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 Vin&Cie,    

 

l'espace de liberté

   

 

Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..." Bon appétit ! Diffusez le message autour de vous. 

 

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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.

Pour les amoureux du bien vivre à la française l'adhésion à l'Amicale des Bons Vivants s'impose afin d'affirmer notre engagement et notre détermination face aux provocations des prohibitionnistes. 

 

C'est simple comme un clic via : commentaire ou contact ou berthomeau@gmail.com

 

J'ai ressorti une vieille photo de mon jeune collaborateur dans les vignes du seigneur pour implorer la clémence du dieu soleil... 

 

 

 

 

 

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Samedi 23 mars 2013 6 23 /03 /Mars /2013 00:09

Aujourd’hui faut que je fasse vite car j’ai du lait sur le feu.

Ma chronique je souhaitais la titrer « Si ÉVA m’était COMTÉ : elle raffole de MARCEL PETITE et des Tronches de Vin » mais je me suis dit ils vont comprendre queue de chique.

Et pourtant !

Besançon est la capitale de la FRANCHE-COMTÉ et samedi dernier ÉVA et ses 4 compères y officiait, au lieu-dit les Gourmands Lisent les Tronches de Vin ont fait un tabac : la preuve...

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Puisque vous voulez tout savoir et rien payer sachez que cette nuit-là :

1-               Beaucoup de quilles sont tombées au champ d’honneur.  

2-             Les hommes furent vernis.487686_10151532116784873_1563016138_n.jpg

3-             La femme du boulanger fut honorée.061

4-             La maison de verre fut envahie pour une courte nuit.

Si vous n’avez rien compris : tant pis !

Ce qui compte c’est le COMTÉ qu’ÉVA a acheté dimanche au marché. Du Marcel Petite bien entendu : la preuve en image.

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Le mystère du titre alambiqué étant levé le taulier, qui fut sobre comme un chameau déjanté au cours de cette mémorable soirée, en profite pour éduquer les petites louves et les petits loups des villes sur « les cultivateurs intelligents des environs de Genève et des montagnes du Doubs et du Jura qui se sont réunis en associations »

S’ils se sont réunis c’est que petits éleveurs ne possédant que 2 ou 3 vaches, ils ne pouvaient assurer à eux seuls la fabrication de fromage de Garde.

Les Fruitières, au sens originel du mot fruit, du latin fructus, fruit, « revenu, production » En 1846 elles sont décrites ainsi par l’Encyclopédie Moderne.

« Chaque associé apporte soir et matin son lait à la laiterie commune. Le fruitier le mesure et tient note de la livraison sur un bâton fendu en deux, dont une moitié reste à la fruitière et l’autre emportée par l’associé. À la fin du mesurage de la seconde traite, le fruitier additionne les livraisons de chaque associé. Celui qui a livré le plus de lait a le produit en fromage de la fabrication de ces deux traites. On additionne toutes les livraisons, on soustrait de cette somme le lait de celui qui a eu le produit, et il doit le reste  à la société. Chaque jour le lait qu’il apporte est reçu en déduction de sa dette, et lorsqu’il a payé cette dette, il redevient créancier de la société »

Et elles fonctionnaient ainsi :

« Pour 50 vaches, il y a un maître fruitier, un aide, un premier gamin et un deuxième gamin. Le maître fruitier trait les vaches, fait le fromage, l’emmagasine et le soigne. L’aide trait les vaches, coupe le bois dans la forêt, fait le service et surveille les gamins ? Le premier gamin trait les vaches et les garde ; le deuxième gamin porte le lait dans la chaudière, le passe et fait exactement le service d’un chien de berger. Le maître fruitier reçoit environ 80 francs pour les quatre mois que les vaches passent à la montagne ; il est nourri ainsi que l’aide et les deux gamins. L’aide reçoit 50 francs ; le premier gamin 15, le second 12. La traite à lieu à quatre heures du matin et à quatre heures du soir. Chaque traite dure une heure ; environ quatre minutes par bête. Les vaches donnent en moyenne 8 à 9 litres chaque jour pendant quatre mois ; on leur donne du sel au moment de la traite. Une fruitière produit par jour deux fromages de 15 à 20 kg chacune. »

