Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:00
« Les morts ne portent pas de costards » de la disparition de Charles Pasqua aux moutons d’Uber les accros des réseaux sociaux alimentent les poubelles

Je n’avais aucune sympathie particulière pour Charles Pasqua, dont j’ai suivi le parcours politique depuis plus de 30 ans, et je n’ai aucune sympathie pour la grande majorité des chauffeurs de la corporation des taxis parisiens mais j’avoue que la médiocrité et la petitesse des écrits de certains accros de Face de Bouc et de Twitter me donne la nausée.

 

Que des minables procureurs, des juges autoproclamés, qui se servent des réseaux sociaux pour déverser leur acrimonie, le vide de leur vie, l’inanité et la pauvreté de leur pensée.

 

Si dans le film loufoque « Les morts ne portent pas de costards » de Carl Reiner, sorti en 1982(Dead Men Don't Wear Plaid) le héros Rigby Reardon interprété par Steve Martin constate que cette affirmation « Les morts ne portent pas de costards » ne veut rien dire, moi je la reprends à mon compte à propos de la disparition de Charles Pasqua.

 

L’infatigable graphomane Bruno Roger-Petit écrit dans Challenges :

 

« La gauche n’est pas à l’aise avec Charles Pasqua. Entre fascination et répulsion. Charles Pasqua, le Ricard, le SAC, les réseaux et surtout, Malik Oussekine. A peine la nouvelle de la disparition de l’ancien ministre tombait, qu’un élu communiste parisien lançait l’une de ses polémiques dont les réseaux sociaux ont le secret. »

 

Pour ma part, alors que je n’ai aucune sympathie pour le défroqué mitterrandiste Mélanchon, je suis sur la même longue d’ondes que lui « Sans doute plus sensible au poids de l’histoire, tribunal du monde, Jean-Luc Mélenchon (sur France Info) tout en évoquant le cas Oussekine, se montre plus équilibré sur le bilan Pasqua : « Dans ma génération, son souvenir est surchargé par la mort de Malik Oussekine. Et par l'enfer qu'il a créé pour les gens qui sont comme moi nés en Afrique du Nord puisque nous sommes des suspects chaque fois qu'on change de papiers d'identité (...) Mais je ne voudrais pas résumer à ça sa vie ».

 

Résumer la vie d’un homme, la compresser en quelques signes sur Twitter ou en quelques lignes assassines sur son mur Face de Bouc, voilà bien la triste réalité de notre temps asservi à l’instantanéité.

 

Le silence n’est plus de mise.

 

Le petit peuple des moutons bêle, laissons le bêler, hormis le petit cercle des « amis » qui se congratule, like, ce ne sont même pas des scories de l’histoire qui seront charriées dans l’oubli.

 

L’Histoire, connaît pas chez ces gens-là !

 

Charles Pasqua y entrera avec sa part d’ombre mais aussi sa part de lumière… Laissons faire leur travail aux historiens, gardiens du temps long…

 

Pour en revenir à l'enquête loufoque et incompréhensible du film, « Les morts ne portent pas de costards » beaucoup de répliques sont hilarantes et j’adore le comique de répétition comme lorsque Rachel Ward suce les plaies par balle de Steve Martin pour récupérer entre ses dents le projectile… (voir la vidéo ci-dessous) 

 

C’est jouissif !

 

Tout ça pour vous dire que face à cette médiocrité crasse nous ne pourrons être sauvés que par le rire et l’intelligence.

 

Et j’en reviens à UBER : « Raphaël Enthoven démonte la mécanique Uber » 

 

Uber et le mouton

 

« Uber joue sur le développement de l’autonomie, sur le sentiment qu’avec Internet et l'essor de l’économie collaborative, chacun va avoir le sentiment de se construire lui-même sa petite vie. C’est une illusion. Cette célébration de l’autonomie va de pair avec une uniformisation des comportements. En réalité, plus les individus veulent être l'origine radicale de leur petite existence, plus ils adoptent les comportements de tout le monde, plus la prestation qu’ils reçoivent et qui leur semble spécifiquement destinée est une prestation absolument standardisée. Et c’est ce double mouvement qui est intéressant chez Uber, on flatte l’individu en vous, mais c’est le mouton qu’on caresse.

 

Pour finir j'avoue adorer dans la même brassée :

 

  • Les révoltés de comptoir qui dans le même mouvement glorifient UBER et conchient la dérégulation du monde mondialisé…

  • Les ardents défenseurs, communistes français et compagnons de route, du référendum grec, sommet de démocratie. Moi je veux bien, mais pourquoi ne pas l’avoir aussi ardemment demandé aux camarades Brejnev, Honecker and Co pour que les peuples asservis puissent disposer d’eux-mêmes. C’est le syndrome des alcooliques repentis…

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article

commentaires

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents