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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, Onfray se pâme pour Mylène Farmer, Carla plaint la Trierweiler répudiée, Houellebecq  emmerde "le Monde"

« Quand je m'éveille, ma bouche est ouverte. Mes dents sont grasses : les brosser le soir serait mieux, mais je n'en ai jamais le courage. Des larmes ont séché aux coins de mes paupières. Mes épaules ne me font plus mal.

 

Des cheveux raides couvrent mon front. De mes doigts écartés je les rejette en arrière. C'est inutile : comme les pages d'un livre neuf, ils se dressent et retombent sur mes yeux.

 

En baissant la tête, je sens que ma barbe a poussé : elle pique mon cou. La nuque chauffée, je reste sur le dos, les yeux ouverts, les draps jusqu'au menton pour que le lit ne se refroidisse pas.

 

Le plafond est taché d'humidité : il est si près du toit. Par endroits, il y a de l'air sous le papier-tenture. Mes meubles ressemblent à ceux des brocanteurs, sur les trottoirs. Le tuyau de mon petit poêle est bandé avec un chiffon, comme un genou. En haut de la fenêtre, un store qui ne peut plus servir pend de travers. »

 

« Je n’avais pas l’intention de mourir, mais inspirer de la pitié m’a souvent plu. Dès qu’un passant s’approchait, je me cachais la figure dans les mains et reniflais comme quelqu’un qui a pleuré. Les gens, en s’éloignant, se tournaient.

 

La semaine dernière, il s’en était fallu de peu que je me fusse jeté à l’eau, pour paraître sincère

 

Ça c’est de l’Emmanuel Bove dans Mes Amis.

 

Et l’autre alors ?

 

« Comme romancier, on ne l’a pas vu venir. Qui l’annonçait ? Près de nous, je ne vois que Bove ou Perec ou l’un de ces romanciers sacarstico-glauques de l’après-guerre, créateurs de mondes gris et de personnages défaits d’avance. Il a lui-même cité Le Solitaire, l’unique roman d’Ionesco. Si l’on remonte un peu, on tomberait peut-être sur le Sartre de La Nausée ou le Camus de L’Étranger ou sur Beckett. Sur Céline ? Ce n’est pas vraiment le même monde. Plutôt, plus avant, sur le premier Huysmans, le naturaliste un peu sordide des Sœurs Vatard (dont Valéry écrit dans Variété : « On eût dit que le dégoûtant et l’horrible dans tous les genres le contraignissent à les observer, et que les abominations de toute espèce eussent pour effet d’engendrer un artiste spécialement fait pour les peindre dans un homme créé spécialement pour en souffrir. » ; et qu’il décrit par ailleurs fumant des cigarettes « à peine pincées par le milieu entre ses doigts minces » ! Et sur Zola, oui Zola, à cause de la crudité sexuelle et de l’acuité de l’analyse sociale, à cause aussi, bien sûr, puisqu’il est de toute façon l’ancêtre des plus grands – le Flaubert de L’Éducation sentimentale et de Bouvard et Pécuchet. »

 

C’est Dominique NOGUEZ sur Houellebecq juste après les Particules Élémentaires

 

« Savoir dans quel Monoprix je fais mes courses n’a pas une importance nationale » précise-t-il à propos des 6 papiers d’Ariane Chemin sur lui.

 

Nous vivons une époque formidable où le rien fait la une…

 

C’est alors qu’éclate la grande nouvelle via le compte Twitter de l’Onfray « qu'il a fait appel à l'interprète de Libertine pour les illustrations de ce conte philosophique L'Etoile Polaire, à paraître en novembre prochain »

 

Michel ONFRAY @michelonfray

 

Mylène Farmer illustre un conte philosophique de Michel Onfray. Parution en novembre.

16:01 - 24 Août 2015

 

Normal sur Radio Classique en avril dernier, le philosophe, qui boit, mange, se pâme aussi « Je trouve qu’il y a chez Mylène Farmer une voix extraordinaire, une sensualité, une volupté. Mylène Farmer c’est aussi un corps, une mise en scène, c’est aussi une façon d’être dans le système. Elle n’est pas du tout au-devant de la scène, elle est un peu secrète, discrète, on ne sait pas grand-chose. Et j'aime assez que les gens produisent leur art et soient sur scène puis disparaissent et n'exploitent pas le filon de leur vie privée. »

 

Et puis y’a la madame de l’ex, la Carla qui vole au secours de l’ex du Président, la Trierweiler. Elle a confié à Philippe Labi, qui écrit un énième livre sur la madame, à propos du livre de la répudiée