Enfin, pour ceux qui raillent le terroir qu’ils sachent que toujours selon l’Encyclopédie Moderne « le climat, la nature de pâturages ont une influence incontestable sur la qualité du fromage, et ce qui le prouve, c’est qu’ils varient de qualité dans des lieux de fabrication différents, lors même que la fabrication a été entièrement semblable. »

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 13:00

Avant de faire de la promotion en prime-time à la télé pour Tronches de vin, le guide des vins qu'ont d'la gueule j’ai pensé qu’au moment du Salon du Livre 2013 où nos jeunes et beaux auteurs, Eva, Antonin, Guillaume, seront présents : au Square culinaire sur le stand X 81, Pavillon 1, Parc des Expositions, Porte de Versailles.  (Voir Horaires à la fin de la chronique) je propose pour booster les ventes que :


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1-               Guillaume Nicolas-Brion se tape une dégustation-dédicace avec quelques potes vignerons des vins nus à la Cave de la Grande Epicerie du Bon Marché (succès assuré) ;


2-          Eva qui dit « J'aime bien Mouton-Cadet mais je préfère le vin » se coltine sa « promotion » chez Nicolas pour 12 Tronches de vin, le guide des vins qu'ont d'la gueule achetés un bouteille de Mouton-Cadet offert par Philippine de R (dur, dur mais jouable);


3-             Antonin s’offre une séance de dégustation -dédicace au Clos de Vougeot avec son ami  Patrick Essa (pas simple mais jouissif) ;


4-             Olif se colle à un débat-dégustation au Laurent de vins sans passeport avec son pote Nicolas de Rouyn, dédicace à la fin pour les VIP (un grand moment) ;


5-             Philippe Rapiteau, qu’est un peu vendéen sur les bords, fait déguster des vins nus au Cercle Vendéen dont le président est mon ami Jean-Paul Lubot de Marie-Claire. On pourra demander à la rédaction de la RVF de passer.(on peut faire ça au Lapin Blanc ça plaira à JLP qui adore s’encanailler).


Voilà je sais c’est dur mais c’est la dure loi du marché mes amis : quand faut y aller faut y aller. Pour l’heure vous pouvez vous rendre au Salon du Livre Square culinaire sur le stand X 81, Pavillon 1, Parc des Expositions, Porte de Versailles.


- Vendredi 22 : De 18h à 19h Table ronde


- Samedi 23 : De 14 à 15h Conférence : Tronches de vin, faire du vin autrement. Présentation du guide, des vins naturels. Suivi d'une séance de dédicace

- Dimanche 24 : De 11h à 13h Dédicace au stand de l'épure


De 14h à 15h Table ronde : Que boire avec ? Les accords mets et vins. Autres intervenants Laure Gasparotto (De Monza). Suivi d'une dédicace.


De 18h à 19h Conférence : Déguster des vins différents.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 00:09

Tous les vignerons allergiques aux cahiers des charges de nos belles ODG, virés par elles, adeptes de la créativité, du cépage ancestral  ou blacklisté se sont rués sur la nouvelle catégorie : VIN de France. Leurs quilles s’épanouissent sur les étals des cavistes comme les cent fleurs du père Mao ornées d’étiquettes fluo et baptisées de noms plus ou moins trash ou rigolos. Y’ au petit côté course à l’échalote dans la provoc mais d’un, ça ne mange pas de pain et de deux, sous les pavés y’a souvent des vins qui valent le détour. Pour les auteurs de Cap 2010 ces vins libres, nus ou peu vêtus, sont la parfaite illustration de ce qu’ils avaient baptisé « espace de liberté » 


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Comme vous vous en doutez votre Taulier ça lui plaît sauf que, comme toujours dans ce type d’espace y’a des petits malins qui viennent déposer ce que vous savez et que ne veux pas qualifier pour ne pas me laisser emporter dans un torrent de grossièreté. Je m’explique.

