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    Vin&Cie,

             l'espace de liberté

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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme à ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.   

 

 

 

 

 




 

Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 00:09

Le « sans » est très tendance dans le monde du vin comme dans celui de l’alimentation en général (sans sucre ajouté, sans OGM, sans colorants, sans conservateurs…)


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Le sans soufre, traceur absolu des naturistes, tient bien sûr le pompon avec, à un degré moindre, le champagne non-dosé. Il est le cauchemar des critiques, des conservateurs, des gardiens du temple ; déchaîne les passions, les horions, dans un pays qui n’aime rien tant que s’écharper, dresser des barricades de théâtre, mener des batailles d’Hernani.


Moi je ris…


Oui je ris, car je suis un « italien » de Paris c’est-à-dire un français de bonne humeur, buveur link  et je fais un bras d’honneur aux pisses-vinaigre.

 

 

Je leur dis : c’est le buveur qui décide, le cochon de payant, pas vous ! De grâce, fichez-nous la paix ! Si ces vins sont si mauvais que craignez-vous d’eux ? Qu’ils pervertissent le monde des vins ? Feriez mieux d’aller fourrer votre nez dans le long fleuve des vins ordinaires qui se déversent à prix de misère dans la GD. Mais de ceux-là vous n’en avez rien à branler…

 

 

Ne me dites pas que je suis grossier, je me mets seulement pour un temps dans le ton de celui qui proclame « je préfère avoir mal à la tête, qu’avoir la chiasse… »

 

 

Comme je suis un VC qu’a plus d’un verre dans sa musette, je bois ce que je veux, sans ostracisme, sans à priori, sans idolâtrie, sans affiliation à une chapelle, et j’avoue avoir plus de plaisir à fréquenter les petites nouvelles buveuses qui rient plutôt que la compagnie des vieux ronchons.


 

Revenons au soufre, aux sulfures, aux solfatares, du côté de Napoli


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Giuseppe Cirino, doyen de la faculté de pharmacie de Naples, cinquantenaire, est un chercheur qui s’intéresse au rôle des solfatares dans la thérapie de l’impuissance masculine


 

Vaste programme !


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Le Pr Cirino est le spécialiste du mécanisme occlusif des veines qui irriguent les « petites cavernes » du pénis.


 

Notre chercheur avait lu « qu’en 1870, le médecin propriétaire de la Solfatare de Pouzzoles avait cherché à vendre à ses patients des bouteilles remplies d’air soufré, et que ces derniers s’en étaient trouvés satisfaits. »


 

Donc il décide avec son équipe d’étudier le phénomène des solfatares et comprend vite que les « enzymes logés dans les corps caverneux, sollicités par de fortes émanations de soufre, se transforment en cystéine vasodilatatrice, laquelle a un rôle déterminant dans l’érection. »


 

L’expérimentation en labo le confirme. Âmes sensibles attachez vos ceintures « en exposant à des solutions d’hydrogène sulfureux un pénis coupé au cours d’une intervention chirurgicale de changement de sexe, on obtient et une vasodilatation et une érection. »


 

Comme le professeur est de gauche, son médicament est surnommé le « Viagra Rouge » (il faut tout de même signaler que l’hydrogène sulfureux  change de couleur à l’air libre).


 

Découverte homologuée, les résultats publiés dans la revue américaine des Sciences PNAS en mars 2009, bénie par le Nobel américain Louis Ignarro qui en a vérifié l’applicabilité sur les rats.


 

Alors pourquoi ce Viagra Rouge, écologique et peu coûteux, reste-t-il dans les limbes ?


 

Marcelle Padovani dans son remarquable livre : les Napolitains, d’où je tire cette histoire, répond « parce que cette découverte a été faite à Naples ? »


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Reste pour ceux qui veulent activer leur virilité à faire comme les Napolitains qui « s’en vont volontiers aux champs Phlégréens link pour y  respirer les exhalaisons bénéfiques de soufre.


 

La preuve ultime que les italiens sont des français de bonne humeur, le professeur Cirino affirme avec humour que la confirmation de ses découvertes il l’a trouvée à Pouzzoles même : le gardien des solfatares à deux femmes et huit enfants…


 

Gamin je sniffais les sulfures des barriques de mon pépé Louis après qu’il les eu méchées !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 13 octobre 2014 1 13 /10 /Oct /2014 10:09

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À Paris, pour faire pipi, vu le nombre scandaleusement petit des toilettes publiques, il te faut aller au café prendre un café avant d’uriner, ce qui fait que un paquet de minutes après tu as de nouveau envie de pisser.


Y’a 7 ans j’avais écrit une lettre au maire de mon village à ce sujet : link


Monsieur le maire de Paris,


Mes amis du Gers ont coutume de dire de leur colombard sec et nerveux : « sitôt bu, sitôt pissé... » Chez nous, dans notre charmant village, nous n'avons pas les mêmes aises qu'à Condom, car ici nul bout de champs, ni chaintre, ou autre lieu de plein air où l'on peut en toute tranquillité, sans nuire à l'environnement, soulager sa vessie en toute sérénité. Même nos compagnes, à la campagne, à l'abri d'un fourré, peuvent elles aussi prendre cette liberté.


7 ans déjà !


J’avais beau proclamer « Sachez aussi, monsieur le maire, sans vouloir être vulgaire, que le pisseur est aussi un électeur. » il m’était très difficile, avant de fourrer dans l’urne mon bulletin, d’exiger des deux dames, aussi bien de Longueurs&Pointes que de sœur Anne, que l’on remette à l’honneur les dames-pipis ou les vespasiennes.


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Seule avancée récente : l’érection sur le bord du canal de pissotière pour mecs en plastoche moulé. Nos copines, elles, sont priées de se retenir ou d’aller s’accroupir entre deux bagnoles en stationnement.


Nos perfides amis les anglais (« D'ici dix ans, la France sera la puissance dominante en Europe »link) ont, eux, trouvé la solution en inversant l’ordre des facteurs.

