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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 06:00
Comme un petit air d’Antoine Arena : le droit mène à tout « Les vins corses parlent une langue à part » —Éric Asimov The New York Times

Comme vous le savez, avant de quitter ma soupente du Ministère rue de Vaugirard, dénommé, avec une certaine pertinence, par les jeunes turcs : le gagatorium, j’ai ensilé la plupart de mes dossiers, mais il en est quelques-uns que j’ai mis de côté : en tête celui de la Corse où, au temps du Comité Interministériel de Michel Rocard, j’allais, avec « l’arrogance » d’un Pinzutu représentant le pouvoir central, tenter de démêler les affaires corses, agricoles bien sûr même si l’inscription à la MSA là-bas n’est pas obligatoirement la garantie d’un fort lien au terroir. Sur l’Ile je n’ai pas eu que des bonnes fréquentations, on ne choisit pas ses interlocuteurs, mais j’y ai aussi croisé des hommes de bonne volonté. Pour ne rien vous cacher, même si ce ne fut pas tous les jours une mission gratifiante, j’ai attrapé le virus de la Corse…

 

S’il est un Corse qui le sait c’est bien Antoine Arena.

 

Alors, lorsqu’Éric Asimov, critique gastronomique d’une « petite feuille confidentielle » de la Grosse Pomme, The New York Times, écrit dans l’édition du 4 juin, un article titré Les vins corses parlent une langue à part, où il n’y va pas avec le dos de la cuillère pour couvrir les vins corses de miel, en effet pour lui « l’île est devenue l’une des régions viticoles les plus passionnantes et les plus remarquables au monde. », comme lui je sors mon Antoine Arena.

 

Pourquoi ?

 

Asimov fait le lien

 

« En 1975, Antoine Arena poursuit de brillantes études de droit à Paris quand le mouvement indépendantiste corse bascule dans la violence. Il entend parler de combats armés entre les CRS et les séparatistes, et prend une décision : il quittera la fac de droit et retournera dans son petit village du nord-est de la Corse où sa famille vit depuis des générations. Il fera pousser de la vigne et deviendra producteur de vin.»

 

L’esprit du droit nous uni, et comme le droit mène à tout Antoine s’en ai retourné faire le vigneron à Patrimonio et moi faire tout autre chose que du droit…

 

« Quarante ans plus tard, longeant la pente abrupte de son vignoble dans le lieu-dit Carco, il se souvient : « Tout le monde pensait que j’étais devenu fou. » Au loin se dessinent les pics enneigés des montagnes du sud, à l’ouest le bleu de la Méditerranée. Le littoral dentelé de la Corse compte parmi l’un des plus beaux du monde, mais nulle part on n’échappe au regard menaçant de la montagne. « Quand j’ai arrêté mes études, mon père ne m’a pas adressé la parole pendant un mois, poursuit-il. Personne ne croyait à la viticulture. Seuls ceux qui ne réussissaient nulle part ailleurs se lançaient là-dedans. »

 

Après ce départ peu encourageant, Antoine Arena est néanmoins devenu un grand nom du vin corse. Accompagné de quelques grands pionniers de la viticulture, tels Christian Imbert, du domaine de Torraccia, et Jean-Charles Abbatucci, du domaine Comte Abbatucci, Antoine Arena a fait de la Corse une des régions viticoles les plus passionnantes et les plus remarquables au monde.

 

Pourquoi les vins corses sont-ils si spéciaux ?

 

« La Corse est très complexe », dit Yves Canarelli, du clos Canarelli, qui produit des vins purs et précis dans les régions de Figari et de Bonifacio. « Elle est française mais en même temps elle ne l’est pas. Nous sommes corses avant d’être français. Quand vous vivez sur une île, vous ne pensez pas comme sur le continent. »

 

« Nous possédons 40 variétés de cépages et tous les jours nous en découvrons de nouveaux”, se réjouit Christian Imbert, propriétaire du domaine de Torraccia [Lecci] depuis plus de cinquante ans. En 1972, il a fondé une association de vignerons corses dont la principale activité est de cultiver des cépages indigènes. »

 

Dans toute l’île, on ressent l’énergie et la passion de jeunes vignerons tels que Gérard Courrèges. Il y a Sébastien Poly, du domaine U Stiliccionu, qui pratique la viticulture biodynamique et cultive presque tout seul ses 7 hectares de vignes. Gérard Courrèges, lui, pratique la viticulture biologique, tout comme Marc Imbert, du domaine de Torraccia, qui a pris la succession de son père. « Nous essayons de travailler suivant les méthodes traditionnelles des paysans, comme avant la guerre »

 

Antoine Arena a lui aussi laissé la place à ses fils Antoine-Marie et Jean-Baptiste. « Mes fils ont apporté de la finesse aux vins, reconnaît-il. J’avais l’habitude de les faire trop lourds. » Il continue toutefois de défendre la culture corse à travers ses vins. « C’est parce que nous sommes corses que nous pouvons faire les choses différemment, dit-il. Nous sommes riches de nos différences. Il ne faut pas confondre unité avec uniformité. »

 

L’article ICI

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