesse. Les vaches sont vives, avec des aplombs solides, d’une morphologie de 1,40 m. Les taureaux sont plus grands, 1,45 m pour un poids allant jusqu’à 1200 kg. La robe est grise avec des nuances brunes et les muqueuses sont claires.

 

Elle a manqué disparaître, réputée comme race de travail, la Bazadaise progressa avec le développement de l’attelage et de la traction animale en agriculture à la fin du XIXe siècle et jusque vers 1940 où elle comptait 60000 têtes. Ensuite, l’effectif de la race s’est effondré avec la mécanisation pour atteindre moins de 1000 têtes dans les années 1970. Actuellement, il persiste quelques élevages de production de bœufs gras particulièrement prisés. Un programme technique et génétique lancé dès 1978 a permis d’enrayer le déclin de la race qui compte actuellement 3300 têtes.

 

Le 8 juillet j’ai commis une chronique au titre sobre : Le bœuf de Bazas et le vin de Duras

 

Quel rapport entre le bœuf de Bazas et le vin de Duras ?

 

« Aucun à priori, sauf pour moi qui aime les rimes riches. Et pourtant, les deux gros bourgs sont aquitains, placés en presque vis-à-vis sur les deux rives de la Garonne, Bazas sur la gauche, Duras sur la droite, une grosse cinquantaine de kilomètres les séparent. Le premier est une cité gasconne de 15 siècles située au sud des vignobles de Sauternes et au nord de la forêt landaise qui compte 4300 habitants et s’enorgueillit, outre de son fameux bœuf, de sa cathédrale romane classée au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le cadre du classement des chemins de St Jacques de Compostelle depuis 1998. Evêché du Ve siècle jusqu’à la Révolution et sous-préfecture jusqu’en 1926, j’ai découvert Bazas grâce à mon professeur de zootechnie qui, en abordant les grandes races bovines, classait dans les races brunes des Alpes et dérivées la race Bazadaise. Il la décrivait à robe gris blaireau foncé, notait qu’on la rencontrait dans les Landes, le Gers, le Lot-et-Garonne et la Haute-Garonne et jugeait qu’elle possédait d’indéniables qualité pour la boucherie et le travail. Donc je connus Bazas par la maman du bœuf de Bazas (pour les jeunes urbains je signale que pour faire un bœuf il faut qu’une vache vêle d’un veau de sexe masculin que l’on castrera) qui, de nos jours, est doté d’une IGP (le bœuf de Bazas et le vin de Duras relèvent donc de l’INAO). Le bœuf de Bazas est produit que par une petite dizaine d’éleveurs, abattu dans un seul abattoir et exclusivement commercialisé par une douzaine de bouchers. Sa renommée est grande et son prix élevé. »

 

Mon pépé Louis chantait j’ai deux grands bœufs dans mon étable et pendant ce temps-là Marguerite Donnadieu écrivait, au château de Duras son premier roman « Les Impudents » où elle exaltait la beauté des paysages de son adolescence et elle devint célèbre sous le pseudonyme de Duras.

 

Marguerite Duras aimait faire la cuisine et l’affirmait volontiers avec un plaisir non-dissimulé… C’est ce qu’affirme Michèle Kastner l’auteur de la Cuisine de Marguerite… Une cuisine populaire « Je n’ai pas du tout la prétention de faire une cuisine extrêmement raffinée… Je fais une très bonne cuisine mais c’est tout… » et conviviale… « Je ne suis pas très expansive, mais les gens ne se trompent pas là-dessus parce que je leur donne à manger… Je ne dis pas que je les aime, je ne les embrasse pas, je ne suis pas quelqu’un de tendre, alors je fais à manger pour les autres… »

 

« Vous voulez savoir pourquoi je fais la cuisine ? Parce que j’aime beaucoup ça… C’est l’endroit le plus antinomique de celui de l’écrit et pourtant on est dans la même solitude, quand on fait la cuisine, la même inventivité… On est auteur. »

 

Lire ICI 

 

Reste Caroline De Haas, madame # non merci, fondatrice d'Osez le féminisme, passée par le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, initiatrice de la pétition contre la loi de Myriam El Khomri qui en une semaine, elle a recueilli plus de 500.000 signatures.