 

La check-list du Monde écrit : 

 

« A Londres, des toilettes publiques reconverties en bars et restaurants chic  Pas d'espace perdu, telle pourrait être la devise de Londres, qui exploite le moindre centimètre carré, y compris les endroits les plus insolites comme les anciennes toilettes publiques qui voient fleurir entre leurs murs bars, cafés et boutiques. Certains commerces portent des noms évocateurs en adéquation avec le passé des lieux, des sanisettes d'après-guerre à l'urinoir victorien : The Convenience ("les commodités")link, un café-restaurant dans le quartier branché de Hackney; WC, un bar à vin de Clapham, ou Artslav link, un centre artistique dans le quartier central de Kennington.link

 

CARTE DES VINS des Commodités

 

Vins blancs

 

Patrimoine de Baron Louis Blanc 2012 Vdp de Comte Tolosan, France 175ml £ 3,70     250ml £ 5,90     Bouteille £ 16

 

Klein Steenberg Sauvignon Blanc 2013 Western Cape, Afrique du S 175ml £ 4     250ml £ 6,80     Bouteille £ 19

 

Chateau Dereszla sec furmint 2012 Tokaji, Hongrie 175ml £ 4,90     250ml £ 7,80     Bouteille £ 24

 

Pinot Blanc Réserve 2012 Domaine Boeckel Alsace, France Bouteille £ 30

 

 

Vin rosé

 

Clos du Canalet Rose Vieilles Vignes 2012 VDP d'Oc, France 175ml £ 4,40     250ml £ 7,60     Bouteille £ 21

 

Vins rouges

 

Patrimoine de Baron Louis Rouge 2012 Vdp Coteaux de Fontcaude, France 175ml £ 3,70     250ml £ 5,90     Bouteille £ 16

 

Monasterio de las Vina Grenache / Tempranillo 2012 DO Carinena, Espagne 175ml £ 4,40     250ml £ 7,60     Bouteille £ 21

 

Hooley Dooley cabernet 2010 McLaren Vale, Australie S 175ml £ 5,30     250ml £ 9,10     Bouteille £ 26

 

Papier route Pinot Noir 2011 Wairarapa, Nouvelle-Zélande Bouteille £ 30

 

 

 

Prosecco et CHAMPAGNE

 

Biancavigna Prosecco Frizzante Brut NV Veneto, Italie 125ml £ 5,50, Bouteille £ 21

 

Ernest Rapeneau Sélection Brut NV Champagne, France Bouteille £ 37

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 13 octobre 2014 1 13 /10 /Oct /2014 00:09

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« C'est l'histoire d'une Jeune vigne de 20 ares, sise à Avize, plantée en 2003 sur la parcelle dite Fosse à Bull, avec toute la palette des cépages de Champagne : chardonnay, pinot noir et pinot meunier, pinot blanc, arbane et petit meslier. »

 

Le nom de cette parcelle de vigne, à Bull, c’est un clin d’œil à l’ouvrier du père de Pascal (son surnom) qui lui a appris à travailler et à qui il a acheté cette parcelle...


Vigneron : Pascal Agrapart


La Diagonale de Pascal : sur chaque rang de la parcelle Fosse à Bull les 6 cépages se succèdent un à un avec la même régularité ce qui forme des diagonales du même cépage…


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DOISNEAU - La diagonale des marches - PARIS - 1953

 

Nathalie et Pascal Agrapart m’ont invité à une dégustation en bande organisée, en un lieu tenu secret.


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Ce ne fut pas à proprement parlé une dégustation, mais un très beau moment de convivialité autour des cuvées Agrapart sur des mets d’exception préparés par Jean-François Piège.


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Tout ce que j’aime boire en mangeant, le vin en situation, à sa place…


D’entrée le Pascal nous a proposé sa nouvelle cuvée « Complantée » Grand Cru Avize Extra-Brut (1)


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Un vrai petit bijou, de haute expression, plein d’avenir vu la jeunesse de la vigne, mettre des mots sur ma belle émotion sensorielle n’aurait pas grand sens, vous jugerez par vous-même lorsque, vous aussi, vous aurez accès à cette nouvelle  cuvée d'exception.


En revanche, mettre des mots, les miens, sur la recherche de Pascal d’exprimer dans sa cuvée « Complantée » l’effet terroir, avec sa parcelle arc-en-ciel de tous les cépages champenois, peu à la rigueur vous intéresser.


Recherche, vous avez dit recherche !


Pour la vigne, plante pérenne, liane sculptée, colonisée, maîtrisée, l’intelligence de la main, ce que sait la main, de tout temps, est toujours à l’origine, par le choix du lieu d’implantation, de son orientation, du climat, de la nature du sol, ses origines et sa transformation, des cépages, des méthodes culturales, du soin prodigué, est toujours à l’origine de la naissance d’un terroir, de son expression.


Le terroir est un acquis de l’homme, une conquête toujours renouvelée où rien n’est jamais définitif, figé, thésaurisé… S’asseoir sur son terroir, n’en faire qu’une belle vitrine pour acheteurs fortunés, le maltraiter ou l’ignorer, c’est céder à la facilité des signaux du grand marché mondialisé, globalisateur et uniformisateur.


De biens grands mots me direz-vous… En êtes-vous si sûr, à force de galvauder la notion de terroir ne sommes-nous pas en train de nous priver de l’essentiel, de la force de l’origine qui a donné une forte notoriété à certains de nos vins.


Le champagne ne court pas ce risque m’objecterez-vous, à juste raison sans doute, mais pour autant que des vignerons en Champagne, tel Pascal, se préoccupent vraiment de l’expression de leur terroir ça ne saurait nuire à la notoriété de l’appellation, bien au contraire.


C’est la fonction même des éclaireurs… Être au-devant… En recherche… Le gros de la troupe suivra… Je n’en doute pas…

 

(1)           

Vinification parcellaire en demi-muids

Fermentation malolactique complète

Mise en bouteille sans filtration en mai 2012

Vieillie sur lie entre 24 et 36 mois remuage manuel

Date de dégorgement 60 j avant commercialisation

Dosage limité à 5g de sucre/litre

SO2 50 g/litre.Date de dégorgement 60 j avant commercialisation

Dosage limité à 5g de sucre/litre

SO2 50 g/litre.Mise en bouteille sans filtration en mai 2012

Vieillie sur lie entre 24 et 36 mois remuage manuel

Date de dégorgement 60 j avant commercialisation

Dosage limité à 5g de sucre/litre

SO2 50 mg/litre.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 12 octobre 2014 7 12 /10 /Oct /2014 07:00

