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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 06:00
Gueules de Vignerons d’Anjou, Histoire de femmes et d’hommes « qui ont fait de leur métier plus qu’un métier, de leur activité plus qu’un marché. »

Dieu sait que des estrades j’en ai foulées : sont-elles le meilleur lieu pour échanger entre lecteurs et écrivains ?

 

À l’Espace du Fresne de Savennières pour « Terres à Livres » le plateau était beau sous la houlette souriante de Danièle Sallenave de l’Académie française, auteur du Dictionnaire amoureux de la Loire, Jean-Paul Kauffmann et Patrick Deville y étaient invités à dialoguer avec une assistance nombreuse et attentive.

 

 

Gueules de Vignerons d’Anjou, Histoire de femmes et d’hommes « qui ont fait de leur métier plus qu’un métier, de leur activité plus qu’un marché. »
Gueules de Vignerons d’Anjou, Histoire de femmes et d’hommes « qui ont fait de leur métier plus qu’un métier, de leur activité plus qu’un marché. »

Ils l’ont fait, fort bien fait et ce fut très intéressant.

 

Mon propos de vieil homme indigne, grand fouleur en son temps d’estrades en tout genre avec micro rétif et étiquette sur tapis vert, va se concentrer sur la forme de ce genre d’exercice.

 

Pourquoi si haut ?

 

Pourquoi cette distance ?

 

Pourquoi cette gentille pompe avec plantes vertes au bas de l’estrade ?

 

Le dialogue a un besoin de proximité pour s’instaurer, et si je puis dire pour se réchauffer, prendre une tournure plus simple et conviviale.

 

Le demi-cercle enveloppant les invités, sans doute légèrement surélevés pour qu’on puisse mieux les voir, me paraît être la bonne disposition pour donner à l’exercice un côté veillée au coin du feu.

 

Ensuite, la technologie permet d’équiper les intervenants de micro-cravate qui leur permettrait, comme dans l’échange, de pouvoir s’y insérer avec plus de liberté et de souplesse. Un peu de désordre, sans aller jusqu’au foutoir de Droit de Réponse de Michel Polac en son temps, de spontanéité ne sauraient nuire à l’échange.

 

Quant aux intervenants du public, il leur suffit de se lever, de se présenter – l’organisatrice l’avait d’ailleurs demandé mais nul ne s’y ai plié – et de lancer ou relancer le dialogue. Mais c’est là où, comme souvent dans ce genre d’exercice, le bât blesse, certains intervenants pratiquent l’art du monologue en de longs tunnels et la conversation s’enlise.

 

Voilà, c’est écrit, c’était la minute de l’ancien 68 hard, blanchi sous le harnois des débats échevelés et enfumés. J’espère que l’on m’absoudra de ces quelques remarques sur la forme et que pour pénitence on ne me privera pas des gorgées du chenin des Gueules de Vignerons d’Anjou que j’aime bien.

 

Rassurez-vous j’ai passé un excellent après-midi, je n’ai pas vu le temps passer, j’ai même pris des notes sur un petit carnet, j’ai acheté des livres à crédit au libraire présent Librairie Lhériau 10, place de la Visitation à Angers, j’ai invité Danielle Sallenave à venir s’encanailler avec les vins nus du Lapin Blanc et je suis allé à pied boire des canons chez l’ami Patrick.

 

C’est charmant Savennières, j’y reviendrai, et son festival Terres à Vins, Terres à Livres ne peut qu’intéresser le vieil amoureux de livres que je suis. Longue vie à lui avec un petit zeste de folie en plus pour faire venir à lui les générations Y.

 

En attendant pour vos futures longues soirées d’hiver je ne saurais trop vous recommander de lire, c’est la meilleure thérapie douce que je connaisse pour combattre l’esprit morose de notre temps.

 

Daniele Sallenave - Bibliographie - Bibliothèque nationale

 

Jean-Paul Kauffmann Biographie et informations 

 

Patrick Deville Biographie et informations 

 

Et puis, puisqu’ici c’est Vin&Cie je vous conseille d’acheter pour mettre dans les petits souliers de ceux que vous aimez le magnifique ouvrage : Vignerons d’Anjou Gueules de Vignerons du photographe Jean-Yves Bardin avec des textes de Patrick Rigourd.

Gueules de Vignerons d’Anjou, Histoire de femmes et d’hommes « qui ont fait de leur métier plus qu’un métier, de leur activité plus qu’un marché. »

Dans sa préface, Étienne Davodeau, l’auteur de la BD culte Les Ignorants écrit qu’en Anjou, comme ailleurs, « depuis quelques années une révolution discrète » et qu’un « dialogue plus fécond s’est instauré entre le ciel d’Anjou, ses terroirs et ses cépages. »

 

Histoire de femmes et d’hommes « qui ont fait de leur métier plus qu’un métier, de leur activité plus qu’un marché. »

 

« Une aventure qui, comme toutes les aventures ne supporte guère la demi-mesure… »

 

Ils prennent des risques mais les assument, et ce n’est pas forcément la nature qui les menace mais plutôt les carcans d’un système dominant.

Gueules de Vignerons d’Anjou, Histoire de femmes et d’hommes « qui ont fait de leur métier plus qu’un métier, de leur activité plus qu’un marché. »
Gueules de Vignerons d’Anjou, Histoire de femmes et d’hommes « qui ont fait de leur métier plus qu’un métier, de leur activité plus qu’un marché. »
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commentaires

O
Bonjour Jacques, <br /> <br /> Le Don des Morts de Danielle Sallenave m'intrigue… Je vais de ce pas me l'offrir !<br /> <br /> Merci pour ces découvertes. <br /> <br /> Bonne journée
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