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La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

berthomeau

Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 00:09

Cette idée sotte et grenue m’est venue alors que je faisais le pied de grue au restaurant AURI jouxtant la cantine de la rue Barbet de Jouy qui accueille les hordes de fonctionnaires des Ministères et de Matignon qui peuplent cette part du VIIe arrondissement. J’eus pu, en sirotant mon verre de Côtes-du-rhône fine fleur Domaine des Lauribes 2010, me remémorer le temps de mes premiers pas au Ministère de l’Agriculture où, à midi, nous faisions la queue pour aller à la cantine. Lieu stratégique pour lier connaissance avec quelques belles souvent flanquées de vieilles duègnes veillant sur leur fidélité. J’aurais pu aussi me souvenir de Ségolène Royal enserrée dans son petit imper qui avait des airs d’une moniale venant de prononcer ses vœux perpétuels.

photoAuri4.jpg

Non, dans cette petite enceinte délicieusement vieillotte je pensais qu’à cette époque une feuille passait dans le service pour savoir qui voulait acheter des poulets venant de la ferme de Grignon (camp de base de l’Institut National Agronomique de Paris). Les hygiénistes d’aujourd’hui en seraient tout bouleversifiés mais, qu’ils se rassurent, maintenant tous les produits des lycées agricoles sont accessibles, en des conditions d’hygiène absolues, au personnel du Ministère de l’Agriculture. Je ne vais pas vous en dresser la liste ce serait fastidieux mais me contenter de traiter le sujet par le versant vins.

 

Chaque année, en novembre, pour 2011 ce sera les 19 et 20 novembre, le lycée E. Pisani de Montreuil-Bellay organise sa traditionnelle foire aux vins des lycées viticoles producteurs de France et d'Europe. J’y suis allé une année pour un débat organisé autour de mon rapport par le bien nommé C. Pinard. Pierre Aguilas, l’homme fort de la Loire, signataire de la note stratégique Cap 2010 était de la partie. Pour la petite histoire il faut savoir qu’Edgard Pisani, Ministre de l’Agriculture du Général de Gaulle, fut le maire de Montreuil-Bellay et que le lycée agricole était son bébé. La manifestation est baptisée : « VINIFLORE » et elle est organisée chaque année depuis 1994 le troisième week-end du mois de Novembre

.

Je cite Marc Massot auteur du blog link

 

 « Les vins des différents lycées agricoles de France y sont proposés à la dégustation (gratuite) et à la vente, par les élèves des formations viti-vinicoles du Lycée de Montreuil-Bellay. « En même temps, les élèves des autres secteurs d’activités de l’établissement (travaux paysagers, services aux personnes) sont présents et participent à des démonstrations, par exemple de création de jardins. Divers produits non viticoles et provenant de lycées agricoles de toute la France sont également présentés et commercialisés : huîtres du Lycée de Bourcefranc-17, charcuteries du lycée de Vire-14, foie gras du Lycée de Fontenay-le-Comte-85… 

 

Les vins présentés proviennent de tous les lycées viticoles de France, issus de toutes régions (selon le concept « inventé » au lycée de Fondettes, en 1991, puis généralisé à tous les membres du GIE Club des écoles, chaque année, depuis 1994) : vins de Bordeaux (lycées de Libourne et de Blanquefort), de Bourgogne (lycées de Beaune et de Macon), d’Alsace (lycée de Rouffach), de Champagne (lycée de Crézancy), de la Vallée du Rhône (lycées d’Orange et de Carpentras), du Languedoc (lycées de Montpellier, Nîmes, Carcassonne),…

 

Montreuil-Bellay a innové à partir de 2008, en présentant aussi quelques vins de lycées viticoles européens : lycée d’Oppenheim (vallée du Rhin), de Fermil (vallée du douro), de Sant-Sadurni d’Anoia (Sp, Catalogne), d’Alba (It, Toscane), de Reze (Au),… Chaque année, de nouveaux partenaires étrangers sont présentés, entre autres pour favoriser l’éducation à la citoyenneté européenne. Ces partenariats commerciaux sont souvent associés à des partenariats pédagogiques : montage de projets européens (ex : Comenius, déposé par le Lycée E.Pisani en Février 2011 avec des partenaires portugais et bulgares), voyages de classes, accueils de stagiaires et / ou de classes étrangères, envoi de stagiaires… »

 

Vous comprenez donc mieux maintenant ma prétention, et d’être Ministre de l’Agriculture, et de vivre à l’Hôtel de Villeroy 78 rue de Varenne en autarcie. Deux objectifs tout à fait à ma portée mais tel n’est pas le sujet. Alors j’imaginais le tableau des livraisons à l’heure du laitier des gigots d’agneau de la Bergerie de Rambouillet, des poissons et coquillages amenés par les « chasse-marées » magnifiques boulonnais des Haras Nationaux, veaux, vaches, cochons, couvée portés par de belles Perrette au pot au lait, pendant que monterait des entrailles de l’hôtel l’odeur chaude du pain frais. Comme au plus beau temps du ventre de Paris le Ministère des agriculteurs et des pêcheurs déborderait de victuailles et justifierait vraiment son nom de Ministère de l’Alimentation.

 

Même qu’Alain Passard à quelques pas plus haut dans la rue de Varenne, à l'angle de celle de Bourgogne, viendrait porter quelques topinambours bio de ses jardins lointains. Bref, ainsi la vieille maison retrouverait des couleurs et des odeurs à faire baver d’envie le Ministère de l’Ecologie. Même que de temps à autre le Ministre pourrait tenir table d’hôte avec les enfants des écoles qui pourraient ainsi faire le lien entre le beefsteak de leur assiette et la vache qui broute dans le pré. Rappelons qu’à deux pas de chez moi, jusqu'en 1940, les Parisiens venaient acheter leur lait à la ferme Montsouris, ancienne vacherie datant du XIXème siècle, située au 26-30, rue de la Tombe Issoire (Paris XIVe) mais c’est une autre histoire, qu’un jour, je prendrai le temps de vous conter.

 

Mes deux hôtes étant arrivés, une fois le choix des mets fait, nous nous sommes mis en quête de la bouteille qui irait avec. Face à un Bordelais et à un Toulousain la balance pencha bien sûr vers un vin de la région-phare né au Domaine du Lycée Viticole de Libourne-Montagne : Château Grand Baril Montagne Saint Emilion 2006 à 16€ la bouteille

(en carton de 6 bouteilles 56,70 € livré chez vous soit 9.45 € la bouteille                  

Lycée viticole de Libourne-Montagne Goujon 33570 Montagne Tél : 05 57 55 21 22 expl.legta.libourne@educagri.fr

etiquette-chateau-grand-baril-z.jpg 

Le Château Grand Baril 2006 c’est un assemblage de :

    Merlot noir : 60 %

    Cabernet Sauvignon : 15 %

    Cabernet franc : 25 %

 

Commentaire de dégustation du site du lycée « Il a une robe pourpre aux reflets profonds. Le nez est subtil, avec des arômes de fruits rouges (cerise, mûre, musc et de truffe). La bouche est charnue et s'ouvre sur une attaque soyeuse, ronde et généreuse. »

 

Remarques du taulier :

1-      Pourquoi le Dupont Merveilleux du Vignoble ignore-t-il les vins des lycées girondins (hormis la Tour Blanche page 1109 qui est un Premier cru classé de Sauternes) alors qu’il tartine sur château Couhins cru classé des Graves en blanc géré par l’INRA. Sentirions-nous la bouse de vache ?

2-     Je sais que le château Grand Baril 2006 a obtenu une note de 87/100 au Guide Gilbert et Gaillard et ce n’est pas un cadeau (lire Comme Parker ils notent sur 100 : mais qui sont donc Gilbert&Gaillard ? link)

3-     En revanche il a aussi obtenu une médaille d'argent au concours des vignerons indépendants.  Bravo Michel Issaly, bonne pioche et rendez-vous au  restaurant du Ministère en attendant mieux.

4-     Le coefficient du restaurant AURI est imbattable sur Paris !

chateau-gd-baril-montagne-st-emilion-2006.JPG

Commentaire du taulier : Belle couleur pourpre avec des reflets tuilés, nez chaleureux et complexe, très cerise à l’eau-de-vie de ma mémé Marie. Souple en attaque, tanins soyeux et fondus. Bonne longueur en bouche et une finale très agréable.

 

Comme j’ai mangé un Tartare d’avocat&crevettes en entrée puis un Sauté de bœuf mariné nouilles chinoises sauce aigre-douce, la fin de mon verre de Côtes-du-Rhône blanc et ce beau Montagne Saint-Emilion 2006 château Grand Baril furent de bons compagnons de ce repas studieux où nous parlâmes plus de vaches que de vins.