Avant-hier au soir je sors acheter mes oranges maltaises chez mon petit épicier tunisien en face de chez moi. Il a un rayon vin très conséquent. Il s’approvisionne chez Métro. En passant je jette toujours un petit coup d’œil pour repérer ce qu’il propose à ses clients : s’il a autant de vins dans un si petit espace c’est qu’il en vend. Ce type d’indicateur est intéressant. Et là, que vois-je ? Ça :

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Côte à côte donc Vieux Papes de la SVF maintenant dans le giron de Castel et un nouveau venu, forme de frère siamois, Vieux Page. Même prix 2,90€ mais le pluriel pour le premier, le singulier pour le second. Nulle trace de page sur l’étiquette du copieur mais un bon gros moine qui déguste dans une cave voutée pleine de tonneaux. Image moderne du vin sans contestation mais ce n’est pas tout car ce nectar est étiqueté VIN de FRANCE et « Sélectionné par Les Caves Prestiges à 93210 Saint-Denis-la-Plaine » commerce de gros de boissons 109 Avenue Président Wilson 93210 - La Plaine Saint Denis et embouteillé par Raoul Clerget en Côte  d’Or 21200-423 qui appartient au groupe Tresch link 

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Voilà, le tour est joué et pour sûr qu’avec ce degré d’inventivité nos distributeurs de vin vont faire des ravages et recruter une palanquée de nouveaux consommateurs. Bravo c’est beau comme un carton rouge exhibé…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 10:26

photo (12)Votre Taulier qui n’écrit que 2 chroniques par jour, pas une de plus, n’aime guère travailler et il ne peut laisser s’amplifier cette légende qu’il passerait son temps à chroniquer. Si c’était vrai ça voudrait dire qu’il n’en foutrait pas une rame : qu’est-ce que quelques pages par jour dans la vie d’un homme. Bref, ce jour, pour démontrer l’inanité de ces propos sans fondement votre Taulier se contente de glaner quelques articles sur la Toile pour les proposer à votre lecture.

Bonne fin de journée.

1-               Le business des vins d’exception dans Capital link

 

2-             Critiquer (vraiment) Facebook par DOMINIQUE CARDON, sociologue sur Libération.fr link

 

3-             Tronches de vin en librairie : 5 blogueurs donnent « 117 raisons de lever le coude » et d’aimer le vin sur Bourgogne-Live link

 

4-             Le Top 50 des 50 personnalités francophones les plus influentes du vin 2.0  link

Par JACQUES BERTHOMEAU
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Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 00:09

Ce qui frappe et intrigue le plus chez Emmanuel Giraud c’est la gourmandise de son regard, derrière ses petites lunettes les yeux pétillent, salivent, croquent au sens du dessinateur et du chroniqueur, comme si, vous prenant pour un castraure de San Érasmo, avec délicatesse, il allait vous effeuiller. Jamais en reste d’une nouvelle idée, d’un projet loufoque, d’une installation ébouriffante, cet esthète discret toujours en quête du beau et du bon, lève le voile dans un petit opus  EXCÈS publié aux Éditions de l’Épure 7 € son goût immodéré pour le gras, le juteux, le fumant, le croustillant, le voluptueux.


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L’Emmanuel sait aussi être rosse et sarcastique, dans la préface sa plume est aussi acérée qu’un couteau à désosser. Pas de quartier pour les pharisiens de la bonne chère, ces « rédactrices de mode (qui) gloussent à longueur d’éditoriaux sur la dernière couleur en vogue pour le glaçage des cupcakes ». Sans pitié pour « les coiffeuses de Maubeuge et les mécanos de la Ciotat (qui) rêvent de « changer la vie » en ouvrant un sushi-bar en prime time » Compatissant pour ces innocents libraires qui, chaque jour, « meurent  sous le poids de rayonnages effondrés où s’entassent de toujours plus nombreuses, toujours plus encombrantes et toujours plus inutiles encyclopédies des soupes et des salades. »


Avouez que c’est roboratif, que notre Emmanuel il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il hache menu, avec une belle dextérité, la critique gastronomique qui « se vomit proprement en cent quarante signes sur Twitter ». Il taille en pièces fines, j’oserais même écrire qu’il escalope « les blogueuses anorexiques (qui) s’extasient sur la burrata allégé au yuzu. » Il offre au grill, à la puissance du feu, avec délectation, les Inquisiteurs « du nouveau clergé bio, végétalien et bien-pensant » pour qui la dégustation d’une « entrecôte divinement persillée […] est un crime passible des pires outrages. »


Bref, c’est une belle charge avec tous les excès d’une charge, une bonne dose de mauvaise foi parfois, mais Dieu que c’est bon  de voir se lever dans l’actuelle bien-pensance, le fade du sanitairement correct, le gris de l’hygiénisme sournois, la débilité des slogans dit de Santé Publique, un héraut du plaisir, de la gourmandise, de la jouissance. Sa citation de Saint-John Perse, qui ouvre le bal, donne le ton « Malheur aux incertains et aux parcimonieux !  On périt par défaut bien plus que par excès »


