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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, « S’il faut venir coller des enveloppes, je viendrai ! » Chirac à propos de la candidature Juppé aux primaires…

Ma voix s’était doucement éteinte dans les profondeurs de la nuit de samedi à dimanche. Les yoyos de la météo joint à ma pratique du vélo avaient eu raison de mes cordes vocales. Mon allergie à la chimie de la pharmacopée moderne m’amenait à m’en tenir à une thérapie minimaliste : inhalations d’eucalyptus et grog intense, dans une claustration totale. Ensuqué, entre mes grogs carabinés : miel + gingembre + citron + cannelle + rhum blanc je me gavais de westerns et de films d’Hitchcock. Patience, patience donc, sauf qu’elle me manquait, elle me manquait beaucoup. « Prends bien soin de toi » m’avait-elle écrit sur le clavier de son petit téléphone obsolète, coquetterie de grande fille qui me plaît tant. Je rongeais mon frein, ne foutais rien, par bonheur le ciel était exécrable. C’était tout moi : plus j’ai du temps plus je le perds.

 

Pour ne pas me concentrer uniquement sur les lents progrès de ma gorge en difficulté de déglutition je grappillais des informations sur le fil de la Toile. La pétulante Roselyne d’abord qui taillait dans son dernier bouquin un costard au Raïs de Républicains qui après un déplacement aux Etats-Unis en septembre 2006, alors qu’il n’était que ministre de l’Intérieur, était revenu «enthousiasmé». «Alors que nous étions quelques-uns à discuter dans son bureau à l'UMP, lui était tout excité», écrit Roselyne Bachelot et il leur déclarait «Les amis, j'ai rencontré Barack Obama, le maire de Chicago [ce qui est faux]. Ce type est le prochain président des Etats-Unis… Bon, vous vous mettez en chasse. Il me faut un Noir, ou mieux, une Noire !».

 

Gaffeuse, interrogée sur les rumeurs concernant l’audition défaillante du président de la République, Jacques Chirac, elle avait avoué à demi-mot que le chef de l'Etat était équipé d'un sonotone. «Toute la presse bruissait de la rumeur : le Président, qui devenait dur de l'oreille, était appareillé, se souvient-elle. Quelle affaire. Entre démentis grotesques et demis aveux, l'Elysée a atteint le sommet du ridicule. Je n'ai pas réalisé, sur l'instant, que je mettais à mal une stratégie savamment échafaudée par l'entourage du Président afin de rendre possible un troisième mandat».

 

Jacques Chirac le plus sympathique des anciens présidents de la République de la Ve République selon un sondage IFOP pour Paris Match avec 33% loin devant François Mitterrand 21 % et De Gaulle 17%. Georges Pompidou, son mentor, et Valéry Giscard d’Estaing, son rival, ne recueillent que 8 %. Loin derrière, Nicolas Sarkozy 7% et François Hollande 5% n’ont pas les faveurs des Français.

 

Sympa le pépère Chirac mais un brin rancunier, il n’a toujours pas digéré la trahison au profit de Balladur de l’Iznogoud de Neuilly. Alors, avec l’irruption de son poulain Juppé dans la primaire de l’UMP, il tient une nouvelle revanche. « J'ai toujours su qu’Alain Juppé serait au rendez-vous de son destin et de celui de la France. Peu de choses pouvaient me faire plus plaisir, pour moi-même, pour lui et surtout pour notre pays (...) Si j'en avais l'énergie, j'aurais déjà réservé ma place, même une petite, à son QG. » Alain Juppé peut compter sur le soutien indéfectible de Jacques Chirac qui, c’est évident, aimerait encore en découdre avec le petit Nicolas, par l’intermédiaire de son ami et ex-Premier ministre « le meilleur d’entre nous ». Le vieux se réjouit à l’idée de participer, d’aussi près que possible, à ce remake de la bagarre qu’il avait remportée voici exactement 20 ans. « J’espère qu’il ira jusqu’au bout », a-t-il ajouté, comme s’il n’était pas entièrement convaincu par la volonté de son ancien Premier ministre et par son insatiable appétit de conquérir le pouvoir suprême.

 

Les 10 dangers qui menacent Alain Juppé 

 

« Par contraste avec cette équipe en préparation, Alain Juppé risque d'apparaître comme un homme seul, et ce, quand bien même il a nécessairement toute une équipe à ses côtés. Les attaques de Nicolas Sarkozy et de son entourage ont d'ailleurs déjà commencé : « pas de troupes », « homme seul »...

 

« Si un candidat à la primaire allait jusqu'à payer des hackers professionnels sur le marché noir cybercriminel, basé surtout en Europe orientale et en Chine, il serait en mesure de truquer les résultats du vote sans se faire prendre. »

 

« Le clivage « droite décomplexée » / « droite molle » n'est qu'une construction rhétorique. Se laisser enfermer dans cette dialectique, c'est concéder à l'adversaire qu'il incarne plus radicalement votre famille politique. Bref, c'est perdre d'avance. »

 

« Dès que votre adversaire a dépassé les 65 ans, une méthode de très basse campagne consiste à l'attaquer sur son âge. »

 

« Sarkozy parle comme le FN, mais agit comme Juppé »

 

Qui est dans la posture du favori ?