 

Si vous passez par Paris, et si le cœur vous en dit, nous pourrons aller déjeuner au restaurant club AURI 3-5 rue Barbet de Jouy http://aurirestaurant.fr/le-restaurant-club/

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 00:09

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Je n’ai jamais compris l’ironie de ceux qui se moquent des vaches qui regardent passer les trains. Elles au moins, avec une constance sans égal, exercent leur curiosité sur cette drôle de machine qui leur passe sous le nez – le mufle –dans laquelle elles ne pourront jamais monter. Sauf à se souvenir des wagons à bestiaux de sinistre mémoire où j’ai vu monter en gare de la Mothe-Achard, après la foire, de braves vaches en fin de vie. Destination la Villette via la voie de ceinture pour devenir la proie des chevillards de ce dernier grand abattoir du circuit vif qui fut l’un des grands scandales de la République.

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Pourquoi diable évoquer cette image ce matin me direz-vous ? Tout d’abord parce que mon travail m’appelle auprès de ceux qui les traient : 120 producteurs laitiers du Grand Sud-Ouest laissés sur le bas-côté par le collecteur du lait de leurs vaches : l’entreprise espagnole Leche Pascual et qui ne trouvent pas preneur à leur lait. Les grands du secteur : Lactalis n°1 mondial (Président et Lactel), Bongrain et son Caprice des Dieux, ne prennent même pas la peine d’examiner le dossier, Danone autre grand lui est un peu plus bienveillant. Seul Yoplait, sa petite fleur et son lait Candia, a pris sa part, et bien sûr le dossier s’enlise. Ces producteurs je les ai, comme on dit encore, au bout du fil et je puis vous assurer qu’ils sont dans l’angoisse. Alors quand j’entends ou lit ce que disent ou écrivent certains dans notre petit monde du vin j’ai une grande propension à vouloir prendre le mors aux dents.

 

La liste est longue : les extrémistes grands manieurs de y ‘a qu’à et d’oukases, les autistes, les aquoibonistes : population nombreuse et en croissance, les j’m’en foutistes : ceux à qui tout est dû, les individualistes : espèce conjuguant la pureté des intentions et le moi je fais ce que je veux, les laxistes : en général partisans de textes purs et durs qu’ils s’ingénieront à tourner… Toutes ces populations, dont la liste n’a rien d’exhaustive, ont un facteur commun : elles regardent passer les trains et trouvent toujours une bonne raison de ne jamais monter de dedans. Ceux qui m’insupportent le plus sont ceux qui ne sont pas producteurs et qui, soit parlent en leur nom, les annexent quand ils ne leur donnent pas des leçons.

 

Un petit stage dans le réel ferait le plus grand bien à ces biens assis et souvent aussi bien nourris. La réalité me déplaît souvent mais l’esquiver, la tordre pour qu’elle entre à tout prix dans son schéma d’analyse, la refuser, débouche sur des oppositions des plus stériles qui produisent un grand classique français l’immobilisme qui bien évidemment va se fracasser avec la régularité de la vague sur les faits. Alors, interviennent ceux qui, venus du diable vauvert, forme moderne des ouvriers de la vingt-cinquième heure, qui vous servent un plat réchauffé qu’ils avaient totalement dédaigné, voire même vilipendé, lorsque quelques années auparavant  il leur fut proposé. Le mieux est souvent l’ennemi du bien dit-on, dans notre secteur du vin, et de l’agriculture en général, les deux polarités : les minoritaires intransigeants et les majoritaires opportunistes se confortent, n’existent qu’en opposition.

 

Plutôt agir que réagir avions-nous écrit dans Cap 2010 !  Dix ans après nous n’en sommes même pas à l’heure de la réaction mais à celle du fil de l’eau. Nous subissons parce que loin d’avoir dynamisé notre système par une traduction claire dans les textes fondateurs de ce que doivent être les Appellations d’origine, nous l’avons calcifié, bureaucratisé, médiocratisé… tiré vers le bas. Les regrets ne servent à rien seuls la prise en compte de ce que nous sommes est important. Quand je fais le présent constat je ne tombe pas dans le catastrophisme, car tout ne va pas mal dans notre secteur, mais je mets en lumière notre impéritie. Nous avons laissé passer des opportunités, nous avons perdu des parts de marché, nous n’avons pas été capable de créer de la richesse et de l’emploi.

 

Lorsque le nouveau Directeur Général du groupe coopératif le Val D’Orbieu, Bertrand Girard, venu en droite ligne de la Sopexa, déclare à Vitisphère « Il faut créer de la valeur, sinon nos vignerons vont continuer à mourir, et pour ça il faut se tourner vers le client » je signe des deux mains non sans toutefois m’interroger sur les voies et moyens qui à engager depuis le cep jusqu’à la bouteille pour transformer cette pétition de principe, si évidente, en faits bien réels et bien palpables. En effet, tout commence dans la vigne, dans les choix de production : ce mot est devenu dans la bouche de certains un gros mot, dans la capacité à produire dans des conditions économiques données ce que l’on veut proposer au marché. Nous sommes un grand pays agricole, nous produisons presque tout, et nous avons hérité d’un grand vignoble généraliste. Que voulons-nous faire ? Assumer notre héritage ou nous replier sur des produits à haute valeur ? Gérer intelligemment notre mixité ou continuer à cultiver l’ambiguïté d’un modèle où l’AOC se veut la seule voie ? Ce sont des choix qui demandent du courage. Seuls des femmes et des hommes courageux, ayant le sens du bien collectif pourront nous tirer de l’ornière où nous nous complaisons. Il leur reste à s'unir, à surmonter leurs divergences et à exprimer clairement leur soutien à ceux, pas très nombreux, qui ont su mettre en pratique ce qu'ils préconisaient pour que notre vignoble créé de la valeur dans chacun des segments du marché. Reste à choisir aussi celui qui incarnera ces choix et les portera vers le plus grand nombre. En écrivant ces lignes je viens de tracer le portrait-robot du futur président du Comité National de l’INAO. Rassurez-vous, nul ne songera à me consulter pour le nommer, pourtant chacun sait que je suis de bon conseil.

 

J’oubliais les 3V du Vin c’est produire de la Valeur pour Vivre de son Vin…  

 

Je dédie cette chronique à Jean Moulias qui fut longtemps Commissaire du Gouvernement de l’INAO et qui vient de mourir le 4 octobre à Névian dans l’Aude où il sera inhumé ce jour. Homme du service public, il a toujours servi l’Etat avec intelligence et dévouement. Ceux d’entre nous qui ont travaillé avec lui perdent un ami et c’est toujours une grande peine de perdre un vieil ami. Jean tu vas rejoindre la terre où repose depuis quelque temps ton grand ami Antoine, j'y vois le symbole d'une grande fraternité entre les hommes de bonne volonté. 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 00:02

chaptalisation3t0304Dans le marigot des parigots aimant la nature c’est le sans soufre qui tient le haut du pavé. La mention contient des sulfites est passée dans les usages (Etiquetage des vins tranquilles (Allergènes:/Mention obligatoire/Directive 2003/89/CE du Parlement européen et du Conseil du 10 novembre ; Règlement (CE) n° 1991/2004 de la Commission ; Directive 2007/68/CE de la Commission du 27 novembre 2007 ; Article R. 112-16-1 du code de la consommation). En revanche, le sucre ajouté, la chaptalisation n’est pas vraiment un sujet qui passionne les cercles éclairés ou dit tels. Ceux-ci me rétorqueront que la chaptalisation étant pour eux une pratique contre-nature ceux qui font des vins au plus près de la nature n’y ont pas recours. Don’t act mais sans vouloir mettre en doute leur parole je note que, là où elle est autorisée, la chaptalisation peut être pratiquée sans que cela soit mentionné sur l’étiquette.

 

Dans la mesure où la chaptalisation est bonne pour le degré et n’est pas nuisible pour la santé, à quoi bon en informer le consommateur me rétorqueront les dirigeants de la viticulture allergiques à une complication supplémentaire (la chaptalisation doit déjà être déclarée). Ce n’est qu’une pratique œnologique traditionnelle là où le soleil n’est pas toujours au rendez-vous objecteront les partisans du statu quo. Certes mais sans vouloir mettre le doigt où ça fait mal le recours systématique à des demandes d’enrichissement de 1,5 à 2 % permet de sauver de la mauvaise monnaie et de mettre sur le marché des vins qui n’ont rien à y faire sauf à alimenter la machine à fabriquer des prix plus bas que bas. De partout j’entends monter l’écho de la nécessaire régulation, qui passerait par le contrôle du potentiel (droits de plantation) mais si c’est pour pousser les rendements et chaptaliser j’ai des doutes sur la sincérité des argumentaires. 

  

Les mots ont tous un poids spécifique. Chaptaliser ses moûts c’est plus léger que de  les sucrer, ça fait plus technique et pourtant comme le montre de façon très pédagogique cette petite fiche du Lycée Viticole de la Champagne c’est un jeu d’enfant link la « chaptalisation » j’en ai découvert les arcanes lorsque je suis arrivé à l’Office des Vins de Table en 1979. Elle n’était autorisée que dans les AOC septentrionales (une partie des Côtes du Rhône pouvait chaptaliser et pas l’autre, et c’est toujours le cas) et bien sûr c’était une pratique violemment contestée par le Midi de la France ce qui lui valait d’être un sujet politiquement sensible. Pierre Méhaignerie demanda donc au directeur de l’Office Pierre Murret-Labarthe de lui faire des propositions sur le sujet. Celui-ci, provocateur-né, bordelais d’origine, préconisa la suppression de la chaptalisation. Tollé de l’INAO présidée par un Bordelais Pierre Perromat et, comme de bien entendu, le courageux Méhaignerie en bon centriste adopta un compromis mou – sans jeu de mots – en accordant aux Vins de table le droit d’enrichir leurs moûts avec des MCR (mouts concentrés rectifiés) en compensation.