Sentant poindre l’automne, avec Claire, mon hébergeuse, nous sommes allés déjeuner, dans le merveilleux jardin du restaurant Les Climats, car le chef venait d’inscrire la grouse d’Écosse à la carte. Nous y sommes allés à vélo, chacun de notre côté car Claire avait trente-six mille choses à faire alors que moi je passais mon temps à glander. Le vélo de Claire, d’un beau mauve, était un vieux clou Gitane remis à niveau par le vendeur du magasin de cycles du coin alors que le mien était un urban cycle ultraléger à pignon fixe acheté chez en selle Marcel ; je passais mon temps à pédaler comme un dément ce qui m’attirait les foudres de ma belle amie car elle portait un casque et moi pas. Mes justifications vaseuses à géométrie variable, mes compliments sur son beau port de casque, rien n’y faisait, Claire restait d’une intransigeance absolue. Selon un rituel bien établi j’arrivais à l’heure alors que la protectrice de ma tête se fit attendre. Vieil habitué du lieu on me bichonnait pour me faire patienter. J’adore ce lieu qui  est l’ancienne Maison des dames des postes rue de Lille. Celles-ci, au début du XXe, regroupées au central, établissaient la relation téléphonique entre le demandeur et l’abonné à l’aide de fiches. Ce système nécessitait beaucoup de personnel, en grande majorité des femmes venant de province d'où l'idée de construire un immeuble de cent onze chambres chauffées avec trois bains-douches par étage. Ces dames disposaient d’une salle à manger ouvrant sur le jardin d'hiver où je me trouvais. À cette époque, l’esprit social s’épanouissait, en dépit d’un règlement strict, dans une architecture de haute expression. L’arrivée de Michel Houellebecq, enveloppé dans sa célèbre parka Camel legend, cheveux fillasse ébouriffés, accompagné d’Antoine Gallimard son éditeur sapé comme un éditeur, me donnait un sujet d’observation. Les deux hommes, bientôt rejoint par un troisième,  se posaient à la table qui me faisait face. Houellebecq, sans être guilleret, détendu, le teint frais, commandait en apéritif un Perrier citron tout en entamant sa première cigarette, rien de transgressif nous étions à l’air libre. Sa façon bien à lui de tenir sa cigarette, coincée entre pouce et index, pointée vers le ciel, m’a toujours intriguée par son côté maniéré. Claire descendait les marches du perron.


Le chef vint lui-même servir la grouse de Claire. Goguenard je soupirais « Tu es la reine du lieu, Houellebecq va être jaloux… », cette légère effervescence autour de nous me distrayait. Il le fallait car Émilie me manquait. Son absence qui s’éternisait me plongeait dans une aphasie molle. Je n’avais de  goût à rien, passais mon temps au lit à l’attendre, alternais des temps de jeûne et des boulimies monstrueuses.  J’étais dans le dur. Claire pour me sortir de mon coaltar m’avait  acheté le bouquin de Serge Raffy où l’auteur se glisse dans la peau de Hollande. Lire était une souffrance car ça me renvoyait à mon incapacité d’écrire, je préférais faire du vélo au creux de la nuit. Comme je passais mon temps à roupiller le jour, mes nuits blanches, dans leur silence, leur vide, me déchiraient encore un peu plus, alors je sortais, je plaçais mes deux diodes clignotantes, la rouge à l’arrière et la blanche à l’avant et je déboulais le long du canal. Paris la nuit, des ombres, des zombies, des taxis en maraude, fêtards ou travailleurs, clodos, je ne laissais aucune trace. Filais. Suais. La douche me cinglait. Son corps plaqué au long du mien, ses lèvres, ses fesses dans mes paumes, la prendre, l’investir, la sentir, aller et venir dans sa tendre chaleur, guetter les prémices de son plaisir, le cerner, l’amplifier, exploser. Je jurais. Les draps étaient glacés. J’avais envie de fumer. Mon regard se posait sur le haut de ma pile de livres et le titre du bouquin de Raffy me sautait à la gueule « Moi, l’homme qui rit » Je l’ouvrais. Le feuilletais. Attrapais des phrases au vol « Mon ami, Le Bourrin, mon fidèle mamelouk, que j’ai fini par nommer ministre de l’Agriculture, s’est échiné à me répéter au cours de nos multiples campagnes que je me perdais dans le peuple, que c’était une manière habile d’éviter les miroirs. S’oublier dans  la masse. Ne jamais se regarder vraiment, courir en aveugle dans cette quête éperdue de l’autre, pas seulement pour récupérer son vote. Encore et toujours cette stratégie de l’esquive… »


Je ne sais pourquoi cette phrase me donna envie de revenir à la première page et de lire. Lire d’une seule traite en crayonnant des passages entiers. Le jour jetait une lumière blanche sur mes yeux brulants. Claire me portait du café. Je me retenais de la basculer sur ma couche. Épuisé mais plein de sève je voulais m’épandre en un corps accueillant, donner.  M’enfouir. Me perdre. Fuir. Le rire de Claire me claquait à la gueule, me propulsait à la surface sans passer par les paliers de décompression. Jeté sur le sable, tel un poisson, je murmurais « Tu cesses de te la jouer, vieux con ! » et de rire à mon tour. J’envoyais mon premier sms à Émilie à partir de mon Nokia pourri. Claire se moquait. Je lui réclamais des tartines de confiture de figues. M’habillais. Me posais devant mon écran. À côté de mon clavier, le dernier roman de Patrick Modiano. « Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier». Je l’ouvrais. J’avais noté : « Il n’avait écrit ce livre que dans l’espoir qu’elle lui fasse signe. Écrire un livre, c’était aussi, pour lui, lancer des appels de phares ou des signaux de morse à l’intention de certaines personnes dont il ignorait ce qu’elles étaient devenues. Il suffisait de semer leurs noms au hasard des pages et d’attendre qu’elles donnent enfin de leurs nouvelles. »


Modiano, gosse très tôt condamné à la solitude, à l’internat, « mais très vite pris – et en quelque sorte sauvé – par la nécessité d’écrire. »


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1968, « Place de l’Étoile » premier roman en exergue cette histoire :

 

« Au mois de juin 1942, un officier allemand s’avance vers un jeune homme et lui dit : « Pardon, monsieur, où se trouve la place de l’Étoile ?»


Le jeune homme désigne le côté gauche de sa poitrine. »


(Histoire juive »

Modiano « hors du temps, ailleurs, à contretemps. » : « Hôtel de l’Avenir, quel avenir ? »


Me terrer !