Mais Emmanuel j’ai tout de même envie de mettre mon grain de sel sur ton éloge de l’EXCÈS. Ta contre-offensive radicale contre les chantres de la sobriété a beaucoup de charme, elle est vaillante même flamboyante, elle ne fait pas de quartier, mais elle se jette un peu trop facilement dans la gueule du loup en prenant le risque de se voir encerclée par les bataillons des « inquisiteurs du diétiquement correct ». Ces gens-là n’attendent que cela pour nous clouer au pilori, nous exposer sur la place de grève avec autour du cou une pancarte énumérant les chiffres affreux de la Sécurité Sociale. Moi je n’ai pas envie de leur offrir ce plaisir à ces minables.


La satiété est mon principe de vie car je n’ai nulle envie d’entendre mon ventre crier famine après avoir croqué des lamelles de radis montées en pyramide avec une escalope de St Jacques au sommet constellée  de fines gouttelettes Aceto balsamico tradizionale di Modena. En revanche je n’ai nulle envie de me sentir lourdement repus, de sombrer dans une sieste postprandiale la bouche ouverte, de ronfler comme un sonneur de viole toute la nuit. Mes excès sont sélectifs, irrépressibles, monstrueux : je suis capable d’engloutir une platée de spaghettis qui ferait caler 2 ou 3 bons mangeurs ; je descends sans peine une ration de riz au lait nappé de chocolat qui mettrait en déroute un bataillon de sapeurs ; je dévore jusqu’à la dernière miette le Panforte que je viens tout juste d’acheter…  J’engloutis alors mais rien ne m’est plus désagréable que mon plaisir immédiat soit gâché par l’épreuve du lendemain. La nature m’a doté d’un appétit d’ogre mais mon corps consume sans trop d’effort, brûle et si je fais du vélo ce n’est pas pour faire du sport mais pour aérer mes neurones, me faire croquer de la vie. J’avoue n’être qu’un franc mangeur et buveur loin des paillettes, du paraître de beaucoup de gastronomes. La table est un lieu irremplaçable, qu’elle soit de formica dans une cuisine au 9 e sur cour ou nappée dans un établissement étoilée. Converser, échanger, manger aussi, passer du temps, prendre le temps est le meilleur rempart à cette fameuse obésité qui guette les enfouisseurs de pizzas vautrés sur leur canapé face à la télé.


Point trop de sel n’en faut, exhausser le goût simplement, le chroniqueur laudateur ne remplit pas sa fonction qui est de donner envie à ses lecteurs de se précipiter chez leur libraire pour acquérir, ici en l’occurrence le petit opus d’Emmanuel  Giraud EXCÈS. Alors allez-y sans crainte car notre pourfendeur défenseur de la liberté culinaire vous offre 10 recettes dont de goutteuses « Huîtres en gelée Tête de Veau » accompagnée d’un Melchisédech (30L) de champagne de la maison Drappier que vous sabrerez. link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 20 mars 2013 3 20 /03 /Mars /2013 13:00

Au temps héroïque du pensionnat la bouffe au réfectoire n’était ni très appétissante ni très équilibrée. C’était si dégueulasse qu’on ne se goinfrait pas et nous n’étions donc guère sujets à l’obésité. Au Resto-U c’était pire. Bref, nous étions baby-boomers aux portes de la société de consommation et bien évidemment nous pensions que nous allions voguer vers des rives où nos enfants allaient bien manger à la cantine.

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C’est le cas nous dit-on mais une tendance s’esquisse qui semble amplifier les mauvaises habitudes prises déjà à la maison par les adolescents devant les écrans TV ou du Net : la «junk-food» soit la malbouffe arrosée de soda.  Le snacking www.snacking.fr restauration rapide et nomade touche de plus en plus une population de jeunes à petit budget.


Les tendances s’esquissent toujours en creux et si on veut anticiper soit pour les amplifier ou les combattre il est nécessaire d’agir à la source. L’enquête de Que-Choisir est bien sûr limitée et parcellaire mais elle met le doigt sur ce que tout un chacun peut vérifier dans son quotidien. C’est important. C’est un vrai sujet pour nous qui défendons une conception du bien-vivre où l’alimentation, sa forme comme son contenu, tient une place importante.


