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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme à ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.   

 

 

 

 

Photo du Taulier de Ludovic Carème © http://www.ludoviccareme.com/ 




 

Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 10:00

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Les Inrocks « 231 disquaires participent au “Record Store Day” dans toute la France. Pour s’y retrouver au milieu des 296 sorties on vous a préparé un guide pour l’occasion » link


DAVID BOWIE, «ROCK’N’ROLL SUICIDE»


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« Voilà l’incontournable objet fétichiste qui agite ce Disquaire Day 2014. Ce picture disc (un vinyle avec une photo imprimée à même les sillons, malheureusement souvent gage de son défaillant) regroupe le single Rock’n’Roll Suicide, titre final de l’album culte de Bowie The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, et surtout sa version live jouée en clôture du fameux concert du 3 juillet 1973 à l’Hammersmith Odeon de Londres. Ce soir-là, David Bowie avait suicidé devant son public, interloqué, l’alter ego androgyne qui l’avait porté au firmament pop. Précédée du discours resté historique qui avait introduit la chanson, cette version déjà bien connue est tirée de Ziggy Stardust, the Motion Picture, la bande originale du film sortie peu après. » link


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 00:09

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L’autre jour, à cause de mon hernie fiscale et de mon ongle incarcéré, je me suis cassé la gueule de mon vélo. Le toubib m’a fait 10 points de soudure. Comme je n’avais pas ma carte virale j’ai dû cracher au bassinet. Pour sûr que c’est moins grave que de se choper la grippe à vierge, de se faire ligoter les trompes, de se faire enlever sa vésicule immobilière ou de se faire entuber par son gastrologue. En plus comme j’ai un acné du sommeil je voudrais faire un ketch-up. Pour ça j’ai contracté un spécialiste car j’ai peur qu’on soit obligé de me poser un pince-main-cœur.


Et ce n’est pas tout, ce n’est pas tout, comme si ça ne suffisait pas :


Les tanins sont suaves, gras et complets, racés, ou donnent le sentiment de race et d'équilibre au plus haut degré, bien dessinés, fermes mais serrés, élégants, peuvent avoir beaucoup de classe et parfois même, au coin d’un bois, les goûteurs découvrent de superbes tanins racés.


Le boisé peut-être exact contrairement au TGV, luxueux sans masquer une matière sensuelle et complète s’il est intégré adroitement.


La chair peut-être élégante, le corps plein et crémeux dans ses sensations tactiles.


Ainsi le vin peut-être hédoniste et généreux, avoir une très belle dimension à la fois intense et noble ; le fruit rouge lui est précis, plus solaire, gras et souple.


Bref, les goûteurs m’enduisent en erreur je suis en plein coma idyllique.


Ce qui précède provient :


1-      Du docteurMichel Guilbert qui a réuni dans un livre intitulé « C'est grave docteur? » (éd. L'opportun) près de trois cents citations de ses patients qui se mélangent les pinceaux (linguistiques) avec les termes médicaux.


2-     Du copié-collé d’extraits de commentaires (sans correction orthographique) de la sélection d’un duo célèbre du côté de Bordeaux avec les bonnes affaires, les valeurs sûres, retour au sommet et les stars du millésime. Pour plus de précision sur cette sélection prière de s’adresser à leur passeur de plats habituel que je trouve bien peu productif en ce moment… aurait-il eu de mauvaises lectures ayant entravées sa surface médiatique. Le mystère reste entier.


« Tannin racé


Beaucoup de classe dans le tannin.


Boisé exact, tannin racé, type Pauillac évident.


Boisé luxueux, mais ne masquant pas une matière sensuelle et complète pour le millésime.


très adroite intégration du boisé.


Bonne définition élégante et ferme, fruit rouge précis, tanin bien dessiné, allonge.


Onctuosité supérieure.


Fruit plus solaire, gras et souple.


vin hédoniste et généreux.


Très belle dimension à la fois intense et noble : tanin ferme, mais serré, chair élégante.


Corps plein et crémeux dans ses sensations tactiles, saveur riche, complexe, harmonieuse, tannin d'une parfaite élégance, sentiment de race et d'équilibre au plus haut degré »


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 09:07

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S’il est un roman qui a marqué ma vie c’est bien Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, lu, dès sa parution en traduction française en 1968.