Je me terrais…

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 12 octobre 2014 7 12 /10 /Oct /2014 00:09

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Comme son nom l’indique la pêche à pied, l’une des premières prédations de nos ancêtres vivant au bord de la mer, se pratique à pied, à pied sec pour les berniques, les coques, les palourdes, les praires, les pétoncles, les tellines, les couteaux, les clams, les bigorneaux, les moules, les ormeaux… les pieds dans l’eau pour les crevettes, les étrilles, les araignées, les tourteaux…


Elle peut être professionnelle mais elle est aussi ouverte aux amateurs sous certaines conditions... Comme l’écrit le site pêche à pied c’est pour tous « une école de la nature ». En effet « Avant de parler de vos droits à la pêche sur les côtes, il est utile de parler de vos devoirs envers la nature et donc envers les pêcheurs à pied d’aujourd’hui et de demain… La pêche à pied comme beaucoup d’autres activités demande de l’observation, un zeste de bon sens, et un peu de patience. »link


Le natif du bord de mer que je suis a pratiqué la pêche à pied pour les coquillages agrippés aux rochers mais ce n’était que de la cueillette facile alors je préfèrerais la pêche aux étrilles en suivant la marée. En effet, la pêche à pied se pratique surtout lors des marées à fort coefficient car elles découvrent des rochers habituellement inaccessibles et permettent d’accéder à des zones de pêche moins ratissées.


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Puisé dans l’une de mes nombreuses chroniques : « L’étrille, communément appelée en Vendée : balleresse, est d’un gris violet avec des reflets verts et de beaux yeux rouges proéminents. Contrairement au gros tourteau dormeur elle est petite (3 à 6 cm en moyenne), vive et agressive. Pour la pêcher il faut suivre la marée car c’est un crabe nageur ou aller la dénicher dans les creux de rocher où elle s’accroche comme un pilier en mêlée. Dans mes jeunes années, je fus, lors des grandes marées d’équinoxe, un bon pêcheur de balleresses ce qui me valait l’estime de mon beau-frère de l’époque grand pêcheur. Pour éviter de se faire pincer, et elle pince dur la diablesse mais relâche contrairement au tourteau, il faut la saisir si je puis dire « par la peau du dos ». J’aimais cette prédation sportive où la balleresse étrille avait toutes ses chances et comme, en plus, sa chair est d’une grande finesse et d’un goût iodé, je me régalais. Bien sûr, sa petitesse exige que l’on prenne son temps pour l’épibosser, mais lorsqu’on la pêche au moment de sa mue le régal est de consommer ses pattes en entier. Vraiment c’est un must ! Cuites les étrilles sont d’un beau rouge vif! »


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Mais ce matin c’est de la pêche aux coques dans le Gois de Noirmoutier dont je souhaite vous entretenir.


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Le Gois de Noirmoutier c’est 4,125 km de chaussée qui se découvre au rythme des marées, six mats de perroquet, 3 balises refuges et 907 945 passages en 1970 l’année précédant l’ouverture du pont.


Quelques dates :


-        Avant 1780, le Gois porte son nom et est repéré par de courts poteaux en bois. « la route n’est pas empierrée et il n’est pas rare de s’écarter du  bon chemin pour aller s’envaser plus loin. »


-        1786 les premières balises, 18, sont installées.


-        1805 sous l’impulsion de l’ingénieur Louis-Joseph Plantier 2 postes de cantonniers de la mer : les Garde-Goa, sont créés par le département.


-        1832 : officialisation du Gois sous le nom de voie n°5.


-        1841 : création d’une ligne régulière de diligence Beauvoir-Noirmoutier.


-        1872 : empierrement de la chaussée.


-        Au début des années 1900 les premières voitures s’y aventurent, d’abord chargées sur des charrettes, puis ensuite par leurs propres moyens.


-        1924 : élargissement de la chaussée qui est macadamisée.


-        1935 : comme la dégradation du revêtement est quotidienne on pose de lourds et larges pavés.


Source : Noirmoutier l’inventaire inachevé d’Éric Bouhier.


« Les coques vivent en colonie à l’état sauvage et se plaisent dans les estuaires et dans les baies protégées, au sol sableux et vaseux. Elles restent, en permanence, enfouies dans le sable à quelques centimètres de la surface. Dès que la marée les recouvre, elles sortent leur deux siphons et filtrent l’eau de mer pour se nourrir des matières en suspension… »


« La France est le 3e producteur mondial de coques, après les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Les gisements sont répartis le long du littoral Atlantique allant de la frontière belge à l’Espagne. »


Almanach

 

Ma science de la coque, qui prends, selon les régions, le nom de bucarde, demoiselle, rigadeau, sourdon, maillot, mourgue ou hénon, je la puise dans l’Almanach Gourmand 2015 qui est une bible du bien manger intelligent.


Bon, ce sont les hénons de la Baie de Somme qui sont à l’honneur, dans le triangle allant du Crotoy, aux pointes du Hourdel et de Saint-Quentin.


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« Dès lever du jour, les pêcheurs à pied partent à marée basse jusqu’aux gisements, munis d’un râteau et d’un crible (la venette). Ils grattent le sable, ramènent les coques dans la venette et la secoue jusqu’à ce qu’il reste que des coques d’une taille règlementaire. Les coquillages sont ensuite nettoyés, conditionnés dans des sacs et expédiés dans des bassins d’épuration pendant 48 heures ou  directement à la Conserverie Saint-Christophe, où ils sont préparés après cuisson. »


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Souvenir du passage du Gois dans la C4 de Louis Remaud, l’arrêt au retour pour aller patauger et gratouiller dans la vase noirâtre afin de ramener des coques à la maison. Nous avions toujours un soupçon d’angoisse de nous faire surprendre par la montée rapide de la marée même si la perspective de passer la nuit juché sur un refuge nourrissait nos goûts d’aventure.


Enfin, sur le plan gustatif, je préfère les coques ouvertes à la poêle avec des oignons émincés, des herbes et de la crème fraîche, avec bien sûr un verre de Muscadet

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 11 octobre 2014 6 11 /10 /Oct /2014 00:09

En feuilletant le dernier LeRouge&leBlanc, le 114, à la recherche d’un bon plan pour vous infliger une nouvelle chronique, je me disais dans ma petite Ford d’intérieur, ils ronronnent les gars, ça s’institutionnalise, l’ennui naquit de l’uniformité, ça manque d’angles, ça s’essouffle…


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Et puis, tout à la fin, vint un entretien avec Lilian Bérillon réalisé par Jean-Marc Gatteron. Un titre à la Libé : Le bon plant et surtout une approche du métier de pépiniériste qui sortait des sentiers battus, convenus. Rien que pour cet entretien j’absolvais LeRouge&leBlanc des péchés susmentionnés.


