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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, d'une certaine manière, et toutes proportions gardées, le FN remplit le vide qu'avait laissé le PC…

Oui, tel Sean Penn à propos de sa nouvelle compagne Charlize Théron, je «me surprends à aimer», à l’aimer, à l’aimer chaque jour beaucoup plus. C’est une forme de douce sidération, de bonheur intense lorsque ce vendredi elle s’assied face à moi. Tout en elle me transporte, face à une telle jeunesse rayonnante j’en perds mes mots ou plus exactement je les réfrène. Belle pour moi, je n’ose y croire mais elle est là c’est pour moi l’essentiel. «Oui, je suis surpris d'être amoureux. Pour de nombreuses raisons. À plus de 53 ans, on commence à comprendre pourquoi on n'a pas été heureux dans aucune relation. Il pourrait être trop tard. Mais tomber sur quelqu'un à qui on tient est un sentiment beaucoup plus passionné, profond, réel et heureux.» Et la belle Charlize de rebondir en avouant être bien dans son âge aujourd’hui : « nous pouvons célébrer chaque âge, et c’est mon conseil aux jeunes filles qui s’inquiètent à l’idée de vieillir: il ne faut pas faire de dépres­sion nerveuse pour ça ni forcer sur le Chardonnay, car vieillir n’est pas une mauvaise chose. » Gonflé à bloc, si je me laissais aller je lui demanderais de m’épouser. Que du bonheur, je suis un profiteur heureux et j’aime ça.

 

Ce faisant je m’éloigne chaque jour un peu plus, prends de plus en plus de distance avec ma mission officielle, je supporte de moins en moins les postures, l’absence de mémoire des politiques et la montée de la bêtise des bouffeurs de téloche. Le dernier épisode en date, qui m’a mis hors de moi, c’est la demande d’excuses du petit Laurent du PCF à un François Hollande qui, certes pour raccommoder une gauche en miettes, une gauche qui depuis fort longtemps n’a guère eu de choses en commun, aurait mieux fait de se taire lorsqu’il a dénoncé « la mystification » de Marine Le Pen, qui « s'exprime comme un tract du Parti communiste des années 70 ». Les maîtres de la Place du Colonel Fabien nous ont-ils fait des excuses en place publique pour tous leurs errements passés, jamais assumés, faut-il passer par pertes&profits le printemps de Prague, les datchas dans les pays du socialisme réel, les mensonges de Georges Marchais, la pire bureaucratie qui étouffe tout ? Les pires sont les renégats du PC qui, tels des alcooliques repentis, montent au créneau pour nous donner des leçons. Vos gueules les Martelli et consorts qui braillent à l’« infamie » de Hollande. Rappelons que l’historien Roger Martelli, ancien dirigeant du parti, n’en a quitté les instances qu’en 2008. Bien sûr c’est braves gens ne sont pour rien dans la montée du Front National sur leurs anciennes terres, à d’autres cet éternel « ce n’est pas de notre faute ! » 

 

Martelli nous chante son antienne « La comparaison FN-PC est classique mais infondée. Le FN chasse sur des terres populaires et ouvrières, il essaye de s’implanter sur des territoires marqués par la désindustrialisation, qui étaient en effet des territoires avec un fort électorat communiste. Mais ce n’est pas pour autant qu’il y a un transfert des voix de l’un à l’autre. Ce n’est pas parce que l’on se trouve sur les mêmes territoires que l’on retrouve les mêmes électeurs des années après. Il faut se poser les vraies questions. Pourquoi y a-t-il de l’abstention ? Pourquoi y a-t-il un vote FN si important ? Les responsables sont à trouver du côté des partis de gouvernement, à commencer par le PS. Ils ne peuvent pas botter en touche. » J’adore la référence aux partis de gouvernement qui, bien sûr, portent une large part de la responsabilité, mais nos vieilles barbes du PC ont-ils un seul jour pensé et voulu gouverner ? « Nous autres, communistes, nous avons une position claire, nous n'avons jamais changé, nous ne changerons jamais: nous sommes pour le changement ! »-- Georges Marchais

 

La réponse on la trouve dans le « François Hollande fait ses adieux à la gauche » de Clémentine Autain, la passionaria de la vraie gauche. « Ce n’est pas un dérapage mais le symbole d’une stratégie politique. La comparaison de François Hollande entre le Parti communiste français (PCF) d’hier et le Front national (FN) d’aujourd’hui signe ses adieux à la gauche. En assimilant un tract communiste des années 1970 à la propagande d’extrême droite de notre époque, le président de la République joue du désordre idéologique actuel pour mieux asseoir son projet démocrate à l’américaine. Et tirer un trait sur les catégories populaires.