 

Un choc !


La démesure, l’irrationnel du quotidien, une langue puissante, exubérante mais parfaitement maîtrisée, un réalisme magique, font de l’épopée familiale Cent ans de solitude « le plus grand roman écrit en langue espagnole depuis Don Quichotte » selon Pablo Neruda.


Immense roman politique, récit merveilleux où Gabriel Garcia Marquez vous prend pour ne plus jamais vous lâcher. C’est fascinant, rien ne peut vous distraire de ce récit, véritable canopée de la dynastie des Buendia, depuis la création de leur village jusqu'à sa destruction par une tourmente. Calque fabuleux de l'histoire de l'humanité révélée au travers de 7 générations d'une famille confrontée à toutes les ambitions, de la science à la guerre sans oublier l'amour.


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C’est géant !


« La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient » (Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez)


Oui c’est la mort d’un géant de la littérature, le Colombien Gabriel Garcia Marquez, dit «Gabo», son surnom affectueux dans toute l'Amérique latine, Prix Nobel de littérature 1982, décédé à son domicile de Mexico jeudi 17 avril. Il était âgé de 87 ans.


« Sa formation intellectuelle ainsi qu'un certain sens de la démesure lui viennent du colonel Marquez, son grand-père libre-penseur qui, pour meubler l'ennui d'un temps immobile, lui ressassait inlassablement ses souvenirs de la guerre des Mille Jours : une dévastatrice guerre civile qui, entre 1899 et 1902 opposa le camp « libéral » (dont il faisait partie) et celui des « conservateurs », et se solda par la victoire de ces derniers. »


« Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace… »


C’est la première phrase, dans la traduction française de Claude et Carmen Durand, en 1968 du grand roman de Gabriel Garcia Marquez Cent ans de solitude, publié par les Éditions du Seuil (Paris) qui, dès sa publication en 1967, à Buenos Aires, a connu un succès extraordinaire qui surpris l’auteur. « Il fut sincèrement abasourdi par le succès de ce livre. Il l'attribua au fait qu'il était d'une lecture facile, avec son enchaînement de péripéties fantastiques. Toujours est-il que son impact contribua à la notoriété internationale des autres écrivains du « boom latino-américain », de Juan Rulfo à Mario Vargas Llosa, en passant par Jorge Luis Borjes, Julio Cortázar et Carlos Fuentes. »


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« Malgré le succès de Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez parle d'un livre « superficiel » et ne cache pas sa préférence pour un autre de ses romans, « L’amour au temps du choléra », publié en 1985. Une fois encore, il puise l'inspiration dans ses racines puisque le livre raconte l’histoire d’amour de ses parents, qui a été perturbée par la résistance des parents de sa mère, et notamment du colonel. »


Et pourtant « Toute l'Amérique latine se reconnaîtra bientôt dans cette saga héroïque et baroque. Cinq ans après sa sortie, Cent ans de solitude aura déjà été publié dans vingt-trois pays et se sera vendu à plus d'un million d'exemplaires rien qu'en langue espagnole. »


L’œuvre de Gabriel Garcia Marquez a été traduite dans toutes les langues ou presque, et vendue à quelque 50 millions d'exemplaires.


« La menuiserie »


Gabriel Garcia Marquez a toujours su qu'il deviendrait écrivain. « J’avais la volonté, les dispositions, le courage et la capacité de le devenir. J’ai toujours écrit et je n’ai jamais songé faire autre chose, disait-il. Si l'envie est là, l'étudiant en droit âgé de 20 ans peine néanmoins à acquérir les techniques d'écriture. Jusqu'au jour où un ami lui offre un livre qui le marque à jamais, « La Métamorphose » de Franz Kafka. En lisant les premières pages, il découvre la méthode narrative « pour hypnotiser le lecteur, disait Gabriel Garcia Marquez. Il faut une énorme quantité de clous, vis et charnières pour qu’il ne se réveille pas. C’est ce que j’appelle la menuiserie ».


