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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 06:00
À propos de la loi Evin « Pour naître on ne peut pas donner son avis, mais pour mourir au moins foutez-nous la paix. » Léon Schwartzenberg cancérologue

Oui, foutez-moi la paix vous les gardiens de notre Santé Publique, comme vous, comme nous tous, je vais mourir un jour et de grâce j’espère que ce jour-là vous ne m’agglomérez pas à vos grosses statistiques que vous agitez comme un épouvantail.

 

Oui, je n’en disconviens pas comme l’écrivait Jean-Yves Nau dans Slate en 2013 «L'alcool tue. Mais combien de personnes?»

 

« Il y a quelques jours, l’Ireb a pris une initiative peu commune dans une communauté scientifique traditionnellement ouatée: critiquer publiquement les résultats de deux groupes d’épidémiologistes; deux équipes réputées travaillant l’une et l’autre pour l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) (2). Il est vrai que ces deux publications ne pouvaient manquer d’étonner. L’une concluait qu’en 2006 le nombre des décès prématurés directement imputables à l’alcool avait en France été de 20.255. La seconde concluait que ce nombre avait été, en 2009, d’environ 49.000. Soit une augmentation de plus de 100% en trois ans! »

 

La mort c’est mon affaire, pas la vôtre et j’exècre aussi bien celles et ceux qui se disent préoccupés par ma santé en attendant que je sois malade ou dépendant que ceux qui me dise que boire je ne sais combien de verres pour devenir vieux.

 

Vieux je le suis, et j’ai toujours un large sourire lorsque je lis ou j’entends celles et ceux qui en font un argument pour me discréditer.

 

L’alcoolisme est un fléau trop ravageur pour le laisser entre les seules mains des alcoologues qui, comme toutes les corporations de ce pays, confondent le doigt avec la lune tel celui-ci qui écrit « Peu importe donc que notre micro-santé vacille en cas d'abus: des centaines de milliers de morts prématurées depuis vingt ans. Une paille... une flûte... Car l'important, aujourd’hui, est de sauver, non pas la santé de nos compatriotes, mais notre œnotourisme! »

 

Que le vin, comme toute boisson alcoolisée, fabrique aussi des alcooliques, des violents, des dangereux je suis le premier à le reconnaître mais cette bataille autour de la publicité via la loi Evin est à l’image de notre société : hypocrite.

 

Les prohibitionnistes masqués me font tout aussi chier que certains dirigeants du vin qui n’ont qu’une vision bien étroite et sélective de notre santé. Celle-ci commence dans la vigne pas seulement dans nos verres.

 

En ce moment, tout le monde tresse des couronnes de laurier sur la tête de Michel Rocard la loi Evin fut voté alors qu’il était Premier Ministre sous la pression Claude GOT membre du Groupe des Cinq sages. Elle avait le soutien d’une large majorité de l’opinion publique : nous étions à la fin des années 80 soit à la fin du lent déclin du gros rouge des classes populaires.

 

Non la loi Evin n’a pas été écrite par Jérôme Cahuzac comme l’écrit un bedeau de service qui se prend pour un journaliste depuis que son nom est dans l’OURS d’un magazine papier glacé pour salle d’attente de dentiste mais par Claude GOT membre du Groupe des Cinq sages.

 

Claude GOT était clair « Vis-à-vis du monde politique, le groupe des 5 n'a pas été constitué au hasard explique l'un d'entre eux. Deux d'entre nous sont proches du PS, un autre est centriste, un autre encore proche du RPR. Le dernier n'a pas d'affiliation politique déclarée. Et de préciser sans faux-fuyant :

 

« Lors des nombreux meetings avec des hommes politiques, nous étions toujours deux. L'un politiquement proche de nos interlocuteurs, l'autre opposé. Ce procédé a été très efficace. »

 

Cahuzac n’était que le grouillot de service espérant par ce fait obtenir un poste de chef de service à l’AP de Paris. Il ne faisait pas encore dans le capillaire mais le cœur.

 

Détail d’importance j’étais en face des profs pas de trace de Cahuzac.