 

Je n’ai jamais été membre du PCF, mais je sais que cette attaque vise en réalité tous les tenants d’une gauche de transformation sociale, ici traités comme des paillassons. François Hollande n’ignore pas l’antagonisme des filiations politiques : d’un côté, celles et ceux qui ont résisté à l’Occupation et combattu le fascisme ; de l’autre, celles et ceux qui ont collaboré avec le régime de Vichy et soutenu Franco en Espagne. »

 

La vieille rengaine des révolutionnaires de salon, sus aux social-traîtres, j’adore l’envolée de Clémentine « La tâche centrale d’une gauche digne de ce nom, c’est de renouer avec la fierté populaire. C’est de travailler à la stratégie de transformation sociale et écologique du XXIe siècle. C’est de trouver la façon de faire vivre l’égalité, la justice sociale, la vie bonne dans des termes contemporains. En brouillant les grandes références historiques pour substituer à la partition gauche/droite une opposition démocrates/républicains, François Hollande a déserté ce terrain. Nous ferons sans lui.» 

 

Oui, sans les électeurs aussi ça ne fait aucun doute. La vieille tactique du si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous, chère aux communistes alignés sur Moscou et à une extrême-gauche coupée du peuple, fait fi de la réalité du fameux peuple dont ils se réclament. Ce peuple les a déserté et comme l’écrit un blogueur :

 

« D'une certaine manière, et toutes proportions gardées, le FN remplit le vide qu'avait laissé le PC: il offre un outil de lecture du monde et l'espoir de lendemains qui chanteront. Illusions, populisme et démagogie ? Qu'importe, face au désarroi de ces électeurs qui ne trouvent qu'à l'extrême droite l'espoir que ni la gauche, ni le centre, ni la droite n'incarnent plus. C'est à cela qu'il faut répondre, vite ! En se souvenant que le PSF (le Parti social français du colonel De La Rocque) et le PPF (le Parti populaire français de Doriot), comptaient à la fin des années 1930 deux fois plus d'adhérents que PS et UMP réunis n'en comptent aujourd'hui.… » 

 

Le déclin du PCF a débuté dans l’après 68, allez donc savoir pourquoi, et ses héritiers post-chute du mur feraient bien de se demander pourquoi ils se revendiquent encore de l’appellation communiste ? L’alternance dans les démocraties bourgeoises est antinomique à la prise du pouvoir par le peuple, quand celui-ci l’a pris, il le garde mais le problème pour lui c’est que les gardiens du soi-disant pouvoir populaire l’ont toujours dévoyé et en définitive ont berné le peuple au profit d’une nomenklatura cousine-germaine des pires capitalistes…

 

Le 16 janvier 1969 : immolation de Jan Palach, étudiant à la Faculté des lettres de l'Université Charles, pour protester contre la normalisation, il mourra trois jours plus tard à vingt-et-un ans. Pendant ce temps, en France, Waldeck Rochet est tombé malade, victime collatérale du printemps de Prague et Georges Marchais se prépare à devenir secrétaire général adjoint du P.C.F.

 

Seul, Jean Ferrat saura, une fois de plus, trouver les mots que tous les militants attendaient, il chantera dans « Camarade » :

 

« Que venez-vous faire camarades,

Que venez-vous faire ici? »

 

Ce pays, le nôtre, ne pourra faire l’économie, sur sa gauche, d’une profonde remise en cause de ses vieilles querelles éculées et je vais de ce pas acheter le livre posthume de Bernard Maris « Et si on aimait la France »

 

Avant de quitter mon écran je rédige pour un journaliste un topo sur la fiche «s» dont Sid Ahmed Ghlam faisait l’objet ?

 

« Cette fiche «S», pour «sûreté de l’Etat», est l’une des 21 sous-catégories du plus ancien fichier de police : le Fichier des personnes recherchées (FPR) crée en 1969. Il comporterait actuellement 400 000 noms, allant du grand banditisme aux évadés de prison. La fiche «S», elle, est réservée aux individus menaçant potentiellement la sécurité nationale. Une notion juridique relativement floue, permettant aux services de renseignements de ratisser très large. Y figurent bien entendu les aspirants terroristes, mais aussi tout une flopée de militants antinucléaires, d’activistes politiques (anti-G20, zadistes), de hooligans et de membres de groupuscules d’extrême droite. Selon le journal Sud-Ouest, qui a accédé à un chiffre convoité, 5 000 personnes étaient répertoriées dans le fichier «S» en 2012. «C’est une donnée intéressante car, en matière d’antiterrorisme, rien ne circule au nom du secret défense», explique l’universitaire Pierre Piazza.