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Remarquable !


Du miel, à faire lire à tous ceux qui se piquent de stratégie dans la maison de la Vigne et des vins de France.link


À lire dans son intégralité, donc je ne vais pas vous en faire un abstract qui dénaturerait les propos de Lilian Bérillon qui me semble être un homme exigeant, c’est une qualité, « méticuleux et rigoureux avec lui-même, sensible et modeste », doté du doute cartésien, l’intelligence de la main…


Dans mes fonctions au 78 rue de Varenne j’ai eu à traiter des affaires de pépinières, deux syndicats en ce temps-là, au sud c’était Grangeon, au nord peut-être Mercier, et je n’ai pas gardé un très bon souvenir de la corporation.


« La greffe est le triomphe de l’art sur la nature » Charles Baltet L’art de greffer, G. Masson, 1892


7 pages

 

Je sélectionne 2 questions : depuis quand greffe-t-on ? et la philosophie du métier de pépiniériste selon Lilian Bérillon.


-        L’activité de pépiniériste a débuté après le phylloxera. Le premier pépiniériste était de Sablet dans le Vaucluse au début du XXe siècle. À Carpentras se trouvait le plus gros marché de plants de vigne et de racinés. Rappelons que le greffage en racinés consiste à planter le porte-greffe, d’attendre son enracinement, puis de greffer le greffon alors que le support est toujours dans le sol. 


-        … Mon idée est d’utiliser des pratiques plus respectueuses du végétal. On avait connu la greffe en fente, celle qui était pratiquée par mon grand-père maternel. Lorsqu’il a assisté à l’arrivée de la greffe mécanique dite « à l’oméga », il m’a précisé ceci : « Tu verras, beaucoup de problèmes surviendront dans les années futures parce que la sève ne circule pas bien ! »


Greffe en fente : porte-greffe et greffon sont taillés en biseau, puis emboîtés manuellement, la surface de contact est ainsi plus importante et assure plus d’échanges entre les parties du plant.


Enfin pour clore cette chronique la question dont la réponse doit être lue avec une toute particulière attention… « Quel regard portez-vous sur l’état du vignoble ? »


-        Globalement le vignoble est dans un état très moyen. Combien de fois sommes-nous venus visiter des parcelles pour faire des sélections et combien de fois sommes-nous revenus bredouille ! Je connais des parcelles sur lesquelles on ne peut pas sélectionner un seul pied, car les ceps sont trop mal entretenus et la présence de maladies et viroses est telle qu’il nous est impossible de sélectionner. Car le problème est bien-là : la qualité sanitaire globale du vignoble. Lors de nos travaux de sélection nous faisons part aux vignerons de la dégradation de leurs parcelles. Nous essayons de faire en sorte qu’ils prennent conscience des viroses ou maladies. Malheureusement, ils ne font pas la même analyse que nous. En fait, depuis la sélection clonale, beaucoup ont délaissé leurs vignes et, en même temps, perdu l’expérience que les anciens possédaient. Ils se sont désintéressés du végétal. Ils ont beaucoup à réapprendre. Être vigneron, c’est s’approprier certains gestes comme celui de sélectionner. On a donc d’un côté un vignoble qui se dégrade et, de l’autre, une prise de conscience mitigée de la part d’une partie des vignerons. Mais voyez-vous j’ai l’espoir que les prochaines décennies soient celles du végétal. J’ai le sentiment que les générations qui arrivent comprennent notre discours et l’intérêt de repartir avec des vieilles variétés qui génétiquement ont davantage de résistances – et de diversité aussi – que les clones.

 

Bonne lecture de LeRouge&leBlanc…

 

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 00:09

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Comme je suis tout sauf modeste, à l’image des précurseurs d’arômes dans les vins, j’affirme ce matin que je suis un précurseur de notoriété.


Putain les chevilles, enflure maximale des chevilles, mais j’assume mon gros ego.


Qui donc a écrit «C'est quoi les pommes tapées ? » le 1er août 2007 ? link

 

Ma pomme…

 

J’écrivais.


« Dans un charmant petit resto de la Butte aux cailles, chez Paul, dans le 13ème, récemment j'ai mangé en dessert une pomme tapée. Délicieuse, un vrai régal ! Pour vous faire saliver et instruire les ignorants, ce matin je vous livre cette chronique : « c’est quoi les pommes tapées ? » en vous contant l'histoire d'un couple : Sylviane et Alain Ludin, passionnés d'habitat troglodytique, qui se sont installés entre Loire et coteau, à Turquant près de Saumur, là où est né le tuffeau. Creusée de kilomètres de galeries la roche à longtemps abrité la vie cachée des troglodytes. Le couple y découvre des fours. Deux vieilles dames, 94 et 91 ans, leurs révèlent l'usage de ces fours : la fabrication de pommes tapées. Elles se souvenaient, avant la guerre 14-18, d'avoir tapé des pommes le soir en revenant de l'école. »


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7 ans après L’Almanach Gourmand 2015 d’Yves Roueche consacre un article à la Petite et Grande Histoire des poires et des pommes tapées.


La citation qu’emprunte mon titre est tiré de l’Almanach et elle le fruit de l’humour de Jean Delacour ornithologue franco-américain (1890-1985)


J’ai hésité entre elle et une autre « La boxe est un sport très fruité : quand tu te prends une pêche en pleine poire, tu tombes dans les pommes et tu ne peux plus ramener ta fraise. » Gustave Pie écrivain français (1978-)


J’ai choisi la plus courte.


Bien évidemment l’almanach est plus prolixe que moi pour raconter l’Histoire avec un grand H.


Ça commence « en l’an 1147, le roi Charles VII, accompagné de son épouse Aliénor d’Aquitaine et sa suite, partirent pour la première croisade à l’appel du pape Eugène III. Ils revinrent en 1149, après avoir échoué à assiéger Damas et sans avoir remporté la moindre victoire. Ce fut un échec total pour la chrétienté. »


Mais ils ne revinrent pas totalement bredouille « ils ramenèrent dans leurs bagages une variété de prunier, dit de Damas »


Le peuple ironisa en proclamant  « qu’ils étaient allés là-bas pour des prunes » expression qui a toujours cours.