 

Quand on ne sait pas écrire on ne réécrit pas l’Histoire pour faire de l’esbroufe.

 

Lire l’histoire ICI 

 

Bloc contre bloc, les Rafales contre les morts, ça suffit !

 

Que chacun prenne toutes ses responsabilités, les parties prenantes et les gouvernants, pour passer un bon compromis qui mette fin aux hostilités à la manière des Accords Matignon sur la Nouvelle-Calédonie. Jean-Marie Tjibaou l’indépendantiste et le député anti-indépendantiste Jacques Lafleur, hommes de bonne volonté.

 

Le débat actuel à propos de l’amendement César sur la loi Evin ne pose pas les bases de ce nécessaire compromis car il n’est que l’expression à l’instant T d’une vieille partie de bras de fer gagnée par l’une des parties qui n’apportera pas la paix.

 

Les pouvoirs publics se réfèrent à un maintien de l’équilibre qu’aurait institué la loi Evin. Ce n’est que pure illusion dans un paysage médiatique qui a radicalement changé depuis les années 80. Où se trouve la frontière entre la publicité et la communication sur les réseaux sociaux ? Que vaut l’illusoire ligne Maginot de la loi Evin dans un monde décloisonné et mondialisé ?

 

Nous nous accrochons à nos vieilles lunes, à nos combats insignifiants, à notre incapacité à innover, à adopter un langage, des pratiques en prise avec le réel, nous nous faisons plaisir : traduction nous brossons les gens dans le sens du poil pour que surtout rien ne change.

 

Pour en finir avec la mort qui nous guette, j’ai une pensée pour mes amis d’enfance les Remaud qui ont vu partir la semaine passée leur mère Madeleine la grande amie de maman ; aussi pour la famille Delorme car Christophe Delorme, qui dirigeait avec son frère le Domaine de La Mordorée, à Lirac, nous a quitté brutalement à 52 ans, des suites d’une crise cardiaque.

 

Et j'ai aussi une pensée pour mon jeune filleul Téo, qui lutte contre elle.

 

Mourir vieux, dans la fleur de l’âge ou beaucoup trop jeune, avec ou sans raison apparente, déclarée, authentifiée, c’est notre lot commun, mais comme Michel Eyquem de Montaigne « Ce n’est pas la mort mais le mourir qui m’inquiète. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

quato 16/06/2015 18:53

délirium tremens docteur ?, il a bu quoi ?
bon pour le divan de FOGIEL

OLIVIER MARC 16/06/2015 17:54

En réponse à :
Buvons messieurs les députés
http://www.slate.fr/story/102953/buvons-alcool-deputes-evin-tribune

Tuons , messieurs les marchands d’armes

Marc Olivier, journaliste honoraire revient sur les cocoricos

non controversés des ventes passées de dizaines de « Rafale ».


Il faut être Français pour ne pas voir le Rafale comme une arme de destruction, pour vouloir
en faire la promotion. Français, victimes que nous sommes de notre culture de la guerre. Depuis des siècles
nous la cultivons, nous l'apprivoisons, nous la civilisons...
Il y a 100 ans nous avons dit que c'était la « der des der », il y a 70ans nous avons dit "plus jamais ça" il y a 50 ans nous avons arrêté de coloniser. Nous ne voulions plus de guerre sale.
Mais quand il faut choisir entre Guerre et Paix, la décision française
redevient cornélienne. La guerre est «notre» drogue et le Rafale «notre drogue made in France».
C’est ainsi que nos gouvernants ont récemment réussi à fourguer des engins de mort «contre l'avis des
français", et les nombreux engagements sur des terrains de bataille des soldats français
pour prouver l'efficacité de nos armes viendront miner l'équilibre des finances nationales
qui ne couperont pas au vote d’un budget supplémentaire en fin d'année....
Centaines de milliers de morts -dans le monde entier- grâce au génie français.
J'arrête là ma comparaison ....

Chers citoyens, il est temps d'arrêter là notre tour du monde de la Guerre. Merci d'avance aux
pétro dollars. Obéissons à nos chers Hollande, Dassault et autres vendeurs d'armes : tuons, tuons, tuons !


Marc Olivier

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