 

La fiche «S» comporte seize échelons de dangerosité. Sid Ahmed Ghlam était au niveau 13. Mohammed Merah, le tueur de Toulouse, était, lui, au niveau 5, car jugé encore plus dangereux. Un échelon qui implique de signaler les passages à la frontière de l’individu, mais pas de fouiller ses bagages, ni de le surveiller sur le territoire français. «Il ne faut pas perdre de vue que la fiche "S" est un dispositif de signalement. Il n’oblige ni écoute administrative, ni arrestation automatique», rappelle François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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patrick axelroud 26/04/2015 09:06

Sans aller jusqu'à l'inconditionnalité d'un BADIOU, le communisme,n'est de loin pas, ce que les " démocraties" ont voulu nous faire croire.Il a été et se trouve encore, pour avoir été associé à ce que les soviets et autres maoïstes qui l'on complètement dénaturé en ont fait , au ban de toute pensée politique.
Il est dommage que les communistes aient abandonné le communisme s'étonnait l'autre quelque peu naïvement,mais non sans raison. Au capitalisme d'état qui était le mode de fonctionner dans une partie du monde on n'est passé au capitalisme privé generalisé. Il est regrettable que personne ne souligne le même discours idéologique de l'un est l'autre de ces "modèles" économiques. L'un et l'autre expliquant leurs échec et autres dysfonctionnements par des, " il n'y a pas assez de communisme (ou au choix) de libéralisme " Quand (l'un ou l'autre )sera universel les lendemains qui chantent seront des aujourd'hui . Je ne résiste pas à évoquer cette plaisanterie pourtant éculée affirmant que le capitalisme lserait 'exploitation de l'homme par l'homme et le communisme exactement le contraire.BERNANOS, plus sérieusement se montrait une fois de plus visionnaire quand il disait : " Le communisme disparaîtrait demain, comme a disparu l'hitlérisme, que le monde moderne n'en poursuivrait pas moins son évolution vers ce régime de dirigisme universel auquel semble aspirer les démocraties elles-mêmes. ( cf. : Dicocitations ) La cigale fut bien dépourvue quand la bise fut venue nous dit LA FONTAINE qu'aurait il dit en voyant le capitalisme triomphant chanter son apparente victoire. La fête fut de courte durée mais la gueule de bois généralisée perdure.
Dans un autre ordre d'idée mais dans le droit fil du chapitre de ce jour, encore un adage : "Ah si jeunesse savait, ah si vieillesse pouvait !" Je peux dire à tous ceux qui se plaignent de vieillir ou qui le redoutent tombant ainsi dans les pièges mercantiles de l'idéologie dominante du " jeunisme " qu' il existe des ainés, seniors ( hihihi) heureux justement parce qu'ils ont toujours, pleinement vécu leur âge car chaque âge a ses plaisirs et qu'il est plus utile de les rechercher et d'en jouir que de se lamenter. Cf. le beau commentaire de Jean CLAVEL le 19/4
Enfin, pour souligner l'amour de la France de Bernard MARIS que le Taulier partage certainement, la mouche du coche ne résiste pas à placer une dernière citations : d'Emile CIORAN cette fois ( un de ces bizarres qui a adopté la France ) "La France un pays d'amateurs ; et, côté positif de son dilettantisme, le seul endroit au monde où la nuance compte encore." C'est cette notion pleine de légèreté, de grâce, d'élégance sans oublier le panache ( Cyrano de Bergerac) qui excède tout ceux paralysé par leur esprit de sérieux tout occupé à prendre un pouvoir factice et/ou devenir les plus riches du cimetière qu'ils ne nous pardonnent pas .

Aredius 26/04/2015 08:54

« Nous autres, communistes, nous avons une position claire, nous n'avons jamais changé, nous ne changerons jamais: nous sommes pour le changement ! »

Quel bel exemple d'énoncé d'invariant. Un beau sujet de bac ! un autre invariant "conceptuel" de notre société !

http://lefenetrou.blogspot.fr/2015/04/quel-historien-sinterrogera-un-jour-sur.html

Je n'ai pas encore lu le livre...mais des extraits, ici :

http://lefenetrou.blogspot.fr/2015/04/et-si-on-aimait-la-france-le-livre.html

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