« Dans 48 établissements secondaires (10 collèges et 38 lycées), la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie. Ils proposent des aliments déséquilibrés de type pizza-frites-gaufres ou panini-brownie-soda et sont implantés au cœur même des établissements, dans les mêmes locaux ou à proximité des cantines. 


Une bonne partie de ces stands sont sous la responsabilité de grands groupes de restauration scolaire». Note UFC-Que Choisir dans une « Etude sur l’équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires de 606 communes et établissements scolaires de France Mars 2013 »

Libération a noté :


« Les meilleurs élèves sont les cantines des écoles élémentaires publiques. En 2005, 20% d’entre elles n’avaient pas obtenu la moyenne. Sur les 384 écoles publiques de communes différentes étudiées cette année, la note moyenne s’élève à plus de 15/20. Les villes de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Paris XVIe et Quimper (Finistère) sont en tête du classement.

Le «bonnet d’âne» revient au secteur privé. «Les écoles élémentaires obtiennent une moyenne de 11,3 soit 4 points de moins que dans le public et le secondaire obtient, lui, une moyenne d’à peine 10», poursuit-il, donnant l’exemple d’établissements qui «remplacent la viande rouge par une viande hachée bon marché».

Je vous propose :


1-               L’« Etude sur l’équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires de 606 communes et établissements scolaires de France Mars 2013 »link

 

2-             Des analyses de la presse :


Le Télégramme link

Libération link

Challenges link

La Dépêche link

 

 

 

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Mercredi 20 mars 2013 3 20 /03 /Mars /2013 00:09

Samedi dernier, dans la chaude ambiance des Gourmands Lisent à Besançon, Isabelle Perraud vigneronne avec son homme Bruno au Domaine des Côtes de la Molière link  s’étonnait que peu de ses collègues vigneronnes et vignerons aient saisi la perche tendue par le Taulier dans sa chronique « Le taulier qui n’est pas mou du genou fait une proposition indécente aux vignerons : venez faire de la réclame gratis sur Vin&Cie ! »link 

 

Sont timides sans doute, ou y z’ont trop à faire, y’a même un certain Etienne Sipp dont j’attends toujours la copie. Mais il en faut bien plus pour décourager votre Taulier qui, profitant de l’irruption du printemps, relance la mécanique debout sur les pédales en entonnant : « Au printemps, la mère ageasse, Au printemps, la mère ageasse, Fait son nid dans un buisson, La pibole, Fait son nid dans un buisson, Dret au bout de trois semaines, Dret au bout de trois semaines La pibole, Il est né un ageasson, Pibolons… » Les premières notes pour vous la mettre en tête ICI link


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Ageasson, buissons (prononcer bouéssons) pibolons… ça rime pile poils avec vigneron !

 

Que cache cette vieille chanson printanière ?

 

Que du bon chers vigneronnes s et vignerons !

 

En effet vous êtes à nouveau invitésà venir crécher chez le Taulier pour faire de votre publicité sur mon « espace de liberté »

 

Hébergement gratuit bien sûr avec simplement une prime à l’inventivité, à l’humour, à la convivialité.

 

Je m’explique.

 

Mettez-vous  en  scène !

 

Voici le scénario :

 

Scène 1: Vous sonnez chez le Taulier, il ouvre et il vous découvre : une photo de vous et vos vins.

 

Scène 2: Comme on le fait en ce genre de circonstance : vous vous présentez, vous et vos vins…

 

Scène 3: une autre photo de chez vous originale.

 

En résumé : 1 photo de vous + 1 texte de 700 à 1000 signes + une photo de chez vous originale et le tour est joué ! Vous êtes publié sur mon espace de liberté…

 

Ne soyez pas timides, libérez-vous du qu’en dira-t-on, faites du Pousson, laissez-vous allez, faites comme si vous alliez à une fête, sans chichis, soyez vous-même, ne cherchez pas forcément à plaire, souriez : vous êtes filmés. Sachez que le Taulier saura aussi vous guider, vous aider à surmonter votre légitime pudeur et faire en sorte que vous vous sentiez à l’aise.

Pour clore cette chronique printanière sachez que cette vieille chanson est d'origine poitevine, dont les paroles françaises ont été créées vers 1730.