Mon plus grand regret dans ma vie c’est de ne pas avoir eu le courage de me contenter de devenir un modeste menuisier…


Sources : le Monde et France 24


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 00:09

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En ma jeunesse mothaise les lourds rouleaux compresseurs des Ponts&Chaussées, gros balourds lents et massifs me fascinaient par leur capacité à transformer un chemin creux, souvent boueux, truffé d’ornières, en un ruban lisse et carrossable. Au conseil municipal de la Mothe-Achard mon père était en charge des chemins menant aux champs. On les empierrait puis le rouleau compresseur compactait ce support en le tassant. C’était très important pour les gens des métairies, un progrès.


J’aurais aimé en conduire un, tourner le drôle de volant vertical pourvu d’une poignée pour lui faire faire un lent demi-tour sur place puisque ce gros scarabée était articulé en son milieu. Je n’en ai jamais eu l’occasion mais je me souviens de l’ironie de mon père à propos des Ingénieurs des Ponts&Chaussées arrondissant leurs traitements de fonctionnaires en prélevant un % sur les travaux de la voirie communale : la taxe sur les tas de gravier disait-il avec un petit sourire.


Et puis, les Ingénieurs du Génie Rural s’en sont pris aux buissons du bocage au nom du remembrement, le progrès toujours, le temps des bulldozers… pour gagner du temps.


Et puis expatrié à Paris j’ai vu se tisser autour de la ville capitale la toile d’araignée des autoroutes. Le progrès toujours, des engins monstrueux, lourds et rapides, juchés sur des roues gigantesques, le progrès encore… pour gagner du temps.


Comme tout un chacun, certes pas très souvent, avec ma petite auto j’emprunte leurs longs rubans lisses. Je m’y ennuie ferme. Le paysage semble se résumer aux panneaux annonçant : « vignobles de Champagne » par exemple.


Mon exemple n’est pas tout à fait fortuit puisque ma petite chronique fait suite à mon voyage à Aÿ.


Quel ennui !


C’est net, lisse, bien entretenu, le vert y semble posé comme un décor, enfermé dans ce long serpent en compagnie de ceux qui vont et viennent, c’est fluide ou bouchonnant, ça ressemble à la vie mais ce n’est pas une vie.


De qui de quoi que tu causes éternel bavard, de l’autoroute qui te menait en Champagne ou du champagne ?


Les 2 mon capitaine !


Là je sens que je vais me faire avoiner par les tenants de la réussite.


Qu’ils m’entendent bien, la réussite économique du champagne est incontestable et je ne la conteste pas. C’est un modèle mais dans le monde du paraître qui touche toutes les couches de la société et tous les pays du monde le goût du champagne a un fort parfum d’étiquette. La grande majorité des consommateurs achètent du prix : les hauts comme les très bas d’ailleurs.


Ainsi va le monde me direz-vous ! Certes mais l’ennui ne naquit-il pas de l’uniformité ?


Tous ces BRSA bien fait, bien lissés, formatés, bien marquetés par des têtes d’œufs penchés sur leurs panels et leurs parts de marché, se meuvent dans l’univers des bulles qui est en pleine effervescence (voir le développement des Prosecco et du Cava pour ne citer qu’eux).


Et puis, je dois l’écrire, même si c’est politiquement incorrect, la grosse machine champenoise (je ne parle pas de celles à vendanger qui sont pour l’heure interdites) si friande de prospérité, ce que je ne saurais lui reprocher, me semble bien frileuse du côté du côté du respect de son terroir et de sa traduction dans l’authenticité de son produit le champagne.


Lubie de bobo que celle de l’environnement, des hommes dans les vignes, de la nappe phréatique, de la vie des sols et d’une alchimie qui n’a rien à voir avec la chimie, la pharmacie et l’assurance-vie des vins.


Je ne le pense pas, bien au contraire le champagne, ceux qui le font, ont tout à gagner en se préoccupant de nourrir leurs discours, non de pures paroles mais d’actes traduisant leur volonté de redonner au champagne une réelle authenticité.


L’Histoire semble me contredire, balayer mon argumentation d’un revers de main, en Champagne tout va bien, merci !