 

Que vient-elle faire dans ma galère ?

 

Du côté de Libé, où l’on va draguer dans la contestation 2.0 pour hameçonner les jeunes lecteurs pour sauver la barque désertée par les vieux 68 hard, on la décrit ainsi :

« Si on voulait enchaîner les bons gros clichés, on dirait que Caroline De Haas, 35 ans, coupe à la garçonne un peu bobo, est une femme rapide, énergique et maîtrisée, qu'elle a l'air de simuler un manque de confiance en elle, qu'elle s'adapte à son auditoire de manière scientifique, que c'est une intello radicale, féministe 2.0, une gauchiste, militante talentueuse qui aimerait devenir femme politique. Mais ça serait peut-être un peu caricatural... »

 

Pur produit de la rue de Solférino comme Myriam El Khomri « Au PS, elle devient l'attachée de presse de Benoît Hamon… Après la victoire de François Hollande en 2012, elle entre au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes…. maintenant, elle est chef d'entreprise, et tout en coachant ses clients au "media training", elle passe sur les plateaux télé et perfectionne son militantisme sur internet. Elle a fondé "Les expertes", qui met en avant des femmes expertes dans les médias. "Macholand", un site qui répertorie le sexisme ordinaire et économique, et lancé des dizaines de pétitions. Cette wonder patronne assure que son entreprise est l'une des plus productives de France. L'ENA, la région Île-de-France, le ministère des Affaires étrangères… Caroline De Haas dispense conseils et formations en égalité professionnelle à des administrations publiques et "des sociétés privées comme MMA", précise-t-elle. »

 

Passons sur cette trajectoire bien dans la norme d’un parti coupé des réalités de la vie des gens de peu – j’ai plus d’affection et de respect pour les vrais (e) entrepreneurs qui ne bénéficient pas des réseaux, des soutiens partisans, des copains et des coquins qui nous ont démontré leur savoir-faire –et réfléchissons sur la contestation du projet de réforme du droit du travail qui ne s’est encore pas matérialisée par une manif ou une grève mais la mobilisation en ligne contre ce projet de loi est sans précédent.

 

La pétition « loi travail : non, merci ! », lancée par une militante de gauche, a déjà recueilli près de 700 000 signatures (un record, sur la plateforme Change.org), tandis qu’un groupe de Youtubeurs opposés à la loi a incité les internautes à se faire entendre avec le hashtag #OnVautMieuxQueCa

 

La protestation passera-t-elle des réseaux sociaux à la rue ?

 

Je ne sais pas même si le clic est si facile, même en ignorant majoritairement, le fond des réformes proposées…

 

J’observe. J’écoute. Je doute…

 

Lire ICI

Cerise la Bazadaise à robe gris blaireau n’est pas 1 laitière mais une bouchère : le bœuf de Bazas, le vin de Duras et Caroline De Haas # non merci ha, ha…
Cerise la Bazadaise à robe gris blaireau n’est pas 1 laitière mais une bouchère : le bœuf de Bazas, le vin de Duras et Caroline De Haas # non merci ha, ha…

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

pax 29/02/2016 11:52

C'est bien ce que je pensai , la poisse, la guigne vous dis je...!

pax 29/02/2016 06:40

Cerise ? Elle s'appelle Cerise la vache ? Sont à court d'imagination les pubards du monde agricole ou quoi ? Déjà que la chargée de clientèle du Crédit Agricole, si si, la nunuche en robe blanche à points verts toujours prête à vous démontrer que le monde bancaire est un monde de bizounours s'appelle Cerise ! L'art du contre sens et/ou de nous prendre pour des cons ou plus simplement une nouvelle preuve de l'immensité de leur inculture : en argot " la cerise " c'est la guigne, la malchance ( voir le roman d'Alphonse Boudard ) Mais finalement un nom qui signifie la poisse pour une pub pour le salon de l'agriculture c'est tendance...

JACQUES BERTHOMEAU 29/02/2016 08:56

Non non Pax la cerise à points verts ce n'est le Crédit Agricole mais son ennemi juré Groupama...

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