La pibole serait un instrument à vent qui ressemble à la cornemuse et dont on se servait pour accompagner les danses paysannes au XVIème et XVIIème siècle.

 

L'ageasse est la pie en patois poitevin (et probablement plus largement dans tous les pays de langue d'oïl). Ses petits sont des ageassons.

 

La photo est celle d'une pie-grièche écorcheur

 

Voici la suite de la chanson :


Quand le p'tit eut pris ses ailes

Quand le p'tit eut pris ses ailes

Il vola sur les maisons...

Il tomba dans  une église

Il tomba dans  une église

Dret au mitan du sermon...

M'sieur l'curé dit : Dominus...

Vobiscum dit l'ageasson...

Quelle est la fille qui jacasse...

Dit le curé aux garçons...

M'sieur l'curé c'est une ageasse...

Ou bien un p'tit ageasson...

Nous lui f'rons faire des guêtres...

Et des petits caleçons...

L'enverrons dans nos campagnes...

Pour y prêcher la mission…

Par JACQUES BERTHOMEAU
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Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 13:00

Tout ce que je sais faire c’est vaguement cadrer, m’assurer de la netteté du sujet puis appuyer sur le petit bouton situé sur le haut de mon boitier LEICA V-LUX 20. Aucune prétention artistique, simplement la recherche du rendu de l’ambiance, de l’atmosphère, de l’esprit du lieu, pour moi la photo n’est là que pour illustrer pas pour faire du chichi ou mettre en avant une signature.


À deux reprises, alors que je ne faisais que publier pour illustrer une chronique, dont je n’étais pas l’auteur, un cliché que m’avait transmis le signataire de la chronique, je me suis fait avoiné. Sur le dit cliché s’étalait la tronche du signataire de la chronique, rien de plus rien de moins. Sans être une photo anthropométrique la reproduction du faciès ne présentait aucun caractère d’originalité patte d’un photographe pro. De plus, en l’absence de mention de celui-ci par l’envoyeur, bien sûr je publie car je suppose que la photo a été faite par la dulcinée, la belle-mère ou père, un passant ou je ne sais qui.


C’était sans compter avec l’ego de certaines ou de certains qui se vivent comme des artistes méconnus et qui rêvent sans doute de vivre de leurs droits d’auteur. Intervention publique, outrée, vindicative, quasi-menaçante et, en dépit de la protestation  de ma bonne foi, grande scène de l’acte 3 de la part d’une cireuse de pompes, bien connue des services du sieur Pousson qui a fait les frais de ses attaques sur un autre sujet, et d’un vague pékin se disant alter-vins, ne riez pas. Face à ce type de tempête dans un verre d’eau : exit la photo et de l’auteur  soi-disant ami sur Face de Bouc. Avant de se poser en victime, on s’informe, on se parle.


Reste que les vrais photographes, ceux qui vivent de leur travail de photographe, ont du souci à se faire car, dans la jungle du NET on ne sait plus qui est qui, quel cliché est protégé par un copyright.  Alors, en vertu du principe de précaution, pour ne pas me retrouver accusé d’avoir piraté un cliché dorénavant je m’abstiendrai de toute publication d’une photo qui ne sera pas de moi.


Mon blog est gratuit. Je ne tire donc aucun revenu de mes chroniques alors je ne vais pas m’exposer à des demandes de droits d’auteur, dont certaines pourraient être justifiées, mais dont la plupart relèvent du n’importe quoi. Simplement, je dis attention l’abus de l’utilisation des droits d’auteur sur le Net risque d’avoir un effet de tarissement des dits droits d’auteur. En dehors des publications people, des magazines de mode ou très spécialisées, la presse papier va mal et c’est elle qui donnait tout son lustre aux vrais et grands photographes. Jamais le Net ne permettra de générer une telle manne car la profusion produit de la banalisation.