 

Lors de la négociation d’élargissement à l’Espagne et au Portugal, la Commission tenta en vain de supprimer la chaptalisation mais celle-ci fut sauvée grâce à l’Allemagne qui défendait son célèbre sucrage-mouillage. Avant d’en venir au présent de cette pratique rappelons pour les d’jeunes que c'est le chimiste, ministre de surcroît, Jean-Antoine Chaptal qui a théorisé ce procédé en 1801 à l'aide notamment des travaux scientifiques de l'abbé François Rozier, célèbre botaniste et agronome ; le but était d'augmenter le degré alcoolique des vins afin d'améliorer leur conservation. À cette époque en effet, les vins étaient rarement mis en bouteilles et ne se conservaient en cave que quelques mois. Chaptal l'a décrit dans un livre publié en 1801, L'art de faire, de gouverner et de perfectionner les vins.

 

Un détail d’intendance : lorsque je discutais avec la Confédération des Betteraviers, nos riches planteurs des plaines du Nord et du Nord-Est s’inquiétaient du devenir de la chaptalisation qui représentait un chiffre d’affaires non négligeable pour les sucreries. Le voisinage du Champagne, bon consommateur de sucre, facilitait le commerce. Dans le grand Sud, du côté de Carcassonne il y eut déjà à cette époque une affaire de valises pleine de billets destinés à l’achat de sucre que la police découvrit, comme toujours, grâce à une bonne dénonciation anonyme. Dans le département de l’Aude le clan des caves coopés et celui des caves particulières s’en donnaient à cœur joie.

 

 La chaptalisation comme le soulignait encore la Commission Permanente de l’INAO du 7 juillet lors de son débat sur les orientations pour la fixation des conditions de productions de l’année 2011, « est une pratique exceptionnelle autorisée en cas de situation climatique défavorable, et que la richesse minimale en sucre de raisins doit refléter une maturité suffisante par rapport aux exigences de l’appellation ». Fort bien mais la lecture des arrêtés relatifs à l’augmentation du titre alcoométrique naturel des raisins frais et des moûts destinés à l’élaboration des vins (AOC+VDQS) ne traduisent guère cette pétition de principe. Le dernier connu, celui de la récolte 2010 du 15 avril 2011 publié au JO du 21 avril 2011 entérine une vision large d’une pratique exceptionnelle. Tous ceux qui peuvent y prétendre sont présents. Pour cette année, le Comité National de l’INAO du 28 septembre 2011 a renouvelé l’exercice avec la même ampleur. Voir copie du texte de l’arrêté ci-après.

 

Le centre de gravité de la chaptalisation s’est déplacé ces dernières années et il est  au cœur même du système AOC où la pratique s’est quasiment institutionnalisée. Qui le sait à l’extérieur de l’institution ? Pas grand monde, c’est la boîte noire et l’omerta. Que la chaptalisation puisse se justifier dans certaines circonstances exceptionnelles, pourquoi pas ! Mais que ça devienne une rustine systématique pour ceux qui font pisser la vigne ne me semble pas relever d’une saine gestion et de notre potentiel et de l’image d’excellence de nos soi-disant vins de terroir. Notre crédibilité est en jeu et que l’on ne vienne pas m’objecter que c’est une mesure « sociale » pour sauver une partie de notre viticulture.

 

Le cas le plus baroque – c’est un euphémisme - de l’autorisation de chaptaliser est tout de même celui des vins liquoreux. Pour exposer ce dossier je reprends les écrits de Patrick Baudouin link

  

« Connaissez-vous le Père Cristal ? Figure vigneronne du début du XXème siècle à Saumur, laissons-lui la parole, en 1900 : « Ce que vous buvez là c’est du vin naturel. Il n’y a que le soleil qui puisse donner au vin cette qualité et cette saveur. Depuis 20 ans je ne cesse de le répéter à tous les grands seigneurs de la viticulture et à tous les vignerons de notre pays d ’Anjou.(..) Je lui ai dit (au ministre de l’Agriculture) que c’était une grande faute de tolérer le sucrage des vins. Le bon vin ne doit sa qualité qu’à la lumière du Bon Dieu ! Tolérer le sucrage, c’est amener bientôt la ruine de nos vignobles. Lorsque nos crus n’auront plus leur personnalité, lorsqu’on pourra fabriquer n’importe où un vin sorti du cerveau des chimistes, ce sera peut-être bon pour tes Anglais ou les Américains, mais nos pays seront ruinés ! Ils seront concurrencés sur les marchés du monde par les vignobles à gros rendements. »

 

L’Europe remet donc en cause le droit à la chaptalisation pour des liquoreux français réputés du meilleur niveau, les Layon, les Sauternes... De mon point de vue, c’est une très bonne chose, il est déjà inadmissible que la possibilité de « sucrer » des vins se voulant aussi prestigieux, se réclamant du terroir, de l’excellence, ait été maintenue jusqu’à présent dans leur cahier des charges.

 

Comme Antoine Cristal, nous sommes quelques-uns, depuis vingt ans, à répéter ses paroles aux « grands seigneurs de la viticulture », aux pouvoirs publics, à l’INAO, jusqu’à présent sans plus de succès. Pour ce qui est du Domaine, depuis le millésime 1994, aucun vin, qu’il soit sec, rouge, blanc, liquoreux, n’a été enrichi. Pour les vins liquoreux, la chaptalisation, pratiquée systématiquement, a été un désastre : mauvais vins lourds et indigestes revendiquant l’excellence, déception des consommateurs, image devenant catastrophique et véritable effondrement du marché, justifié. Espérons que sur ce point, l’Europe fera prévaloir son point de vue. Et que la viticulture française comprendra, même si on lui force la main, que c’est son intérêt... »

 

Pour finir sur ces histoires de sucre, je dois avouer mon peu de goût pour cet édulcorant : je ne sucre jamais mon café et chez moi le sucre en poudre est utilisé à dose homéopathique. Alors vous comprendrez que le sucre Béghin-Say dans le vin ce n’est pas ma tasse de thé. Alors vive le vin sans sucre ajouté !

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texte de François CHIDAINE

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 00:06

Parce que je pestais contre les faux-vendangeurs en voyage de presse, mon cher taulier, qui  a de la suite dans les idées, m’avait mis sous le nez une vieille chronique de derrière les tonneaux d’octobre 2009 sur les oubliés de la vigne :

 

« Dans les gazettes spécialisées, les commentaires, les livres, le vin est magnifié et ceux qui le font encensés mais rares sont les journalistes, les experts, les écrivains qui trempent leur plume dans la sueur pour écrire sur le labeur des hommes et des femmes dans la vigne. Avec le retour en force des méthodes ancestrales certains s’intéressent plus aux chevaux qu’à ceux qui les mènent.

  

Bien sûr, certains me feront remarquer que chez beaucoup de vignerons ou de vigneronnes, leurs mains vont du cep au vin, ils font tout ou presque par eux-mêmes mais, là encore, les mots du travail de la vigne, qui sont bien plus précis que ceux dont on emberlificote le vin, sont rarement exprimés. Sans vouloir en revenir à René Bazin ou à Joseph de Pesquidoux pourquoi diable ce non-dit, cette absence d’empathie pour ces gestes du soin de la vigne ?

 

Je ne sais, sauf à croire que les urbains n’ont de la campagne qu’une vision bucolique qui leur fait protester contre le chant du coq ou certaines odeurs – celle du fumier épandu par exemple – lorsqu’ils se retrouvent dans leur costume de résident secondaire. Sans vouloir jouer à celui qui sait, puisque j’ai les mains blanches, mes origines et mes 3 heures de travaux pratiques par jour à l’école d’agriculture, m’ont toujours rendu sensible à la pénibilité de certains travaux.

 

Paradoxalement, c’est un écrivain, qui vit actuellement dans le Médoc, Éric Holder, qui dans un roman bref – c’est sa spécialité me dit-on – Bella Ciao, m’a inspiré cette chronique. Son histoire est celle d’un mec qui picole et qui se fait jeter par sa femme. Il veut en finir mais l’océan le dessoûle et le voilà qui se retrouve, passé le rideau de pins devant des vignes. Pour vivre, il trouve un contrat de 100 jours chez Franck Pottier qui « fournit depuis 1968 le prestigieux domaine de M, en carassons, des piquets de vigne. » Les Pottier sont aussi propriétaires du château Cantara un « cru artisan » qui ambitionne à la qualification de « cru bourgeois ». Thérapie par le travail dans les vignes, c’est autre chose que celle de notre « ami » Chabalier. L’homme ne s’attendrit pas sur son sort. Le roman est assez inégal mais le narrateur a manifestement mis les pieds et les mains dans les vignes. (la suite link )

phototracteur.jpg

À peine remise de mes émotions j’ai reçu cette lettre d’une apprentie tractoriste en Gironde :

 

Mademoiselle Marie,

 

« Dans la viticulture, les femmes, qui représentent pourtant la moitié  des salariées sont cantonnées aux petits boulots et aux petites façons, qui n’ont de « petites » que le nom, car ce sont généralement les travaux les plus dur.