À son retour Aliénor résidant à Fontevraud encouragea la plantation de pruniers de Damas dans la vallée de la Loire et les paysans, qui avaient accompagné le roi à la croisade, pendant leur séjour apprirent à conserver les fruits en les séchant au four.


Bien évidemment la technique décrite par Jean Roques dans son Traité des plantes usuelles en 1837 « On les passe à l’eau bouillant, on les laisse égoutter sur des claies, on les pèle, et on les fait sécher au four. Ensuite on les baigne dans leur propre jus, mêlé à du sirop de sucre, et on les remet au four pour qu’elles sèchent suffisamment. » s’appliqua aux pommes et aux poires locales.


Mais en plus, juste avant le dernier passage au four, pommes ou poires étaient aplaties avec la paume de la main ou une palette.


Comme vous pouvez le constater L’Almanach Gourmand 2015 d’Yves Roueche rend plus intelligent et permet de dégotter des produits vrais, authentiques.


L’avoir dans sa bibliothèque c’est l’assurance du bien-manger.


Pour les poires tapées c’est ICI link

 

Pour les pommes tapées c’est ICI link

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 9 octobre 2014 4 09 /10 /Oct /2014 13:00

Ils sont jeunes et beaux, des révolutionnaires, ça ne fait aucun doute pour eux, avec l’avènement du numérique et de l’essor de la vente en ligne ils vont se goinfrer de parts marchés.


« Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi. »


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Chroniques de succès annoncés… les start-up sont lâchées… l’extension du domaine du vin a commencé…

Que Sera Sera...


Deux exemples glanés sur le Net…


1-    « Vinocasting, la startup créée en 2012 avec pour ambition de révolutionner les comportements d’achat de vin, vient de fusionner avec iVino, spécialiste de la vente de vins en ligne. A cette levée s’ajoute la finalisation d’une levée de fonds de 220 000 euros, pour financer son développement. » la suite ICI link

 

2-  Nous sommes heureux de vous annoncer que Le Petit Ballon, leader de la vente de vins par abonnement, lève 1 million d’euros auprès de Wonderbox.

 

Veuillez trouver ci-joint le communiqué de presse.

 

Le Petit Ballon, en quelques mots et chiffres, c’est :


-           2 jeunes entrepreneurs et l’ex chef sommelier du Ritz

-           Création en 2011

-           Le Petit Ballon a enregistré les dernières années la plus forte croissance du marché de la vente de vin (supérieure à 200% par an)

-           3 Millions d’Euros de CA en 2014 (x3 par rapport à 2013)

-           Une équipe de 15 personnes

-           Plus de 400 000 bouteilles vendues

 

Nous serions ravis de vous apporter des informations complémentaires si besoin et de vous mettre en relation avec les fondateurs du Petit Ballon, n’hésitez pas à revenir vers nous,


.

COMMMUNIQUÉ de PRESSE


Le Petit Ballon, leader de la vente de vin par abonnement lève 1 million d’euros auprès de Wonderbox


Paris, le 6 octobre 2014 : Le Petit Ballon, pionnier de la vente de vin par abonnement dans le secteur des abonnements de vin en ligne annonce une levée de fonds de 1 million d’euros auprès de Wonderbox afin de déployer son activité à l’échelle européenne.


Créé en 2011 par Martin Ohannessian, Matthieu Lesne et Jean-Michel Deluc (ancien chef sommelier du Ritz), Le Petit Ballon est le pionnier français dans le secteur des abonnements de vin en ligne. En moins de 3 ans, la société s’est imposée comme champion français avec plus de 10 000 abonnés.


Bénéficiant d’un savoir unique, Le Petit Ballon a enregistré les dernières années la plus forte croissance du marché de la vente de vin (supérieure à 200% par an). L’année 2014 s’annonce aussi dynamique que les précédentes, notamment grâce au lancement de ventes événementielles ouvertes aux abonnés et aux non abonnés.


Afin d’accompagner cette croissance Le Petit Ballon a souhaité accueillir dans son capital un acteur de premier plan. Cette levée de fonds de 1 m€ auprès de Wonderbox, et organisée par Financière Cambon, permettra à ses dirigeants d’accélérer leur stratégie de croissance internationale et d’élargir leur distribution. La collaboration entre les 2 sociétés commence avec la sortie d’un coffret Wonderbox / Le Petit Ballon disponible pour Noël dans plus de 5 000 points de vente en France.


Martin Ohannessian déclare : « Après 3 ans d’innovation et d’audace, nous sommes heureux d’accueillir à notre capital l’un des plus prestigieux acteurs du Loisir en Europe. Cette levée de fonds nous donne les moyens de notre ambition internationale avec l’ouverture dès 2015 de l’Angleterre. »


Fabrice Lepine, Directeur Général de Wonderbox ajoute : « Nous avons choisi d’accompagner la croissance du Petit Ballon, jeune société en plein essor afin de soutenir leur développement et leur expansion à l’international.


Cet engagement fait sens pour Wonderbox, qui cherche à explorer des axes de diversification en lien avec des métiers connexes pour nourrir sa stratégie d’innovation. Par ailleurs, le concept novateur du Petit Ballon et les synergies business possibles avec l’offre Wonderbox ont été un autre point déterminant dans notre engagement. La première concrétisation de ce partenariat vient de voir le jour avec le lancement, cet automne, d’un coffret cadeau Wonderbox -Le Petit Ballon qui permet de découvrir une sélection de l’offre Le Petit Ballon, une première sur le marché des coffrets cadeaux ! »


INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES


A propos du Petit Ballon


Fondé en 2011 par Martin Ohannessian, jeune entrepreneur musicien, Jean-Michel Deluc, ancien chef sommelier du Ritz et Matthieu Lesne, Le Petit Ballon est le pionnier français dans le secteur des abonnements de vin en ligne. Il offre une nouvelle approche de l’achat, de la découverte et de la dégustation du vin. Le Petit Ballon ou la boite à vin nouvelle génération, ludique et gourmande.


