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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, «Hollande est tellement traumatisé qu’il ne veut plus entendre parler de « première dame »

Je suis colère car je suis un vieux con, un pauvre idiot !

 

« Casse-toi, vieux con ! » me dis-je.

 

Bienheureux ceux qui marchent sur la gueule des autres sans même s’excuser, ils sont les rois du monde.

 

Être soucieux des autres est la pire incongruité de notre époque, tout pour ma gueule, rien pour les pauvres idiots qui s’efforcent de privilégier le cœur, la sensibilité, une forme de poésie courtoise faite d’attention et de sincérité.

 

Exercer mon droit de retrait !

 

Gagner l’île de mon imaginaire, loin de tout ce qui me touche et me déglingue. Ne pas geindre, se plaindre, le corps se charge de vous rappeler que la vraie douleur se niche en lui.

 

Résister !

 

« … Se côtoyaient en lui toutes sortes de contradictions et d’anomalies, comme chacun de nous : mais il semblait courtiser les extrêmes de l’existence avec plus d’envergure que les autres. » Franck Harris dans La Bombe.

 

Le même : « La vue de son visage me coupa le souffle. C’était celui de mes rêves – même yeux sombres, même cheveux noirs, même sourcils ; le nez le plus fin, peut-être, les contours plus anguleux ; mais c’était bien la même expression volontaire et assurée ; et ses yeux d’un brun noisette étaient divins. »

 

« … ce jour-là, sa beauté provocante me parcourut les veines avec la chaleur du vin.»

 

Mais pourquoi diable les humains s’ingénient-ils à se faire du mal pour des petits riens?

 

Ma décision est irrévocable : je pars !

 

«Suzanne et le Pacifique » de Jean Giraudoux.

 

« C’était dimanche. Échangeant leurs dieux, équipages allaient entendre la messe dans les églises, et citadins aux paquebots. Je m’embarquais. Il y avait entre mon navire et le quai deux mètres d’océan incompressible et deux mètres de lumière entre l’extrême mer et l’horizon. Des voyageurs retour de Damas qui partaient pour l’Océanie regardaient avec émoi, symbole de la vie errante, des mouettes qui n’avaient jamais quitté Saint-Nazaire. Le soleil étincelait. Les flammèches et les pavillons doubles pour le jour saint battaient l’air, et de chaque élément, de chaque être aussi l’on sentait doublée l’épithète, la même épithète ; le navire était blanc, blanc ; la mer bleue, bleue. Seule, abandonnée dans le dock, parmi ses bagages, une jolie petite femme, au lieu d’être brune, brune, était brune, rose. Je lui proposai mon porteur, déchargé de ma grosse malle, et qui, de voir ces petits sacs, rapprochait déjà les bras comme un compas. »

 

Suis-je si vieux pour ne plus être aimé ?

 

Relégué dans un no man’s land antichambre de l’asile dernière case avant le retour à la terre.

 

Désolé je n’en suis pas, vous ne me piègerez pas avec vos faux-semblants, votre autisme du cœur, votre égoïsme maquillé sous vos bons sentiments, vos velléités, vos petits mecs étroits d’esprit, votre incapacité à aimer tout simplement…

 

Alors je me replie dans le silence puisque mes mots ne sont que des cendres que le vent disperse.

 

Vie privée, vie publique, la césure est une vue de l’esprit bien commode pour les puissants.

 

Nous vivons à l’étroit entre esprits étroits, le temps des grands récits qui jalonnèrent l'histoire humaine, d'Homère à Tolstoï et de Sophocle à Shakespeare, qui racontaient des mythes universels et qui transmettaient les leçons des générations passées, leçons de sagesse, fruit de l'expérience accumulée, est passé à la trappe pour croupir aux oubliettes.

 

Vive le storytelling qui parcourt le chemin en sens inverse, qui plaque sur la réalité des récits artificiels, bloque les échanges, sature l'espace symbolique de séries et de stories. Il ne raconte pas l'expérience passée, il trace les conduites et oriente les flux d'émotions. Loin des « parcours de la connaissance » que Paul Ricœur décryptait dans l'activité narrative, le storytelling met en place des engrenages narratifs, suivants lesquels les individus sont conduits à s'identifier à des modèles et à se conformer à des protocoles ».

 

«Sarkozy était cohérent avec la mutation de l’Homo politicus, de Clinton aux Etats-Unis à Berlusconi en Italie. Il a été le premier à installer en France la figure de l’homme d’Etat qui ne puise pas sa légitimité dans ses actions, son programme ou ses alliances politiques, mais dans sa crédibilité personnelle. Le petit Louis, Cécilia qui fuit à New York avec Richard Attias et revient pour la campagne de Nicolas, le divorce à l’italienne. Disneyland en Ray-Ban, «avec Carla c’est du sérieux»… «On est passé de la mise en scène de l’image de l’homme politique à des engrenages narratifs où ce dernier n’incarne plus l’autorité et la souveraineté du pouvoir, mais doit se comporter comme un bon acteur pour faire de l’audience» c’est Christian Salmon décrypteur du storytelling qui l’écrit.

 

Dans le storytelling, le dernier épisode efface les précédents.

 

«L’électeur spectateur finit par se connecter émotionnellement avec un personnage dont il prédit et critique le comportement. Pour lui, seule compte l’issue, le dénouement.»

 

François Hollande pour les besoins de cette cause « a fini par opérer une synthèse entre Ségolène Royal et Julie Gayet. La mère de ses quatre enfants sur la scène officielle et l’actrice rive gauche au plan personnel. L’une est politique et publique et l’autre pudique et privée. Après des mois d’hystérie, les Français se sont accoutumés à la présence discrète de l’actrice à l’Elysée, révélée par des photos volées dans Voici. »

 

Ségolène Royal tient sa revanche, elle triomphe de la Trierweiler répudiée en «18 mots glaçants» via un communiqué «personnel» du chef de l’Etat à l’AFP, promue ministre de l’Ecologie en avril 2014 après l’éviction de sa rivale.

 

Au côté du Président, l’ex assure «symboliquement la fonction imaginaire de « première dame » et de « vice-présidente » sans que cela coûte un centime aux Français», analyse le psychanalyste Gérard Miller dans un récent article du New York Times. Ce que Royal dément mollement : «Je ne suis pas la reine de France même si mon nom est Royal !» C’est elle qui a accueilli le pape à Strasbourg en novembre, représenté la France en Israël lors des funérailles des victimes juives de l’attentat de l’Hyper Cacher en janvier, et se tenait au côté de Hollande sur le perron de l’Elysée lors de la visite du roi et de la reine d’Espagne en juin. »

 

« Des millions d’êtres se révoltent en silence contre leur sort. Nul ne sait combien de rébellion fermentent dans la masse de vie que les gens enterrent. On suppose que les femmes sont très calmes ; mais les femmes sentent de la même façon que les hommes. Elles ont autant que leurs frères besoin d’exercice pour leurs facultés et d’un terrain pour leurs efforts ; elles souffrent d’une contrainte par trop inflexible, d’une inactivité par trop absolue comme en souffriraient les hommes ; et c’est étroitesse d’esprit chez leurs semblables plus privilégiés, de dire qu’elles devraient se borner à faire des puddings et à tricoter des chaussettes, à jouer du piano et à broder des sacs.»

 

Une chambre à soi

Virginia Woolf

CHAP.15 opération Chartrons, «Hollande est tellement traumatisé qu’il ne veut plus entendre parler de « première dame »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

patrick axelroud 30/08/2015 08:56

Fin de partie pour Hollande ! les échecs il connait par coeur . Quant aux dames, manifestement il ne connait pas les règles.

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