 

Les discriminations qui frappent les femmes semblent d’un autre âge et se déclinent jusqu’aux avantages en nature : des indemnités de logement de moitié pour les femmes ou  des « primes de vin » moindres… Il subsiste encore dans le monde du vin de Gironde un parfum de féodalité teinté d’une bonne dose de machisme. J’entends souvent dire « Atteler et conduire un tracteur, c’est un métier d’homme… vous allez vous casser un ongle… vous n’avez pas assez de muscle…

 

Croyez-vous que bosser dans les vignes soit un métier qui vous permette de vous faire les ongles ou de faire les chochottes comme les parisiennes qui font trois petits tours dans les vignes et puis s’en vont ? Non, notre dos est mis à rude épreuve pendant les longues heures courbés au-dessus des ceps ou lors des travaux éprouvants comme l’épamprage : nettoyer la vigne des rameaux encombrants), ou celui de « tirer les bois » (arracher les sarments après la taille, ce qui nécessite de forcer quand les sarments sont coincés dans les armatures en fer).

 

Je ne vous écris pas pour qu’on nous plaigne mais pour que notre travail soit reconnu à sa juste valeur et que nous puissions continuer à évoluer professionnellement. Si je l’ai fait c’est que je vous sais attentive à ceux qui participent à leur modeste niveau à la naissance des grands vins. Beaucoup de nous sont dans des statuts précaires : sur les 60 000 salariés de la production agricole de Gironde, seuls 14 250 sont permanents, 95 00 sont à temps partiel et 42650 sont saisonniers.

 

Je suis bien consciente qu’une partie de la viticulture girondine souffre et qu’il ne faut pas se laisser aller à la mettre dans le même sac que celle des GCC mais nous ne demandons rien de plus qu’un peu de considération… »

 

La suite de la lettre est plus personnelle…

 

Ça donne à réfléchir et c’est pour cela que j’ai décidé d’informer ceux qui jouent aux grands reporters dans nos vignes. Pourquoi ne prennent-ils jamais le temps d’écrire que les gens du vin sont aussi celles et ceux qui travaillent au jour le jour dans nos vignes. Qu’on ne vienne pas me dire que je suis démagogue et que je joue la compassion à bon compte. Non je dis sans pour autant partager le monde entre les bons et les méchants. La réalité dérange mais l’affronter ne peut que faire du bien à ceux qui refont  le monde en chambre. Ces gens de peu existent et leur travail, qui vaut autant que le nôtre, mérite autre chose que de l’indifférence. Bien sûr je sais que de mettre en lumière l’apprentissage de tractoristes de 5 vigneronnes  de 28 à 41 ans ça fait pas beaucoup de buzz sur Facebook ou sur blog le M…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 00:09

Rassurez-vous je ne veux pas raviver la polémique ouverte par ma présence à l’inauguration du nouveau chai de Cheval Blanc link et link. Ce matin c’est une belle histoire que je vais vous conter, une histoire comme on peut en trouver quand, comme moi, on baguenaude en notre beau pays de vignes. Pour vous la conter j’ai choisi de le faire en prenant le ton d’une vieille contine.

 

Je ne doute pas que celles et ceux pour qui je suis le guide éclairé éclaboussant de lumière leur lever matinal de mes écrits élevés (c’est beau comme un ego, non ?) et qui m’ont suivi comme un seul homme dans ma croisade pour le cochon libre entonneront avec moi la contine : Scions du jambon/à quat' sous la livre/scions du jambon/à quat' sous l'bonnet d'coton/dansons la capucine/y'a pas de pain chez nous/y'en a chez la voisine/mais ce n'est pas pour nous.

 

Donc, sous ma brillante plume – nouvelle couche de cirage perso sur mon ego – qualifier un vin de beau petit vin à quat ’sous la livre est un compliment.

 

Explications :

 

Je sors de la Grande Epicerie du Bon Marché passablement vénère des chichis des petits épiciers link je reprends mon vélo attaché à son piquet pour remonter la rue de Sèvres et virer rue Vaneau. Il faut que vous sachiez que ce quartier je le connais comme ma poche car ce fut le lieu de mes premières expériences parisiennes lorsque je bossais rue Barbet de Jouy au temps de Méhaignerie. (Lire le Pied de Fouet link) Là, face aux travaux de construction sur le site de l’ancien hôpital Laennec subsiste une cave à l’ancienne : « les établissements vinicoles de France » Par bonheur, comme elle se trouve en retrait du flux commercial elle n’est pas menacée par les marchands de fripes qui polluent tous les quartiers. Reste qu’elle ne vit que de la fidélité de ses clients. J’abandonne mon fier destrier face au champ de ruines. J’entre. Une jeune vendeuse novice et seule affronte une plantureuse américaine, avec lunettes de soleil incorporées, du type chiante, gonflante et se foutant, comme de son premier chemisier nase, de ceux qui patientent derrière elle (mais la France étant pour beaucoup d’étasuniens un pays de type soviétique, une queue c’est dans l’ordre des choses). Donc, petit à petit, le magasin s’emplit pendant que l’étasunienne poursuit son travail de sape auprès de la charmante et inexpérimentée vendeuse. Alors moi qui ne tiens pas en place, pour patienter, je cherche mon bonheur en fouinant dans les recoins de la vieille boutique. Et là,  je tombe sur le vin du mois SAUVEUR à un prix canon : 3€.

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Bonne pioche, je me saisis d’un flacon. Je le tripote. Belle présentation : étiquette classe avec un beau cheval blanc qui broute paisiblement. Cependant  mes vieux yeux peinent à décrypter le bas de l’étiquette pour savoir d’où provient ce vin. C’est vin de table, dénomination revendiquée de plus en plus comme un espace de liberté par les vignerons inventifs, ce qui vous le savez, n’est pas pour me déplaire. La pouffe étoilée poursuit son engeance et je raffute deux autres flacons à petits prix. Enfin la chieuse nous quitte après avoir exigé qu’on emmaillotât ses boutanches. Je patiente encore car je suis en seconde position mais le couple qui me précède sait ce qu’il veut. C’est mon tour. Je tends mes 3 quilles à p’tit prix. A côté de la caisse j’aperçois une bouteille de dégustation de mon vin à quat ‘sous la livre. Sauvé par Sauveur – facile, je sais ! - je me sers, je fais les figures imposées et je suis étonné de la fraîcheur et du fruit de mon vin à quat ‘sous la livre. Tout en payant je tire les vers du nez de la jeune vendeuse débordée : elle me dit que c’est le petit frère d’un vin de château du côté de Bordeaux : c’est www.vignobleslandeau.fr  

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De retour at home je ponds une petite bafouille électronique aux vignobles Landeau pour en savoir plus sur ce mystérieux Sauveur. Et je reçois une réponse qui me met le rouge au front mais qui me ravit car c’est franc et direct :

 

« Nous sommes en vendanges et je n’ai pas trop de temps. Sauveur est un vin construit comme vin de soif, où le nom de Vin de table ne me choque pas. L’idée première était de proposer un vin simplement savoureux à un prix léger pour les gens peu fortunés…Et finalement ce sont les grands amateurs financièrement à l’aise, qui se régalent de ce vin. On prend quand même … !! Issu de jeunes vignes, macération très courte voire inexistante, capter le fruit et mise en bouteille après six mois. Je reviens vers vous plus tard. Meilleures salutations. Xavier Landeau.

 

J’ai localisé le domaine : il est sis à Saint-Vincent-de-Paul dans l’Entre-Deux-Mers, donc ce Sauveur est un petit bordelais à quat ’sous la livre. Sans vouloir tirer la couverture à nous : c’est un vin très Cap 2010. Sympa, attrayant et qui démontre que dans notre beau pays, Bordeaux y compris, sortir des sentiers battus est à notre portée. Bref, comme je suis très canaille j’ai servi ce Sauveur à des « qui ont une dent contre les vins de Bordeaux… » (C’est très tendance). Ils ont adoré. Un détail le millésime est indiqué sur le bouchon : 2009 mis en bouteille au château - vignobles Landeau. Vous allez me rétorquer que ce Sauveur n’est pas un Bordeaux. J’en conviens mais il n’empêche qu’il y ait né, que c’est un petit fil rouge tendu à tous ces petits nouveaux pleins de préjugés. Bravo donc à Xavier Landeau pour ce Sauveur de Saint-Vincent-de-Paul.

 

J’aurais pu en rester là mais ce patronyme : Sauveur, ce cheval blanc broutant sur l’étiquette me turlupinaient. Et si Sauveur était le nom de ce meilleur ami de l’homme ? Je pose la question et c'est bonne pioche :

 

Bonjour,

Oui Sauveur est le nom du jeune percheron que nous avons été sauvés dans le Vendômois, pour servir de compagnon au cheval de ma fille. Aujourd’hui je l’ai confié à un centre hippique pour le former au trait. Quelques photos de sa jeunesse au milieu des vignes. Cordialement.