Le Petit ballon vous livre chaque mois deux bouteilles de vin sélectionnées par Jean-Michel Deluc, maître sommelier et ancien chef sommelier du Ritz.


Deux formules d’abonnement sont proposées : L’Age de Raisin et Le Bel Age


L’Age de Raisin à 19,90€/mois


2 vins délicieux, souvent méconnus, toujours originaux, que l'on aime déguster tous les jours. Le tour de France des appellations à connaître, en passant par quelques découvertes incroyables des vins du Monde.


Le Bel Age à 39,90€/mois


Une magnifique sélection de 2 bouteilles parmi des appellations prestigieuses, des cuvées et domaines remarquables et toujours à prix d’amis. Des grands blancs de Bourgogne, des grands crus rouges de Bordeaux, en passant par le Rhône, la Loire, le Sud-Ouest et au-delà de nos frontières. Le nec plus ultra en vins.


Avec une première levée de fonds en 2013 auprès de business angels (Marc Ménasé, fondateur de menlook.com, David Nedzela, Arnaud Hadida), qui lui a permis d’accélérer sa croissance et de rapidement se positionner comme le leader de l’abonnement de vin, Le Petit Ballon bouscule et révolutionne nos habitudes de consommation tout en apportant à chaque abonné les connaissances nécessaires pour pouvoir apprécier le vin.


Entièrement pensé pour être adapté à nos modes de vie, actifs et connectés, Le Petit Ballon apporte en plus de la dégustation de 2 bouteilles par mois, un contenu qualitatif et se propose de faire notre éducation de manière amusante et décalée.


« Le vin est une matière trop sérieuse pour que l’on se prenne au sérieux », aime à dire Jean- Michel Deluc.


Plus d’informations sur www.lepetitballon.com


A propos de Wonderbox


Passionnés d’aventure, spécialistes de l’émotion, dénicheurs d’expériences, experts de l’évasion, chez Wonderbox, nous capturons les moments de bonheur pour les mettre en boîte ! Créé en 2004 par Bertile Burel & James Blouzard, un jeune couple passionné de voyages et de découvertes, Wonderbox s’est rapidement développé en France grâce au bouche à oreille, puis à l’international.


Wonderbox met toujours la qualité au cœur de ses préoccupations: choix rigoureux des prestataires, diversité et originalité de l’offre, contrat qualité client, partenaires prestigieux (Gîtes de France, ELLE, Cinq Mondes, Hôtels Lucien Barrière, Les Hôtels Particuliers…) autant d’innovations qui garantissent la satisfaction de nos clients. Aujourd’hui, la société emploie plus de 250 collaborateurs et poursuit sa forte croissance avec pour ambition d’être toujours à la pointe de l’innovation sur le marché des loisirs.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 9 octobre 2014 4 09 /10 /Oct /2014 00:09

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Lorsqu’un « m...iocre » sur Face de Bouc déverse sa petite bile sur le mur d’1 autre « ami » qui a posté l’une de mes chroniques, sans rien me demander, je vérifie si nous sommes amis.


Ouf, il n’en est pas !


Nul n’est dans l’obligation de lire mes chroniques et je ne comprends toujours pas pourquoi certains se les infligent. C’est soit du masochisme ou de la perversité.


Je n’ai pas à m’en plaindre puisque j’ai choisi d’être sur Face de Bouc pour y poster chaque matin mes chroniques et des informations que je glane ici et là.


Pour autant je n’y suis pas pour participer à des échanges qui tournent souvent en eau de boudin. À chaque fois que me suis laisser-aller à argumenter je l’ai très vite regretté : c’est chronophage, souvent dénué d’intérêt et surtout ça ouvre les vannes à ceux qui ne sont là que pour tenter d’exister sur ce réseau social. Grand bien leur fasse mais je n’écris pas pour eux.


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« On n’entre pas dans Facebook, on y est recruté, ou plutôt aspiré par la promesse de n’y rencontrer que d’autres soi-même, ses amis, ses clones. On est entre soi, entre alter ego ; on se reconnaît, on se ressemble, même si le plus souvent cette connivence est totalement artificielle […]


Tous des amis ! Partageant les mêmes les mêmes goûts du paraître, la même soif d’affichage, la même absence de discrétion et de pudeur. La distance spatiale n’est qu’un leurre cachant mal une promiscuité rassurante, une ressemblance factice. Sur ce réseau, il est devenu aujourd’hui quasiment honteux d’avoir moins d’une centaine d’amis. On y mesure son degré de popularité et même sa valeur personnelle sur le nombre de ceux qui, d’un clic, se sont déclarés nos amis et qui, pour autant, ne verseraient pas une larme sur nos malheurs, ne nous tendraient pas la main dans la difficulté et ne se réjouiraient guère de nos succès. Cette « amitié décrétée », fondée sur la facilité et la complaisance, révèle finalement la peur de l’Autre, peur de son regard, de sa parole et de son exigence ; peur d’être reconnu dans sa singularité. » 

 

« Comment sommes-nous devenus si cons ? » le livre d’Alain Bentolila n’est pas pour moi un coup de gueule mais une belle et bonne colère salutaire qui s’adresse à nous tous : « Lecteur, ne t’y trompe pas ! Ce livre ne pointe personne du doigt. Il dénonce un danger majeur : l’extinction progressive de notre goût de la découverte, de notre volonté de questionnement, de notre désir de comprendre et d’apprendre. » nous prévient l’auteur dans son adresse.


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Comme lui « une telle perspective me terrifie, car elle marquerait la rupture avec l’aventure des hommes, engagés depuis toujours dans une quête obstinée du savoir. »


Le titre volontairement accrocheur, provocateur, est une concession à l’esprit consumériste de notre temps où, pour émerger de l’abondant flux éditorial, il faut se faire remarquer, séduire la chalandise et l’éminent linguiste qu’est Bentolila en convient « Disons-le tout de suite : je n'ai de réserves quasiment que sur le titre.   « Con » est un mot d'un emploi si courant, à l'oral, que son passage à l'écrit pose toujours un problème (je me rappelle un billet de première page du Monde où le chroniqueur du jour s'était défoulé, le jour où cet honorable journal avait finalement accepté le mot dans ses pages). Et puis, comme Brassens autrefois, je m'indigne : « C'est injuste, madame, et c'est désobligeant / Que ce morceau de choix de votre anatomie / Porte le même nom qu'une foule de gens... »


Dans une petite chronique du 19 juin 2014 « Le poids des mots : la bêtise, la connerie, l’idiotie et la sottise… » link je soulignais que « La connerie me semble bien trop large, bien trop extensible, si vulgaire quelle tombe souvent dans la facilité.»


