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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (2) une haine de Corse

Ce titre c’est du Talleyrand pur sucre.

 

C’est le titre d’un des livres que je lis, signé Marie Ferranti, une Bastiaise.

 

 

En Corse, je lis rarement corse.

 

Mais la règle souffre d’exceptions, en 2013 je me suis plongé dans « La chambre noire de Longwood » de Jean-Paul Kaufmann.

 

Lire permet de s’extraire des turbulences du jour, de tirer son rideau de fer pour s’isoler, ne pas se laisser happer par le dégoût, se mettre entre parenthèses, loin de tout, hors tout sur son île, refuge de l’extraterritorialité.

 

Talleyrand est un scalpel : « composant ses Mémoires et se souvenant de Pozzo, a, comme toujours le mot juste : « M. Pozzo di Borgo, écrit-il, est un homme de beaucoup d’esprit, aussi Français que Bonaparte, contre lequel il nourrissait une haine qui avait été la passion unique de sa vie, haine de Corse. »

 

Je ne sais si je chroniquerai à propos de ce livre ?

 

Pour l’heure, je vous rapporte un fait historique que j’ignorais ?

 

Comme vous le savez sans doute la Corse fut longtemps sous le joug génois.

 

En 1864, moins de 100 ans avant que la République de Gênes « ne cède ses droits sur la Corse à la France, le doge de Gênes avait commis l’erreur de défier Louis XIV en fournissant des galères à l’Espagne… »

 

Le Roi Soleil l’écrasa comme une vulgaire punaise il « fit envoyer dix mille bombes incendiaires des galiotes de Duquesne sur Gênes ; la ville fut dévastée en moins de six jours »

 

Le doge « alors qu’il lui était interdit de quitter la ville durant son mandat… dut aller s’humilier à Versailles, vêtu d’un habit de velours, en plein mois d’août. À Louis XIV qui lui demandait ce qui l’avait le plus étonné à Versailles, le Génois, maître de la ville qu’on appellera la « New York du Moyen-Âge » avec ses somptueux palais hauts de huit étages et cette strada nuova dont Mme de Staël dira qu’elle était « la rue des rois et la reine des rues », n’eut l’air étonné de rien. Il répondit avec simplicité : « Mi chi » (Moi ici). »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Roger Nesti 02/09/2015 09:37

Il a plutôt dit : "mi qui"
Cordialement

JACQUES BERTHOMEAU 02/09/2015 09:51

moi je me contente de transcrire l'auteur

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