 

Merci Xavier Landeau de m’avoir permis de conter à partir d’un p’tit vin à quatre sous la livre la belle histoire de Sauveur sauvé d’une destinée, sans doute bouchère, par vous et qui va vivre sa vie de travailleur des vignes du côté de Saint-Vincent-de-Paul. Je dédie cette histoire à toutes celles et ceux qui nous noient sous des communiqués de presse incolore, inodore et sans saveur. Dans notre monde du vin les belles histoires ne se ramassent pas à la pelle, il suffit de se pencher pour les ramasser une à une…

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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 07:00

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Comme je ne suis pas expert en série télé – en prospective non plus, en vin encore moins – je ne jouerai pas dans la cour du bel Antonin le Vindicateurlink favori de Michel Bettane je ne ferai aucune digression sur sa série culte Les Experts www.lesexperts.fr  diffusé par les mieux-disant culturel de TF1.

 

Vitisphère donne la parole à BEM pour reparler des gourous du vin :  ils avaient fait déjà l'objet des Rencontres des Vignerons Indépendants avec notamment les interventions de Michel Chapoutier, Denis Dubourdieu et Angelo Gaja. (le taulier signale que le bel Antonin au nom imprononçable par un chrétien en était aussi…)

 

Bien plus que les gourous, comment ne pas souhaiter voir les experts s'engager ? Ceux de la statistique semblent aujourd'hui plus à l'aise dans l'analyse du passé que dans la prospective.

Donc Vitisphère, afin de combler, ce vide abyssal  vous convie à « Retrouvez tous les mois sur Vitisphere.com la Tribune de BEM : l'expertise de la Bordeaux Management School autour d'une problématique professionnelle dans le vin et les spiritueux. Chaque tribune est rédigée par un professeur de l'équipe de recherche "Marché des Vins et des Spiritueux" de BEM. L'auteur de cette tribune consacrée à l'impact des avis d'expert et des interactions pour l'achat du vin est Tatiana BOUZDINE-CHAMEEVA, Enseignant-chercheur, Responsable de l'équipe "Marchés des Vins et des Spiritueux" à BEM : tatiana.chameeva@bem.edu

 

« Experts et critiques ne cessent d'influencer le marché du vin depuis ces dix dernières années. Les blogueurs amateurs de vin proposent des jugements personnels; Facebook organise un « virtual wine tasting » et permet d'échanger des commentaires sur les vins consommés… Le processus d'achat du vin est complexe : de nombreuses variables sont prises en compte, depuis les opinions des amis aux conseils d'experts, qui peuvent être cruciaux dans la décision d'achat du vin. Notre travail se centre sur l'impact des interactions sociales dans la dynamique du comportement d'achat du vin. Nous supposons que le phénomène est identique à d'autres problèmes de choix individuel social »

Lire la suite sur Vitisphère link 

 

Bon moi je veux bien, mis sans faire injure à l’expertise de Bordeaux Management School, je me permets d’écrire qu’elle se situe dans la catégorie poids plume ce qui ne la disqualifie pas pour autant mais la met à sa bonne place. Je sais le Rémondat va me rétorquer : toujours à râler le taulier qui n’est pas les pieds dans le biseness. Pas si sûr, j’ai beaucoup de mauvaises fréquentations dans le milieu, pas celui où circulent les valises, mais l’autre qui compte en caisses. Les réseaux de ceux qui font ça compte bien plus que les séminaires peuplés d’experts qui vendent leur discours préemballé. J’ironise non pour défendre mon officine : je n’en ai pas et d’ailleurs je n’en ai jamais eu car lorsque je participais à ce genre de truc c’était toujours gratos, mais pour défendre les vrais experts de l'ombre.

 

La prospective est une chose trop sérieuse pour qu’on la confie à des professeurs. C’est du lourd la prospective : ça demande du temps, des moyens, de l’inventivité, des prises de risques et surtout rien à vendre au bout des travaux. Dans le cadre du Conseil général où je travaille nous venons de mener à la demande du Ministre une étude stratégique de la filière viande bovine. Qu’avons-nous fait après avoir posé le diagnostic. Tout bêtement de la prospective pour proposer 2 scénarii : l’un baptisé au fil de l’eau, l’autre offensif. Pour ce faire nous avons émis des hypothèses sur la base des projections de l’OCDE, de la FAO, nous nous sommes appuyés sur les travaux de l’INRA, de l’Institut de l’élevage, nous avons travaillé sur des panels, nous avons intégré les éléments connus de la réforme de la PAC et de la fin des quotas laitiers, nous avons auditionné toutes les entreprises de la filière, nous avons étudié l’impact des prix des céréales… Nous avons fait le boulot en pleine intelligence avec le cabinet Blézat chargé d’auditer les abattoirs. Notre prise de risques a été saluée et par notre Ministre et par les professionnels pourtant avares de compliments (il s’agit d’une œuvre collective que je vous ai présenté ici link

 

Dans le secteur agricole si parcellisé, la viticulture n’échappe pas à ce constat, l’expertise publique conjuguée avec celle de vrais cabinets est seule capable de mettre sur la table des éléments de prospective crédibles (je n’ai pas écrit qu’ils étaient justes et incontestables). Alors, ce qui est en jeu pour le présent et l’avenir c’est la capacité qu’auront ceux qui se disent en charge des intérêts de la filière à dépasser le petit bout de la lorgnette et à accepter qu’on leur mette sous le nez des scénarii du possible. Libre à eux de les jeter à la poubelle, de vilipender ceux qui ont osé les proposer, mais que diable cessons ce petit jeu de geignard permanent et adressons-nous, avant qu’ils ne soient passés à la trappe, à de bons experts indépendants et non à des petites mains sympathiques mais qui ne peuvent donner que ce qu’elles ont…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 00:09

lepoint2034-special-vins3 Le Spécial Vins du POINT, n’en déplaise à la concurrence, c’est la référence.

 

Le Dupont Merveilleux du Vignoble, en bon capitaine au long court, tient d’une main ferme la barre du navire avec comme équipage deux quartier-maitres expérimentés : Laure Gasparotto et Olivier Bompas.

 

Ce matin je vais me pencher sur deux de leurs instruments de travail : le nez et la bouche.

 

Le Pacha du navire dans son opus « choses bues » dès la première ligne affirme que « le nez est une invention récente » pour se poser en quasi-phénomène de l’olfaction : « imaginez un peu de recevoir un week-end quelqu’un qui, dès le pas de la porte franchi, se met à renifler et marque l’arrêt comme un épagneul breton sur la piste d’un garenne. » Donc le Jacques, en bon fils d’un préparateur de pharmacie à l’ancienne, vous l’aurez compris a du pif. C’est un nez et pourtant moi qui suis un lecteur attentif et sourcilleux de sa prose dégustatrice je n’y trouve que peu de place pour cet appendice alors que pour la bouche c’est Byzance avec une forte prédominance de la bouche tendue.    

 

Dans l’avion qui me ramenait de Toulouse, pour oublier mes vaches et leurs millions de litres de lait, sans faire cette fois-ci la statistique link j’ai retrouvé ce goût immodéré de Jacques pour la tension. N’étant pas très branché psychanalyse je conseille à notre Merveilleux du Vignoble de s’adresser à ses collègues du Point Christophe Labbé et Olivia Recasens qui, dans le même numéro, écrivent sur les démêlés du peuple lacanien, afin qu'ils nous éclairent sur le fait qu’un nez remarquable vénère autant la bouche ?

jacques-dupont.jpg Chez Jacques, hormis la tension, la bouche est aussi, avec parfois pour atténuer ou accentuer des un peu, des assez, des très ou des bien :

 

Intense, large, élégante, souple, douce, puissante, ronde, légère, dense, moelleuse, fraîche, tendre, savoureuse, épicée, poivrée, réglissée, boisée, lactée, fumée, fruitée, chocolatée, parfumée, sapin brulé, serrée, parfumée, fondue, vive, ferme, agréable, durcie, séchante, jeune, fine, tannique, onctueuse, complexe, riche agressive, mûre, ample, grasse, minérale, profonde, pleine, délicate, dure, sèveuse, accrocheuse, garnie, droite, confite, rustique, charnue, discrète, extraite…

 

En revanche, surtout chez Laure Gasparotto, et un peu moins chez Olivier Bompas, le nez occupe une place centrale. Influence inconsciente du maître, vénération, je ne sais et d’ailleurs peu importe.

 

Chez Laure donc le nez, avec des légèrement et des finement, et quelques atténuations, peut être :

De velours, superbe, envoûtant, séduisant, boisé, élégant, joliment fruité, plein de fruits, un pinot noir qui sent l’alsace à plein nez, exubérant de fruits rouges, de cerise noire, kirché, d’épices de fruit, de pruneau, friand, de confiture, de noyau de cerise, de cerise mûre, épicé, d’épices douces, très joli, fraise des bois, extravagant, de pâtisserie, de notes fruitées, élégant, magnifique, somptueux, herbacé, mentholé, immédiat.