« La connerie permet des variations plus amples, plus variées que la bêtise, la sottise, l’idiotie, l’imbécillité ou la stupidité elle offre une plus large palette : c’est un foutu con, un sale con, un mauvais con, un petit con, un grand con, un pauvre con, un misérable ou un lamentable con ... Que sais-je encore même si dans le langage usuel dire ou faire des conneries, des bêtises, des âneries, des idioties ou des sottises semble équivalent.


J’aurais préféré « Comment sommes-nous devenus si stupides ou si sots ? »


Qu’importe !


Il y a urgence à s’insurger, à résister, ne pas se contenter de s’indigner en de longs défilés terrestres en scandant des slogans ou de se défouler anonymement sur les réseaux sociaux.


Même si ça vous paraît grandiloquent la patrie de l’intelligence est en danger !


« De mensonges en manipulations, de complaisances en lâchetés, notre intelligence collective se délite jour après jour. Et pendant ce temps-là les zélateurs d’une modernité triomphante célèbrent stupidement l’avènement d’un « monde nouveau » assujetti à la proximité et l’immédiat, résigné à l’imprécision, abandonné au consensus mou, séduit par le repli communautaire et dominé par la peur de l’autre. »


Je souscris sans réserve à ce constat, et tout comme Bentolila je ne verse pas dans la victimisation : nous ne sommes pas les « victimes d’un complot ourdi par des forces obscures décidées à saper les fondements de notre civilisation. »


Oui, ne cherchons pas ailleurs qu’en nous-mêmes les responsables de cette décadence intellectuelle »


Responsabilité plus qu’une culpabilité qui ne s’en tiendra qu’à un confortable mea culpa.


« Nous sommes  devenus cons parce que nous avons renoncé à cultiver notre intelligence commune comme on cultive un champ pour nourrir les siens. Oubliés le questionnement ferme, le raisonnement rigoureux, la réfutation exigeante ; toutes activités tenues aujourd’hui pour ringardes et terriblement ennuyeuse, remplacées par le plaisir immédiat, l’imprécision  et  la lâcheté. »


N’oublions pas que « ce qui nous définit, c’est la volonté de penser ensemble le monde au-delà des apparences. »


« Nous ne devons pas attendre d’un prophète ou d’un quelconque messie la révélation de la vérité…


Il est grand temps que nous identifions les ennemis de notre intelligence collective.


Il est grand temps que nous entrions en résistance contre tout ce qui nous abêtit, tout ce qui anesthésie notre desiderio di sapere (« le désir de savoir » titre d’un livre publié à Rome en 1603 par le jeune, 18 ans, Frederico Cesi) et celui de nos enfants.


Dans une interview Bentolila répond « On n’est pas con, on nous a rendus cons ! La télévision en porte une grande responsabilité : même sil y a des émissions remarquables, celles regardées sont souvent d’une affligeante débilité. Les réseaux sociaux ont également une part de responsabilité ; Facebook rend les gens très cons. Les hommes politiques, enfin, au discours rodé, nous prennent également pour des cons et à force, on finit par le croire. »


Jean-Paul Brighelli conclut très justement dans le Point que « C’est un livre convaincant, écrit avec une fougue de jeune homme par un universitaire las de la destruction de l'université, un humaniste courroucé par la déshumanisation de la pensée, un philosophe effondré devant cette nuit qui tombe aujourd'hui sur les Lumières. »


Cependant, comme l’écrit un autre critique, « le livre flirte parfois avec l’internet bashing. La télé est évidemment égratignée, avec quelques clichés sur la prévisibilité supposée des séries. Visiblement, l’auteur est passé à côté de The Wire ou de Game of Thrones. »


J’y reviendrai dans une prochaine chronique, même si je vous conseille de lire ce livre que je prends tout pour argent comptant ce serait faire insulte à la volonté de l’auteur de nous voir prendre en mains notre destin collectif en construisant pierre après pierre des projets utiles que l’on pourra partager. En quelque sorte tout ce que mon petit blog de merde tente de faire depuis presque 10 ans.

 


GEORGE BRASSENS LE ROI DES CONS... par xav66_66

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 09:00

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Ce n’est pas une chronique, pas un mot de moi, mais tout à la fois un hommage à l’intelligence de la main nichée tout au fond de la Creuse et un pied de nez à certains petits cancrelats de Face de Bouc marinant dans leurs sombres soupentes qui sont incapables d’aligner plus de deux phrases à la suite.


« Issue d'une commande de la Cité Internationale de la Tapisserie et de l'Art tissé à Aubusson, cette vidéo a été produite par Made in Town avec le soutien de la Fondation d'Entreprise Hermès dans le cadre d'un workshop organisé à Aubusson par l'Institut Français de la Mode. L'accent est porté sur l'idée de formation et de transmission du savoir-faire et des particularités de la tapisserie d'Aubusson. »


Inscrit en 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité UNESCO


« Tradition pluriséculaire, l’artisanat de la tapisserie d’Aubusson consiste dans le tissage d’une image selon des procédés pratiqués à Aubusson et quelques autres localités de la Creuse (France). Cet artisanat produit des tentures généralement de grande taille destinées à orner des murs, mais aussi des tapis et des pièces de mobilier. La tapisserie d’Aubusson s’appuie sur une image de tout style artistique, préparée sur un carton par un peintre cartonnier. Le tissage est effectué manuellement par un lissier sur un métier à tisser placé à l’horizontale, sur l’envers de la tapisserie, à partir de laines teintes artisanalement sur place. Ce procédé exigeant implique un temps de réalisation et un coût importants. Les tapisseries d’Aubusson sont une référence dans le monde entier, au point qu’« Aubusson » est devenu un nom commun dans certaines langues. La production de tapisseries à Aubusson et à Felletin fait vivre trois petites entreprises et une dizaine d’artisans lissiers indépendants, suscitant une activité induite significative (production de laine et filature, commerce, produits dérivés, musée, expositions et tourisme). Pour stabiliser le niveau d’activité et éviter la rupture de la chaîne de transmission, il est nécessaire d’intéresser les jeunes générations et de promouvoir ce patrimoine. »


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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