Oui mais il n’empêche qu’à Aÿ, où j’ai fait découvrir les vins clairs à Claire, j’ai bu du vin, du vin de Champagne, pas des bulles… de la simple effervescence…


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Terres et Vins de Champagne et son lot de vignerons constituent pour moi le laboratoire du champagne de demain.



Ne déclenchez pas la DCA, ne m’abattez pas en plein vol, n’employez pas l’artillerie lourde qui n’a rien à faire dans cette affaire. Tentez de lever le nez de vos schémas éprouvés pour évoluer, vous mettre dans la peau de ceux qui vont influer.


Moi ce que j’en dis c’est pour causer, ma religion est faite. Je ne suis ni un schismatique, ni un hérétique, mais dans le vrai


À Aÿ ce ne fut pas aïe, aïe, aïe mais un vrai bonheur, l’enchantement, la joie du vin, pas envie de cracher : la séquence 3 vins clairs suivis de 3 champagne pour chaque producteur est une expérience, à ce niveau d’excellence, inoubliable…


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D’ailleurs le succès d’affluence était au rendez-vous, la chalandise était internationale, appliquée, professionnelle. Je déparais quelque peu mais, par bonheur Claire, se révélait une dégustatrice hors-pair.


Nous avons même croisé l'Olif Olivier Grosjean qui nous a immortalisés. link 


Belle journée pour la reine, soleil, amitié et rien que de bien belles cuvées…


Que demande de plus le peuple ?

 

Des petits nouveaux dans ma cour du champagne :


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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 09:24

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La France profonde ça existe…


C’est une France située « à l’extrémité nord d’une langue de terre et de sable qui ferme le havre en son sud. Cette langue est une petite presqu’île dans la presqu’île, une impasse. Un bout du monde ! Les raisons de passer dans le coin sont peu nombreuses, la plus sérieuse étant qu’on y habite. Le bourg est joli et ses rues, désertes. Il n’y a plus de commerce, plus d’école non plus. Le cimetière n’accueille plus de cadavres depuis des années. On entend la mer, le vent et les oiseaux. Les maisons sont bâties avec une pierre grise qui, de loin, peut être prise pour du granit. »


Ce bout de France là se trouve « Entre Carteret et Granville, le flanc ouest du Cotentin égrène un chapelet d’anses creusées par des fleuves côtiers, fermées par des éperons sableux. Chacun de ces bassins (ou havres) enferme vasières, prés salés et mystères. Le tout forme un pays sauvage dont les prétentions balnéaires ne sont pas à prendre au sérieux. Les mystères, si. »


Des mystères ?


« L’une de ces anses, le havre de Regnéville-sur-Mer, est le théâtre de phénomènes singuliers. Depuis au moins quatre ans, une ou plusieurs personnes collent sur les murs des affiches qui n’ont ni queue ni tête. Ce sont parfois de simples ronds blancs, à la géométrie parfaite. D’autres fois, des chiffres peints en grandes lettres noires sur fond blanc. »


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Qui donc ?


« Nul ne connaît la signification de ces placards. Et nul ne s’en inquiète réellement : ici, on penche pour l’œuvre de plaisantins plutôt que pour l’expression d’une secte millénariste. Ces affiches font désormais partie du paysage. Dès leur apparition, elles furent classées au chapitre des anecdotes. »


Où donc ?

Ce confetti jeté dans ce bout de France c’est Grimouville l’un des trois bourgs qui composent la commune de Regnéville-sur-Mer.


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« Il est situé à l’extrémité nord de la langue de terre et de sable qui ferme le havre en son sud. Cette langue est une petite presqu’île dans la presqu’île, une impasse. Un bout du monde ! Les raisons de passer dans le coin sont peu nombreuses, la plus sérieuse étant qu’on y habite. Le bourg est joli et ses rues, désertes. Il n’y a plus de commerce, plus d’école non plus. Le cimetière n’accueille plus de cadavres depuis des années. On entend la mer, le vent et les oiseaux. Les maisons sont bâties avec une pierre grise qui, de loin, peut être prise pour du granit. Mais c’est de la pierre de Montmartin, un calcaire très dur que l’on faisait brûler naguère pour en faire de la chaux. Les retraités et les résidences secondaires se partagent Grimouville.