 

Chez Olivier pour lui le nez peut être :

Prononcé, élégant, racé, complexe, très expressif, séduisant, très ouvert, très frais, fin, sur les fruits blancs.

 

Voilà la messe basse est dites maintenant nous allons passer à la chantée avec quelques psaumes de notre Merveilleux du Vignoble et de ses deux acolytes.

 

Auparavant cependant je ne puis m’empêcher de faire remarquer au Merveilleux du Vignoble que, tel maître corbeau par l’odeur alléchée, son titre : Pomerol s’invite à l’hippodrome me fit saliver. À la lecture énorme déception car j’eus droit à la version officielle : vinifier dans l’aire afin d’ « éviter la fraude et l’achat de deux rangs de vignes pour pouvoir faire figurer pomerol à son tarif ». Allons Jacques, à qui fera-t-on croire cela ? Pas à ceux qui sont là depuis des années et qui n’ont que la rivière à traverser. Pour preuve, lorsque je rencontrai ce cher Jean-Louis Trocard porteur de l’étendard de la révolte, et peu suspect d’être un excité, je pus constater que des vieux comptes étaient en train de se régler et que certains grands prédateurs voyaient dans cette mesure le moyen de récupérer de beaux arpents de vignes de Pomerol. On n’entendit même le maître proposer la création d’une coopérative de vinification aux vilains petits canards. Bien sûr qu’il faut éviter la fraude cher Jacques mais encore faudrait-il que ceux qui se drapent dans des règles strictes s’appliquent à eux-mêmes ce type de règles puisqu’ils font pénétrer dans l’aire Pomerol d’autres appellations moins prestigieuses pour les vinifier. Position bien française de soi-disant protection du consommateur. Reste la pantalonnade de l’hippodrome de Libourne. Enveloppe exceptionnelle de droits de plantation, intervention de la SAFER, oui « un coup de maître » cher Jacques ! Je n’irai pas au-delà, à chacun sa vérité, la mienne nourrie d’une longue fréquentation de ceux qui s’arrangent, garde une certaine valeur.

 

Revenons au vin.

 

Signé : Jacques Dupont Merveilleux du Vignoble

 

Pomerol Millésime 2008

15,5/16- Duo de Conseillante « fruits noirs, épices, chocolat, bouche ronde, souple, tendue, pas encore fondue, bonne matière, serré, devrait bien évoluer. Encore un peu jeune, fraîcheur et tension. 30€

 

Vacqueyras Millésime 2009

16- Château du Trignon famille Quiot « Fruits noirs, réglisse, mûres en gelée, bouche ronde, savoureuse, ronde en attaque, un peu de bois, rond, gourmand. 12€ 

 

Savigny-lès-beaune Millésime 2009

16/16,5 - Maison Jean-Claude Boisset Aux Serpentières « Réducteur, bouche tendue, dense, fermé, plein, riche, intense, long, beaucoup de fond, joli vin. 34,70€

 

Vouvray Millésime 2009

15,5 – Domaine Yves et Denis Breussin « Agrumes, poivre blanc, bouche grasse, minérale, ample, tendue, fraîche, très élégant, bien équilibré. 5,20€

 

Collioure Millésime 2008

15,5- Domaine de la Rectorie « Côté mer. Fruits noirs, thym, bouche tendue, vive, très parfumée, tanins un peu marqués en seconde séquence, très savoureux. 14€

 

Côte-rôtie Millésime 2009

17 – Domaine Jasmin « Vin d’assemblage de 11 parcelles, sur 8 lieux dits. Violette, bouche puissante, tendue, assez extraite, serrée. Un vin un peu violent, élégant, très frais, tendu, beau fruit. 27€

 

Chablis Millésime 2008

15,5 – Valmur – Jean-Marc Brocard « Minéral, bouche tendue, élégante, vive, longue, très minérale, porté par une belle acidité qui le structure ; vin de garde. 31€

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Signé : Laure Gasparotto

 

Côte-de-brouilly Millésime 2010

18 – Robert Perroud Fournaise du Pérou « Un nez magnifique d’une richesse profonde et prometteuse. Superbe vin, où tout est là, complexité, minéralité. Longueur éblouissante. 12,50€

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Signé : Olivier Bompas

 

Ajaccio Millésime 2008

17 – Clos d’Alzeto Prestige 2008 rouge « Elevage soigné, beaucoup, de structure, matière riche, poivre, épices, tanins très savoureux, long, fruité, pur, maquis, laurier, basalmique 11,50€

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 00:09

Ceci est une belle histoire vraie d'hommes et de vin. Si vous êtes amoureux de ce nectar des dieux suivez-moi sur ce chemin de croix parsemé de vins et vous ne le regretterez pas... Pour ceux qui ignorent qui est Marie de Saint-Drézéry marquise de Bombon lire l'intégrale de la grande saga de l'été link l'ânon de Marie se prénomme Porcinet...

 

Tout a commencé lorsque mon Paul tout bronzé m'a dit qu'il allait courir les 42 kilomètres et 195 mètres d’un marathon dans les vignes du Médoc. J’ai alors bien ri et, lorsqu’il a ajouté qu’il allait le faire en tutu avec des ailes de libellule car le thème du 27e marathon du Médoc c'était les animaux, là, j’ai manqué m’étrangler. Mais lorsqu’il m’a mis sous le nez la liste des points de ravitaillement : dont Ducru-Beaucaillou km 7, Beychevelle km 9, Pontet-Canet km 24, Mouton Rothschild km 25, Lafite-Rothschild km 27, Phélan-Ségur km 33 et Montrose km 37 je me suis dit, toi ma cocotte va falloir que tu mettes ton nez dans le Médoc profond. Enfin, pour m’achever mon néo-marathonien m’a glissé à l’oreille qu’au km 37 y’avait des huîtres, qu'au 37,5 y’avait du jambon de Bayonne,qu'au 38,5 y’avait de l’entrecôte, qu'au 39 y’avait du fromage, qu'au 40 y’avait des fruits de la région et qu'au 41 des glaces.

Marathon-du-Medoc-216.JPGCellule de crise, décision immédiate : déléguer mon taulier sur place pour un état des lieux de ce marathon atypique dit « le plus long du monde » voir photo. Je m’attendais au pire car notre homme coulait des jours tranquilles en Corse. Je le sonne ! Il décroche. J’lui dis tout de go ! Il me répond qu’il est ravi car ça fait des années qu’il espérait répondre positivement à l’invitation de Vincent Fabre le président du Comité d’organisation. Vous ne pouvez pas savoir comme parfois il m’énerve ce taulier : « il connaît tout le monde » et il est intarissable. J’lui dit souvent « trop de mots Berthomeau ! » Mais peu importe il sait s’y prendre avec moi : pour me faire plaisir il embrayait sur  la nativité de Marie (7 septembre)  qu’un mécréant comme lui venait de fêter à Lavesina : retraite aux flambeaux, homélie de l’évêque d’Ajaccio... L1020456.JPGL1020458.JPG

 

Samedi 10 septembre en transit de Bastia Poretta il décolle de Roissy à 7h30 pour Bordeaux où l’attendait un hélico* (voir photo) pour Pauillac. Dépose du taulier au flanc d’une Harley-Davidson  HD superglide série dyna 1600cc piloté par Thierry (voir photo) pour suivre les marathoniens en direct live. Marathon du Médoc 004


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Témoignage irréfutable sur le parcours

 

«  Cher Jacques,

Il me semble vous avoir vu sur une moto de presse hier à l’occasion du marathon, passant devant COS.

Si c’était vous…… vous étiez magnifique.

Cordialement,

JG Prats »

 

Je concède que le taulier se la pète vraiment grave mais n’en déplaise à son ego l’hélico* était prévu pour 3 journalistes chinoises de Hong-Kong en tournée dans le Médoc sous la houlette de Elodie Niatel de la Sopexa Hong-Kong. Il n’empêche qu’il s’appliquait dans sa tâche : mitraillant  les coureurs en pleine action, et se prenait pour un vrai reporter… Résultat de cet intense labeur : vous pourrez consulter son superbe et original reportage photo à la rubrique Wine News N°80 et 81 (colonne de droite en haut). Aux francs buveurs je signale qu’à chaque point de ravitaillement le château hôte offrait une dégustation en musique (70 orchestres je crois). Qui a dit que les bordelais étaient culs pincés ?

Marathon-du-Medoc-038.JPGRemarque d’importance : le vin est toujours présent tout au long du marathon avec un naturel désarmant qui devrait faire réfléchir nos « amis » prohibitionnistes.

Marathon-du-Medoc-082.JPGRetour sur la ligne d'arrivée du 27e marathon du Médoc

 

8 500 participants (nombre volontairement limité)

Conditions climatiques très clémentes.

Marathon-du-Medoc-081.JPGLe vainqueur : Thierry Guilbault, le militaire cognaçais basé à Creil, 37 ans, 8e participation, courant sous les couleurs de Brane-cantenac (voir photo)

Première femme, 16e Stéphanie Briand, une Nantaise, sélectionnée en équipe de France sur la distance,.