Bref, ce ne sont pas des lignes Maginot illusoires qui permettront de faire émerger de nouveaux modèles économiques mais la capacité des acteurs à trouver des terrains d’entente pour que le travail des auteurs soit rétribué à sa juste valeur. Nous n’en prenons pas le chemin, loin s’en faut. La gratuité n’existe pas, il y a toujours quelqu’un qui raque à un moment ou à un autre. Les grands propriétaires des tuyaux du Net savent bien que sans contenu pertinent l’appétence baisse. Alors c’est la fuite en avant, le petit prédateur émergeant qui bouffe le vieux gavé et essoufflé est la règle. Monde d’images, déluge d’images captées par n’importe qui, n’importe où avec des outils à deux balles. Que sont devenus les grands reporters, les grandes baroudeurs, les correspondants de guerre… ? Ne reste plus que des « artistes » qui shootent des mannequins anorexiques, des paparazzis traquant les peoples, et quelques grognards qui vont se faire tuer en Syrie ou ailleurs, on se demande vraiment pourquoi.


Alors vous comprendrez pourquoi je ne vais pas me cailler le lait, je ne suis pas une vache à lait, à illustrer mes chroniques avec des clichés moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes. Dorénavant vous devrez vous contenter de mes piètres œuvres imagières. Bien sûr, tout principe subit des exceptions : il m’arrivera de mettre en lignes des photos de mes copines… ou de mes copains…

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à bientôt donc sur mes lignes et mes pauvres photos…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 00:09

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Que François Audouze se rassure je n’ai ni le goût, ni l’envie, ni la compétence pour procéder à l’érection d’un quelconque palmarès des gens du vin. Alors, comme on me l’a objecté, pourquoi consacrer autant de temps à décortiquer celui de la RVF ? Tout bêtement parce qu’il est symptomatique du mode d’évolution de cette vieille maison qui a une forte propension à courir après la tendance.


Que dit-elle en effet pour fonder son palmarès ?


    - Sur quels critères avons-nous travaillé ?


« Il ne s’agissait pas pour nous de publier un énième classement des meilleurs vignerons, établi sur la qualité de leurs vins. Cela, nous le faisons tout au long de l’année. Il ne s’agissait pas non plus de hiérarchiser les acteurs du vin en fonction de leur seule fortune ou de leur chiffre d’affaires, car notre prisme n’est pas seulement économique. Nous avons préféré retenir un critère plus subtil, peut-être plus subjectif aussi, l’influence des personnalités et principaux acteurs du vin. »


-        Comment la définir ?


« Disons que l’influence, à nos yeux, associe un savoir-faire réel, une propension à la créativité et à l’innovation, la reconnaissance de ses pairs mais aussi et peut-être surtout de la communauté des amateurs, un rayonnement au moins régional mais plus souvent national, voire international. L’influence c’est enfin une certaine puissance, qu’elle soit économique, politique ou médiatique. »


Et c’est là que les Athéniens s’atteignirent car, si je suis, contrairement aux grands dégustateurs de la RVF, un bien piètre dégustateur, j’estime et j’assume en revanche, être un bon expert en influence. Et pourquoi ai-je cette prétention ? Tout bêtement parce que tout un temps j’ai vécu, contrairement aux gens de la RVF, dans les sphères économiques, politiques, médiatiques, où s’exerce le POUVOIR. C’est une frontière qu’aucun journaliste, aussi bien informé ou connivent soit-il, ne peut réellement franchir. Il s’en tient souvent à des images, à la superficie des hommes.


Les vrais influents sont le plus souvent des gens discrets. Ils ne courent pas les cocktails ou les réceptions, se contentant d’être des visiteurs du soir ou les hôtes forts respectueux de ceux qu’ils reçoivent pour agir sur leurs décisions. Les grands avocats, dits d’affaires, sont de ce calibre. Bien sûr, je ne vais pas m’amuser à citer des noms de personnes en activité car ce serai stupide et discourtois. Cependant, permettez-moi d’évoquer un des derniers grands capitaines d’industrie de ce pays, aujourd’hui disparu, créateur du groupe qu’on appelait à l’origine BSN-Gervais-Danone : Antoine Riboud que j’ai eu la chance de croiser dans ma vie professionnelle. Il fut, avec quelques autres, un homme d’influence dans le meilleur sens du terme et surtout un grand bâtisseur. Rares, très rares, les vrais gens d'influence...


Pour en revenir aux gens du vin classés par la RVF deux remarques qui, à mon sens, rendent l’exercice assez peu pertinent :


-               Tout d’abord, il est une évidence rarement soulignée c’est très souvent le patronyme du VIN qui est influent non pas ceux qui le font, en parlent, en vivent… Beaucoup de noms de personnalités citées sont totalement inconnues du grand public ou dans notre vaste monde alors qu’en revanche le nom de leur vin, lui, est dans le patrimoine collectif depuis des décennies. Un changement de propriétaire n’apporte, ni ne retranche à la notoriété d’un vin. La starification, le people, font certes vendre mais il ne s’agit en rien d’influence mais d’une saine gestion de son biseness.