Le lieu est prisé des artistes, plasticiens et musiciens. La presqu’île a perdu plus de la moitié de sa population depuis le XIXe siècle, et la quasi-totalité de ses activités (pêche, huîtres, élevage ovin, carrières de pierres, fours à chaux) a disparu. Le havre s’envase et ne compte plus qu’une centaine de mouillages. Grimouville dort sur son passé et ses fantômes. Or, voilà que l’un d’eux s’arme d’un pinceau et d’un pot de colle, et s’en va barbouillant nuitamment, chaque semaine ou presque ! »


L’enquête


A la fin de 2012, Romain Jeanticou et Charles-Henry Groult, deux étudiants du Centre de formation des journalistes de Paris, ont mené l'enquête dans le village cotentin, pour finalement rencontrer le fameux « serial colleur ».


1 webdoc financé par une campagne de crowdfunding


L’histoire est retracée aujourd'hui dans un remarquable webdocumentaire « Le Mystère de Grimouville », mêlant vidéo et sens original de la narration.


Après avoir été récompensé du prix INSIDE Web&Doc Figra 2013, le projet des étudiants a été financé grâce à une campagne de crowdfunding sur le site Kisskissbankbank. Les 3 300 euros du budget ont été réunis, rendant le projet réalisable. Le Mystère de Grimouville est désormais en ligne ICI link


La morale de l’histoire


« Le maire est convaincu de connaître l’identité du fantôme : c’est un habitant de Grimouville d’une quarantaine d’années qui, par le biais de ces collages, effectuerait «une sorte de performance artistique». Mais il n’en a jamais parlé avec son administré. Et ne donnera pas son nom. A quoi bon ? »


«C’est le voyage vers le mystère qui est intéressant, pas le but, et puis le type tient à son anonymat», explique Charles-Henry Groult, qui préfère gagner en poésie ce qu’il perdra en efficacité journalistique. »


L’article intégral de Libération ICI link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 00:09

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Le 20 juillet 2011 surgissait dans le ciel sans nuages des GCC une saga « L’ouragan sur les Primeurs se prénomme Marie » : elle faisait des extras au rayon charcuterie de Monoprix.


Tous les jours, sauf le dimanche, Marie de Saint-Drézéry allait foutre un bordel pas possible dans le monde des bisounours des GCC.


« L’arrivée de Marie à la gare Saint-Jean ne passa pas inaperçue : Tintin au Congo*, déchainé, criait à intervalles réguliers « Au feu, les pompiers ! » pendant que Lénine*, altier, juché sur l’épaule de sa maîtresse, tout hérissé, plus Persan que jamais, donnait le sentiment d’être une grenade dégoupillée. Me de Candolle, flanqué de son premier clerc, ne savait trop que faire face à cette grande brigue en tongs qui baillait aux corneilles sans se soucier de la nuée de photographes et de journalistes qui la pressaient de questions. Marie, plus ébouriffée que jamais, souriait, tout en faisant claquer, à intervalles réguliers, son bubble-gum, ce qui avait le don d’exciter plus encore son chat. Une grande pouffe de Voici se poussait du col pour lui poser la question la plus bête de l’année : « Mademoiselle de Saint-Drézéry quels sont vos projets ? ». Sans se démonter Marie lui répondait « Goûter les vins du dernier millésime ! » ce qui laissait pantois le représentant du syndicat des courtiers qui s’était glissé dans la meute. Derechef, il appelait ses commanditaires « Cette fille c’est tout sauf une gourde, je suis sûr qu’elle va nous donner du fil à retordre... »


* Tintin au Congo et Lénine sont les doux noms d’animaux de compagnie (qui sont plus que des biens meubles aux yeux de la loi française)

 

Ainsi jusqu’au 20 août 2011, 28 tableaux défilèrent sur mon espace de liberté.


Pour ceux qui voudraient se replonger dans l'intégrale de l’univers impitoyable des GCC ils le peuvent en allant ICI link


Bien avant Isabelle Saporta Marie de Saint-Drézéry levait le voile pour révéler dans toute sa nudité crue les us et coutumes d’un monde impitoyable.