Classements et temps :

Messieurs:

1. Thierry Guilbault (FRA)     2 h 28:19.

2. David Antoine (FRA)         2 h 31:27.

3. Fraser Thomson (GBR)        2 h 34:42.

 

Dames:

1. Stéphanie Briand (FRA)      2 h 54:31.

2. Nathalie Vasseur (FRA)      2 h 55:52.

3. Solangé Roué (FRA)          3 h 14:05.

 

Remise des prix aux vainqueurs :  leur poids en bouteilles de vinMarathon-du-Medoc-122.JPGMarathon-du-Medoc-120.JPG

 

2404 étrangers inscrits (44 pays de tous les continents)

Dont 550 britanniques, 439 allemands, 331 belges, 199 étasuniens, 189 japonais…

Du côté France en dehors du gros paquet aquitain 1589, l’Ile de France 1012, les Pays de Loire 581, la Bretagne 572 fournissent les plus gros bataillons.

 

Si je vous balance tous ces chiffres c’est pour montrer l’impact de l'évènement sur un bel échantillon de nos consommateurs : beaucoup de participants font le déplacement pour la spécificité vin de ce marathon. C’est remarquable ! Je puis certfier que ça s'éclate grave : nos amis du nord de l'Europe se lâchent vraiment.

 

Ce qui est aussi remarquable c’est l’excellence de l’organisation : plus de 3000 bénévoles mobilisés. Chapeau à toute l’équipe de Vincent Fabre ! De la belle ouvrage comme je l’aimeMarathon-du-Medoc-117.JPG

Autre remarque d’importance : ce n’est pas du tout  prout-prout ma chère, c’est simple, de bon goût, convivial, écologiquement correct : parcours nickel-chrome…

 

Et je n’en ai pas fini car le lendemain du marathon une balade dans les vignes est proposée à 4000 participants. Départ 10 heures du château Castera : rien que pour embêter le taulier cette année c’était 10km mais ce n’était pas un chemin de croix en dépit des stations de dégustation : chaque participant était pourvu d’un taste-vin et à chaque propriété traversée : un petit coup pour la route en musique.

 Marathon-du-Medoc-143.JPGMarathon-du-Medoc-145.JPG Marathon du Médoc 144

Au château Livran : première station nous avons eu droit à un jeune groupe « les no think » qui nous ont balancé un morceau des White Stripes : Seven Nation Army qui nous  amis en transes.

Marathon-du-Medoc-160.JPGMarathon-du-Medoc-161.JPG

Le taulier en avait plein les bottes dans la ligne droite du retour mais 3 vins l’attendaient pour l’apéritif dans la cour du château puis un bon déjeuner en musique avec un super orchestre et ses danseuses qui chauffaient la salle. Et bien sûr sur la piste de danse les couples tourbillonnaient.

Marathon-du-Medoc-213.JPGLe taulier, secrétaire autoproclamé de l’ABV buvait du petit lait (assez rouge tout de même) et c’était a regret qu’il repartait vers les frimas parisiens. Et moi, Marie de Saint-Drézéry marquise de Bombon je ne pouvais que regretter« Si j’avais su j’aurais fait le marathon du Médoc avec mon ânon » et de me promettre que l’année prochaine avec l’aide du taulier jamais à court d’idées loufoques je sponsoriserais une équipe de marathoniens... Du côté de mon Paul je dois avouer que nous ne l’avons pas vu à l’arrivée : les derniers kilomètres gastronomiques sans doute…

 

Encore merci à Vincent Fabre ! Et à l’année prochaine sur sa ligne et sur mes lignes. Amitiés et fidélité…

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 00:09

Âmes prudes, cœurs romantiques, femmes de haute vertu, hommes de grande moralité, rassurez-vous je n’agite pas sous vos yeux l’étendard d’un soudard en mal de stupre et de fornication. Loin de moi un tel projet je ne fais ce matin que plaider pour que nos corps en leurs plaisirs de table sachent revenir à la simplicité. Manger simple et sain n’est pas forcément compliqué. Pour illustrer mon propos permettez—moi de prendre appui sur mon cas.

 

Je n’ai, pauvre urbain, qu’un balcon suspendu au 9ième étage, orienté plein sud, et cette année profitant d’un raid végétal au mois de mai au  Château de la Roche Guyon linkj’ai acquis 8 pieds de tomates de variétés anciennes : Andine cornue, Green Zebra, Jersey Devil, Roma. Culture totalement bio, hormis l’arrosage mes pieds de tomates ont fait ce qu’ils ont voulu ce qui, je le confesse, n’est pas très bon pour la productivité : faut pincer les gourmands (il existe un forum pour les Nuls comme moi link) Bref, même si elles se sont payé un coup de chaud pendant mes vacances à Venise, et que le soleil ne les a pas gâté en juillet, j’ai récolté de belles tomates fort goûteuses. Si ça vous dit de faire comme moi trouver ces anciennes variétés n’est pas du tout compliqué (un site par exemple link photoVtomate.jpg

Pour les allergiques à l’agriculture soit sur balcon, soit en pleine terre on trouve des tomates de variétés anciennes sur les marchés aussi bien à Paris qu’en province (j’ai accompagné un grand propriétaire sur le marché de Libourne et nous en avons trouvées). Utilisez plusieurs variétés en fonction de leur goût, doux ou acidulé, de leur jutosité, de leur couleur, de leur arome. Un patchwork donc, beau à l’œil et bon pour les papilles. Reste donc à les préparer ! Consigne : simplicité ! Faire une salade de tomates est à la portée de quiconque sait se servir un couteau. Un couteau qui coupe, pas une lame de frimeur ! En effet, dans cet exercice, eu égard à ce que ces tomates se suffisent à elles-mêmes, nul besoin des condiments de type vinaigrette, vous tranchez vos tomates en lamelles ni trop épaisses, ni trop fines ou dans le cas de petits modules la coupe en 4/4 est idéale. Moulin à sel, moulin à poivre et vraiment comme exhausseur un mince filet de vinaigre de vin blanc (j’ai un vinaigre d’Orléans de cépage Chardonnay qui convient fort bien).

 

Je vous conseille de manger debout ce qui permet de porter l’assiette au niveau du menton. Le nez en profite et l’on peut ainsi enfourner les tranches avec rapidité. Pour autant, une fois en bouche il ne s’agit pas de tomber dans la gloutonnerie mais de se tapisser la bouche de fraicheur et de saveurs. Lorsque vous en avez terminé des tomates reste à accomplir un acte important : saucer ! Là vous allez me chambrer puisque je n’ai pas fait de vinaigrette. Et bien vous posez votre assiette : sur le jus des tomates vous versez un filet d’huile (celle que vous voulez) puis vous découper persil et ciboulette, vous touillez et avec un gros bout de pain à mie dense et épaisse vous saucez jusqu’à ce que l’assiette soit aussi lisse qu’une fesse de nonne.

 

Enfin, après avoir posé l’assiette vous vous servez un verre de vin blanc frais juste ce qu’il faut. Vous essuyez vos lèvres un peu graisseuses, soit avec votre manche si vous n’avez pas de serviette, soit avec votre mouchoir ou bien sûr une serviette, et vous posez vos fesses là où vous voulez et vous lapez votre verre à petites gorgées. Si vous pratiquez l’exercice en groupe : il faut une grande cuisine et une certaine discipline afin d’éviter les accidents. Pour la beauté du geste chaque convive pioche dans la montagne de tomates et prépare son frichti photoaligotéepar lui-même d’où l’utilité de posséder son propre couteau. Bien évidemment la maison fournit assiette, fourchette et verre, pour le reste comme on disait dans la cour de l’école lorsqu’on jouait au drapeau ou au ballon prisonnier « c’est chacun pour sa peau »

 

Bon appétit !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 00:09

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En sport individuel, aux échecs, dans les sports collectifs, pour les compétitions officielles, le classement est l’enjeu, pas le seul bien sûr, qui motive les participants et ce quel que soit le niveau où ils pratiquent : il suffit d’assister à un match quelconque de Troisième division départementale pour s’en convaincre. En France, avec notre système dit de Grandes Ecoles, le rang d’entrée et celui de sortie conditionne souvent l’accès au plus hauts postes. Les hebdomadaires classent les hôpitaux, les villes, les lycées, les universités…

 

Cependant, depuis 2003, le classement le plus tendance est le très attendu classement de Shanghai des universités. En  2011 ce sont toujours les universités américaines qui tiennent, encore le haut du panier. La France parvient à classer trois de ses établissements dans le top 100. Comme tous les ans, ce classement établi par des chercheurs de l'université Jiao-Tong de Shanghai,  est très critiqué En cause : les indicateurs de sélection. Ceux-ci privilégient la recherche et non l'enseignement. Cela favorise donc largement les universités anglo-saxonnes. Et cette année encore, peu de surprises. Les Etats-Unis s'arrogent 17 des vingt premières places. L'université d'Harvard reste numéro 1 devant Sandford, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) et Berkeley. Les universités britanniques de Cambridge, Oxford et Londres s'affichent aussi dans le top 10. Les critères privilégient aussi les établissements de grande taille. Les sciences dures y sont aussi mieux considérées que les sciences humaines. Du coup, certaines caractéristiques françaises ne sont pas favorables au bon classement des Français, par exemple, la multiplication de petits établissements. Cette année, l'université Paris XI est la première française au 40e rang devant l'université Pierre-et-Marie-Curie, l'Ecole normale supérieure, elle, est à la 69e place.