 

-        En effet, à juste titre d’ailleurs, chacun travaille pour sa crèmerie, défend ses intérêts propres, et le monde du VIN en France est, sans contestation possible, le champion toutes catégories de la non-influence sur les sphères du pouvoir aussi bien économique que politique. Le fameux lobby du vin se résume en une brave amicale de parlementaires qui ont les pieds dans leur terroir. Sympathique certes mais à l’horizon de la défense des droits de plantation. Nous sommes vraiment très loin d’un groupe d’influence en capacité de peser, de faire bouger les lignes et ce n’est pas l’addition de fortes personnalités qui changera quoi que ce soit à l’affaire.


Bref, sans faire injure aux classés, dont la grande majorité sont sans aucun doute des gens qui comptent et qui pèsent, qui séduisent, qui sont de bons vignerons, il y a dans le palmarès de la RVF un petit côté grand fourre-tout attrape-tout. D’ailleurs son extension de 50 à l’origine à 100 et enfin à 200 en est la démonstration. Il faut ratisser large pour ne pas faire trop de mécontents. En étant un peu plus vulgaire je soulignerais en rouge que nos amis de la RVF mélangent joyeusement les choux et les carottes.


Moi ce qui m’intéresserait énormément pour ce genre d’exercice, si tant est qu’il puisse être jugé intéressant, c’est que ce palmarès de l’influence des gens du vin soit le fruit de regards extérieurs,  de ceux qui achètent le vin, distributeur de tout poils et client final, où qu’ils se trouvent, sur notre marché domestique comme sur la planète vin. En effet, ce qui compte vraiment c’est l’extension du domaine du vin et nos petits jeux de complaisance entre initiés n’ont qu’un intérêt très limité. Ceci écrit, je dois confesser, sans battre ma coulpe, que mes billets sur le palmarès de la RVF ont engrangés de très beaux scores. Merci à Denis Saverot pour ce soutien appuyé à mon audience donc à mon influence . Les blogueurs ne sont que des misérables confettis de couleurs mais que c’est chiant les confettis ça se fourre partout et ça se répand sur la descente de lit…Difficile de dire le lendemain matin à madame qu'on rentre d'une importante réunion qui a durée une éternité... Désolé pour cette image un peu éculée mais qui exprime assez bien la fonction des blogueurs en ce monde très convenable : mettre un peu d'ambiance.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 13:00

« L'avocat était célèbre, l'homme inconnu. Il ne laissait entrevoir qu'une passion pour l'opéra, les grands vins, la mer et le design. Des gouffres et de la solitude de sa vie, nul n'était autorisé à s'approcher. Dimanche, les mots les plus justes ont été ceux de son plus fidèle associé, Me Emmanuel Marsigny : « Olivier Metzner n'a pas su se défendre de lui-même. » Si vous souhaitez lire la suite allez sur ma page Facebook.


J’ai grand respect pour ceux qui mettent fin à leur jour. J’en ai bien peu pour ceux, les journalistes tout particulièrement, qui en cherchent et glosent sur les raisons ; voir ce qui s’écrit à propos du suicide du chef de Bernard Loiseau. Prétention que de vouloir pénétrer dans l’intime, dans le jardin d’intérieur de celle ou de celui qui a mis fin à ses jours.


« Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 mars, Olivier Metzner est monté à bord de son bateau et s'est jeté à l'eau au large de l'île de Boëdic qu'il avait acquise dans le golfe du Morbihan. Son employé de maison a trouvé dimanche matin une lettre dans laquelle il indique dans les moindres détails ses dernières volontés. Olivier Metzner avait 63 ans »


Oui RESPECT à Me Olivier Metzner que je ne vous connaissais pas. Je m’incline face à son courage, je comprends son désarroi et je salue son choix d’homme libre…

 

« Un regard bleu vif derrière des lunettes demi-lune, un gros cigare dont il soufflait inlassablement la fumée au visage de ses interlocuteurs, et cette courtoisie sans faille qui faisait rempart »

photocigares.JPG

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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