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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 06:00
P’tite soif à Vinexpo comme Jean-Pierre Papin commandez-donc un CACOLAC né en 1954 dans le quartier de La Bastide à Bordeaux, vous me ferez plaisir !
P’tite soif à Vinexpo comme Jean-Pierre Papin commandez-donc un CACOLAC né en 1954 dans le quartier de La Bastide à Bordeaux, vous me ferez plaisir !

J’en ai fait des tas et pourtant j’irions point cette année à Vinexpo, non pas parce que notre Président va aller l’inaugurer, c’est une première, et que notre Hubert « est ravi d’avoir Julie Gayet, au même titre que François Baroin et Michèle Laroque. Julie Gayet, je l’ai rencontré il y a quelques mois quand elle est venue présenter son film « Quai d’Orsay » à Bordeaux. Cette invitation, c’est l’engagement de Saint-Emilion envers les acteurs français et étrangers. On est résolument tourné vers le cinéma. Donc je serai ravi d’accueillir Julie Gayet en qualité d’actrice de cinéma. »

 

Bref, Bernard Farge va pouvoir lui placer son couplet habituel comme quoi il devrait être « moins difficile » pour les autorités étatiques « d'assumer la défense du produit vin » que la vente d'armes, référence aux récentes ventes de Rafale : « le vin est peut-être dangereux mais il est moins dangereux que le Rafale ». 

 

Moi qui est fini ma carrière dans le lait en fréquentant beaucoup la belle ville de Bordeaux je souhaite simplement que sous les tentes de Vinexpo le badeau puisse se faire servir l’un des fleurons de Bordeaux : le Cacolac.

 

« … Rappelons-nous que Cacolac nous vient de la laiterie de la Benauge, créée en 1946 par la coopération de deux familles de laitiers vivant à la Bastide, un quartier de Bordeaux : les Lauseig et les Lanneluc. C’est en 1954 que le Cacolac est lancé. Il y a plus de soixante ans ! Je vois déjà le procès des modernes sans racines : ceux qui l’aiment sont des réacs incapables de comprendre la modernité, la souplesse du monde, l’apport de la mondialisation, la nécessité du virtuel… Les amateurs de Cacolac sont des perdants, des paysans égarés au XXIe siècle, des dépassés. Que non ! L’amateur de Cacolac est au contraire un esthète joyeusement moderne qui cherche le subtil équilibre entre histoire et mouvement. Jamais en vrac avec du Cacolac… »

 

C’est extrait d’un délicieux petit livre Éloge <Politique> du chocolat de Serge Guérin chez Lemieux éditeur www.lemieux-editeur.fr

P’tite soif à Vinexpo comme Jean-Pierre Papin commandez-donc un CACOLAC né en 1954 dans le quartier de La Bastide à Bordeaux, vous me ferez plaisir !

« Les amateurs de Cacolac forment une confrérie discrète qui se reconnaît sans un mot, sans un signe. Une connivence de minoritaires. Certes, aucun Cacolacophilile n’a subi d’autres persécutions que le mépris et la condescendance. Mais dans une société de la vitrine, du moi télévisé, il n’est jamais facile de vivre hors la norme. Le grand sociologue Georges Palante disait déjà, au début du XXe siècle, que dans une société, la souffrance première de l’individu réside dans la conscience qu’il a de ne pas répondre à la norme du groupe… »

 

Ça ne vous rappelle rien ?

 

Alors, sous les charmilles artificielles de Vinexpo, s’il vous vient une petite soif, pour faire faire un break à vos papilles saturées de tanins commandez donc un Cacolac bien frais car « Plus d’une fois, la conversation s’est amorcée avec des adeptes assis à une autre table, juste pour le plaisir de partager ce sentiment d’appartenir à la même confrérie des amateurs de Cacolac. Jolie entrée en matière qui s’appuie sur la découverte d’un point commun et le désir de partager un même plaisir. »

 

« a laissé son empreinte dans les années 1990 à la télévision. C'était la boisson favorite de la marionnette du footballeur Jean-Pierre Papin, dans Les Guignols de l'info. Une façon de garder le personnage caricatural en enfance »

 

La vidéo Corrompu ci-dessous colle bien à l’esprit Blatter FIFA

 

Que reste-t-il de Cacolac ? 2 novembre 2012 

 

Cacolac : soixante ans d'histoire bordelaise et chocolatée dimanche 7 juin 2015 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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Luc Charlier 10/06/2015 10:21

Je vous lis avec délectation (vous, car il y a les commentaires aussi). N'étant pas de naissance hexagonale (c'est aussi difficile qu'un siège, paraît-il), je n'ai jamais goûté de "Cacolac". Idem pour les Bonbec, Tagada, Carambar etc ... La France a le chic d'évoquer par le goût ses nostalgies d'enfant. Hélas, les madeleines ont pris avec le temps des noms de marque. Il n'y a que pour les armes que vous n'osez pas: on dit une Kalashnikov, mais un Rafale.Exception: le fusil ... d'assaut !

Kimmel 10/06/2015 07:20

Gamin, nous effectuions le long trajet Paris Royan sur la nationale, pour rejoindre le cube de Béton "Dommage de guerre" de ma grand mère. Le signe que nous approchions du but tant attendu était le Cacolac dégusté avec délices du côté de Saint Jean d'Angély... moment inoubliable que, plusieurs dizaines d'années après, je renouvelle dès que l'occasion s'en présente !

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