 

Ce livre m’a semblé une mise au point. Il répond d’abord à une humiliation. L’infidélité, c’est déjà quelque chose de douloureux. Alors lorsque cette infidélité est publique, ça double la peine en quelque sorte. On se sent humilié. Valérie Trierweiler est une femme de son temps qui a été placée dans un endroit sans y avoir été préparée. C’est une journaliste pas une personnalité publique. Elle ne connaissait pas ces vagues incessantes de médisances et de diffamations. Elle n’était pas en position de légitimité, n’étant ni mariée ni pacsée. Dans un endroit aussi protocolaire que l’Elysée c’est délicat. Elle s’est donc sentie extrêmement seule. Ses difficultés viennent de là, je crois. Ce n’est pas un endroit où l’on peut aller sans amour, plaide Carla. Voilà, à mon sens, ce que raconte son livre. Et quand, en prime, cette histoire est arrivée, elle a craqué. Elle a été dévastée. Aucune femme n’aurait tenu le choc »

 

Bonne nouvelle

 

Le poids des dépenses de retraites dans le produit intérieur brut (PIB) reculerait «fortement» d'ici à 2060, la France se trouvant ainsi en position plus favorable que ses voisins européens face au vieillissement de la population, prédit une étude de l'Insee publiée jeudi. Globalement stable jusqu'en 2025, le poids des dépenses de retraites s'allégerait surtout entre 2025 et 2060, pour représenter 11,2 % du PIB, contre 13,8 actuellement.

 

« Grâce aux réformes adoptées depuis plus de 20 ans », la part des dépenses de retraites dans le PIB devrait ainsi baisser de 2,6 points sur cette période, selon les projections de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et de la direction générale du Trésor. La France se trouverait ainsi « dans une position relativement favorable par rapport à ses partenaires européens pour faire face au vieillissement de sa population ».

 

La France mieux lotie que l'Allemagne

 

L'étude révèle ainsi que si l'on tient compte du « poids des pensions » (retraites mais aussi pensions d'invalidité), seule mesure permettant de comparer les différents pays européens, la France aurait la baisse la plus marquée (- 2,8 points de PIB) » par rapport aux principaux pays de la zone euro entre 2013 et 2060. À l'inverse, le poids des pensions de l'Allemagne augmenterait de (+ 2,7 points) et celui de la Belgique (+ 3,3 points).

 

Une bonne nouvelle pour les finances publiques françaises, mais pas forcément pour les retraités, avec le recul de l'âge de départ à la retraite et l'allongement de la durée de cotisation, décidés dans le cadre des récentes réformes. Les retraités pâtissent également d'une « baisse relative du montant de la pension moyenne par rapport aux revenus d'activité moyens », due notamment à l'indexation des pensions sur l'inflation, qui augmentent moins vite que les salaires.

 

En outre, de 2025 à 2040, « par rapport aux générations plus anciennes, les nouvelles générations auront eu des carrières plus fragmentées et ainsi acquis moins de droits à la retraite ».

 

Les projections au niveau européen diffèrent de celles réalisées par l'organisme servant de référence en France, le Conseil d'orientation des retraites (Cor). Fin 2014, il prédisait une baisse du poids des retraites deux fois moindre (- 1,3 point du PIB). Le scénario sur lequel s'appuie l'étude Insee prévoit à long terme un taux de chômage de 7,5 %, une croissance de 1,5 % et une population de 76 millions de personnes en France d'ici à 2016.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

patrick axelroud 06/09/2015 10:32

Idem dans La Revue des Deux Mondes d'août 2015. Et l'on voudrait faire croire que c'est de littérature qu'il s'agit ! La pipolisation ( mercantile forcément mercantile ) ne recule devant aucun territoire à conquérir . Tout cela n'a rien à voir avec l'oeuvre qui se suffit à elle même. Cette pseudo recherche de vérité n'a rien à voir avec la réalité . A la question un peu niaise de je ne sais plus qui " Avez vous réellement pris le Transibérien ?" Blaise Cendras répondait " L'essentiel c'est que vous vous l'ayez pris " Cette pipolisation ( de pipeau ?) a commencé avec Bernard Pivot pour qui un écrivain comptait souvent plus pour son coté télégénique que la qualité de son oeuvre ( je sais, je sais, qui suis je pour écrire de telles énormités ?! ) wouaf wouaf wouaf ! Pour en terminer on observera que ni Musso, ni Levy ni Coehlo ne font l'objet d'un barouf de ce genre. A méditer.

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