 

Bruno Jeudy : Nicolas Sarkozy a pris le maillot jaune. Il a refait son retard méthodiquement. Mais rien n’est joué. Car il ne s’est pas encore réconcilié avec les Français. Son refus de faire son propre inventaire, d’adopter une posture d’humilité : tout ça  peut lui coûter cher au moment crucial. Son calcul est simple : il blinde son cœur de cible dans la perspective de  la primaire. Il évite de s’en prendre de front publiquement à ses rivaux en appliquant la technique de l’édredon. La primaire est le combat le plus compliqué pour lui. Après, il estime que face au FN au second tour,  la présidentielle  ne sera qu’une formalité.

Alain Juppé se pose en rassembleur : il ne veut  pas cliver, mais s’imposer comme la figure de recours et de sagesse dans un pays troublé, traumatisé de s’être choisi un Président qui n’avait aucune expérience.

Inversement, on connaît également ses faiblesses : un caractère loin d’être apaisé, et une rigidité. Par ailleurs, des doutes sur sa capacité à faire une campagne de cette envergure peuvent poindre. Durant sa traversée du désert, Alain Juppé est devenu plus solitaire : saura-il demain agglomérer des soutiens, faire travailler les gens ensemble, accepter une forme de collégialité ?

 

Nous savons ce qui nous reste à faire dans le cadre de notre opération Chartrons !

 

Un petit tour à gauche « Un de de plus. Après Onfray, Finkielkraut et bien d’autres, c’est Emmanuel Todd qui "défie la gauche" au pouvoir. Et à la une de l’Obs qui plus est. Un livre, "Qui est Charlie ?". Un entretien choc, "Le 11 janvier est une imposture". Et un double constat : Todd a fait le deuil de sa théorie du "Hollandisme révolutionnaire", et l’Obs, à travers sa une et les questions posées au démographe, n’est pas loin de lui emboiter le pas. »

 

Emmanuel Todd en guerre contre la gauche Hollande : le syndrome Onfray ? 

 

Il est deux façons de lire l’entretien de Todd dans l’Obs. La première à la lumière de ses propos sur les leçons à tirer des événements de janvier. La seconde pour ce que le démographe révèle de la cause profonde du divorce entre les intellectuels de gauche et la gauche au pouvoir.

 

En cela, la situation diffère de 1983, quand une première fois confrontés à l’exercice du pouvoir par la gauche socialiste, les intellectuels de gauche avaient choisi le silence plutôt que l’entrée en guérilla politique ouverte. Le porte-parole du gouvernement Mauroy de l’époque, Max Gallo, avait même lancé un appel au secours aux intellectuels dans le Monde : "Le succès de la gauche - mais au-delà le destin de la France - dépendra, pour une grande part, du mouvement des idées qui, librement, animera les esprits". L’appel était resté lettre morte. Les intellectuels étaient demeurés silencieux ; mais sans entrer en guerre.

 

C’est que la gauche Mitterrand n’avait pas abdiqué, quoi qu’en juge Todd, son aspiration à transformer la société par le haut. Elle ne masquait pas son renoncement derrière un discours emplis de "bons sentiments". Elle demeurait officiellement volontariste. Elle parlait encore le "Front de classes". D’où le silence des intellectuels plutôt que leur révolte.

En 2015, la colère des intellectuels est proportionnelle au décalage entre les paroles et les actes de la gauche au pouvoir. Dans le fond, Todd, Onfray, Finkielkraut et les autres, au-delà de leur différences, disent tous la même chose : "Ce n’est pas nous qui quittons la gauche, c’est la gauche qui nous quitte".

CHAP.15 opération Chartrons, « S’il faut venir coller des enveloppes, je viendrai ! » Chirac à propos de la candidature Juppé aux primaires…

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

Aredius 03/05/2015 10:38

Sur le vote électronique :
http://lefenetrou.blogspot.fr/2007/01/des-insectes-dans-les-urnes.html
http://lefenetrou.blogspot.fr/2007/03/vote-lectronique-suite.html

et une procédure pour choisir son président :
http://lefenetrou.blogspot.fr/2007/04/une-nouvelle-thorie-pour-choisir-le.html

Prions pour notre futur président qui va se sacrifier, sacrifier son épouse pour la Ré Publique !
http://blogs.mediapart.fr/blog/robert-chaudenson/180813/reforme-des-retraites-et-les-anciens-presidents-de-la-republique

Quel pays fait mieux ?

Et il n'y a pas que les Présidents qui pratiquent les plaçous. Les ex-ministres sont aussi très bons.

Et dire que le placier d'Excideuil (une femme) se fait appeler "grippe-sous !
http://www.dailymotion.com/video/x2m2tq3_marche-d-excideuil-en-dordogne-24_tv

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