 

Dans les médias audiovisuels, surtout la télévision, l’audimat qui mesure l’audience, donc la part de marché d’une émission, conditionne le barème des prix de la seconde de publicité selon les heures de passage : le fameux prime-time par exemple. Alors, lorsque sur le Net apparaissent les blogs puis les réseaux sociaux : Facebook, Twitter et plein de petits nouveaux : les annonceurs et les publicitaires par l’odeur alléchée se ruent sur ces nouvelles fenêtres. Le big problème pour eux : comment mesurer l’impact de ces nouveaux arrivants auprès des internautes. Simple me dira-t-on il suffit de quantifier le flux : le nombre de clics, de pages lues.

 

D’où l’agitation soudaine de beaucoup de blogueurs autour du classement de Wikio. Pour ceux qui l’ignoreraient mon hébergeur Over blog a fusionné cette année avec Wikio. Normal, tout ce petit monde vit sur les flux que nous générons. Alors pour éclairer, orienter, allécher les annonceurs il faut savoir où se nichent les « influenceurs » et surtout sur quels sujets ils exercent cette fichue influence. Tout ça peut-il se mesure dans un simple algorithme ? La réponse est bien évidemment non car Il n'y a pas une façon singulière et définitive pour calculer «l'influence», mais il y a certaines mesures qui peuvent être utilisées pour aider à appréhender l'influence.

 

Mais comme le souligne le site américain Darwin à propos de deux outils de mesure anglo-saxon, Klout et Peerindex, en prenant comme référence la notation ou classement du vin par Robert Parker. « Bien que cela soit plus objectif qu’avec Parker, le motif sous-jacent est le même : la quantification de tout. » et de citer Adam Gopnik qui dans le New Yorker du 6 Septembre 2004 disait: « (Parker) a si bien réussi parce qu’il était un apôtre d’un empirisme américain radical – une insistance que faits et chiffres peuvent expliquer ce qui se passe véritablement, même si c’est à l’encontre de toutes les traditions reçues… La question n’est pas tant de savoir si les nombres sont corrects mais plutôt de savoir s’il est correct de quantifier. »

 

Dans son article de l’Atlantic, Is Google Making Us Stupid?, («Est-ce que Google nous rend stupide? »), Nick Carr cite Eric Schmidt, le CEO de Google, qui affirme que c’est une «entreprise construite sur la science de la mesure » et qu’elle s’applique à «systématiser tout ce qu’elle fait ». Carr ajoute que Google fait pour le travail mental, ce que Frederick Taylor a fait pour le travail manuel. Et l’auteur ajoute : et ce que Robert Parker a fait pour le vin. Nick poursuit : « dans le monde de Google, le monde que nous pénétrons lorsque nous sommes en ligne, il y a peu de place pour la contemplation et son caractère flou. L’ambiguïté n’est pas une porte ouverte sur la découverte mais plutôt un bug à réparer. »

 

A Darwin, nous avons une perspective opposée à celle de Google ou de Klout. Nous considérons le Web trop massif pour être compris, et le raisonnement humain trop complexe et individuel pour être programmé. Plutôt que de s’inspirer des analyses de temps et mouvements de Frederick Taylor, et d’essayer de comprendre et contrôler l’univers du contenu Web, Darwin s’inspire du travail d’Edward Norton Lorenz sur la Théorie du Chaos en mathématiques et météorologie. Darwin ne tente pas d’imposer un ordre sur le contenu du Web, il laisse le contenu s’organiser naturellement.

A leur avis, un peu d’ambiguïté et de complexité ne font pas de mal. Il y a toujours un gap entre la complexité pour laquelle on est influencé où l’on suit une opinion majoritaire et un score, de la même façon que je peux aimer un vin pour des raisons, des occasions, ou des accords gourmands variés

 

Le New York Times cite Jeremiah Owyang, un analyste  respecté qui travaille pour Altimeter Group. « Il est dangereux d’utiliser un nombre unique pour évaluer l’influence des gens ». Il note que Klout  « n’offre pas d’analyse de sentiment. » - ajoute le Times, « et donc, un utilisateur qui génère beaucoup de bruit peut obtenir une note élevée même si les autres le trouvent négatif. En plus, une métrique unique peut être trompeuse: une personne qui a peu d’expérience avec Twitter peut se retrouver avec une très forte note si elle poste une vidéo qui devient virale. »

 

Pour en revenir à notre Wikio national, que je connaissais bien avant qu’il échauffât les esprits des petits nouveaux qui s’ébattent dans la cour, c’est un bon commercial :

 

-         Depuis qu’il a initié son classement j’ai reçu des petits messages m’informant de l’excellence de mon classement et donc que je devrais faire une petite chronique pour m’en réjouir.

 

-         Bien sûr je me suis abstenu, ce que d’autres petits camarades on fait tout heureux de se

voir propulser vers les hauteurs du classement.

 

-         Je fus donc 6ième et puis je plongeai vers la 10, 12ième place mais que m’importait je n’accueille pas de publicité sur mon blog et ma soi-disant influence n’est pas ma motivation principale.

 

-         Et puis pour moi Wikio entra dans le monde des oubliettes jusqu’à ces derniers jours où mon Administration me signala, comme on dit dans le jargon, une reprise de mon nom.

 

-         Je me propulse sur le site Wikio et qu’y lis-je : jeudi 4 août 2011 Le Wikio des blogs Vin, l’inexorable glissade

 

« Aaargh. Bon Vivant, mon blog, passe de la huitième place à la dixième place. Dans le TopTen encore, mais de peu. Au sommet du classement, solidement verrouillé par les BL Boys et Delmas, on applaudit le retour de Miss Glou-Glou sur le podium. La place du con pour Berthomeau (je m’en serais contenté). Le blog d’iDealWine, d’une stabilité déconcertante. Celui d’Olif qui progresse d’une place (on ne peut faire confiance à personne). Eva Robineau me passe sous le nez, c’est mon côté galant homme, sûrement.

Pour y comprendre quelque chose, j’ai demandé aux responsables de Wikio de s’exprimer sur la procédure de classement via une interview à publier sur ce blog. Pas encore de réponse. Affaire à suivre »

 

Je constate alors,link qu’en effet,     je suis passé au mois de juillet de la 12ième à la 4ième :

 

 la place du con

comme le souligne l’élégantissime de Rouyn. Sans doute l’effet de mon dédain bien plus que de la pertinence de mes écrits. J’ai beaucoup ri du côté « rendez-moi des comptes de Nicolas de Rouyn ». Pas la peine de s’émouvoir, galant homme, tout ça ce sont des petites carottes que Wikio agite plus ou moins loin du museau des ânes – comme chacun le sait j’adore les ânes – pour qu’ils tirent la carriole afin que celle-ci, pleine de promesses, séduisent les annonceurs. Le piège est si grossier que j’eusse cru qu’un homme aussi bien né que vous Nicolas puisse y tomber.  Laissez tomber Wikio, n’attendez pas de lui une quelconque réponse sur sa procédure de classement, sachez que nous ne sommes pour lui que des « chiures de mouche » sur la toile et que seule notre agrégation l’intéresse. L’influence, les femmes et les hommes d’influence, ceux qui manipulent le monde, franchement nous ne boxons pas dans cette catégorie. Amusons-nous, ne nous prenons pas le chou, et pour tout dire à tout prendre cher Nicolas je préfère est à la place du con plutôt qu’à la place du mort…

 

Dernière minute : Le nouvel algorithme de Google plombe la visibilité de Wikio.fr

Déployé depuis le 12 août en France, le nouvel algorithme de recherche de Google, Panda, commence à faire ses premières victimes. Visant à mettre en avant les sites diffusant du contenu de haute qualité, cette mise à jour a fait perdre de la visibilité à de nombreux agrégateurs de contenu.

 

Le portail d'informations Wikio.fr a ainsi vu sa visibilité plonger de 74%, selon des données publiées par le cabinet Searchmetrics. Interrogé par Les Echos, Frédéric Montagnon, directeur marketing de Wikio Group, évalue la perte de trafic à 30%.

 

Panda a aussi fortement affecté la visibilité de sites référençant des bons de réduction de distributeurs, ou des comparateurs de prix en ligne, comme Leguide.com (-35%). Plus surprenant, certains sites de presse, pourtant censés être favorisés par cette mise à jour, ont aussi vu leur visibilité diminuer. C'est notamment le cas de L'Express.fr, (-17,7%) et du Parisien.fr (-10,9%).

 

Les gagnants sont les sites de vidéos en ligne et les réseaux sociaux. Youtube.com a gagné 53% de visibilité, Dailymotion.com 43,6%, Twitter.com 25,5% et Facebook.com 10,1%. A noter aussi, le gain de service-public.fr (+17,4%) et de laposte.fr (+11,1%).

 

 

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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