Comme vous vous en doutez je suis resté très lié à Marie de Saint-Drézéry et je ne fus pas surpris de retrouver dans mon courrier d’hier le communiqué ci-dessous que bien sûr je m’empresse de publier.


NDLR : ce texte n’est en rien de la main du Taulier trop de détails techniques le prouvent... Seul quelqu'un du sérail peut en être l'auteur et Marie en fait partie.


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« Un certain nombre de rumeurs malveillantes ont été colportées à propos de notre décision de ne pas vendre en primeur cette année les vins du Château Alléluia.


Je n’ignore pas qu’en France le succès et la réussite liée au travail sont des choses  condamnables et que dans le petit milieu des commentateurs fielleux autant que jaloux, il convient de salir ceux qui entreprennent, prennent des risques et parfois gagnent contre tout pronostic.


La vérité, moi je la connais, je peux la dire et la signer sans rougir. Non, le Château Alléluia  ne connait pas de problème de vente. Si nos clients chinois ont décidé de ne pas honorer leur commandes de notre fabuleux millésime 2010, nous n’en sommes ni humiliés ni gênés. Si aujourd’hui 47000 caisses de ce vin merveilleux sont à nouveau sur le marché, nous n’en sommes ni responsables ni inquiets et savons que le négoce de la place de Bordeaux sera enchanté de les récupérer et de les diffuser à leurs clients de par le monde frustrés de ne pas avoir pu en acquérir quand nous l’avons proposé en primeur. 


La qualité des vins n’est ici nullement en question et le prix élevé certes mais justifié par les efforts réalisés ces dernières années à la vigne, au chai et à l’embellissement de la propriété, ne sont pas en cause. L’aménagement du port en contrebas de notre vignoble, la piste d’atterrissage pour jet privé sur les coteaux, l’embauche d’hôtesse parlant le Russe, le Mandarin et le Comanche des hautes plaines s’avère plus que nécessaire si l’on souhaite maintenir un cru au niveau de qualité que le consommateur est en droit d’exiger. Notre souci aujourd’hui est ne pas porter atteinte à l’image de la propriété et surtout à celle de l’appellation à laquelle nous sommes profondément attachés depuis bientôt 8 générations. Mais aïeux ont taillé à la serpette les vignes de ce terroir exceptionnel et mes cousins comme moi savons ce que veut dire « porter la hotte ». Personne n’est en droit de nous faire la leçon.


Que se passe-t-il avec ce millésime 2013 ?


Nous avons les premiers compris que la météo peu favorable nécessitait une intervention vigoureuse et rapide dans les vignes. Les premiers nous avons dès juillet effeuillé le côté levant avant de passer au côté couchant le 14 aout. Cette opération très onéreuse a cependant permis de récolter à maturité des baies saines, mûres, sucrées et fruitées. A l’écoulage, les arômes étaient d’une subtilité autant que d’une puissance telle que nous avons convoqué le laboratoire PIFO-MEMORY, spécialisé dans l’analyse  pré-malo des flaveurs avant entonnage qui a constaté et relevé un indice de 92 aromatobases sur une échelle de 100.


Cependant, l’équipe technique et moi-même sommes certains que l’élevage cette année plus que les autres sera déterminant dans la qualité finale des vins livrables. Un élevage parfait devrait apporter le gras, le charnu et la finesse qui pour l’instant n’existe dans ces vins qu’à titre de précurseurs.


Nous en sommes intimement persuadés, le millésime 2013, si l’on sait doser l’oxygène nécessaire, ni trop ni trop peu, pourrait détrôner en finesse bien des millésimes de grande réputation et apporter un démenti flagrant à ceux qui dès le mois de juin, dans l’idée de dévaloriser le classement bi annuel validé par l’INAO et le ministère des anciens combattants, ont décidé de salir le travail d’une profession d’artisans. Cet élevage, s’il tient nos promesses nous permettra à son aboutissement de faire taire les malveillants et de proposer aux consommateurs un vin de la grande lignée dans la plus pure tradition bordelaise.


 Ce sont ces uniques raisons – souci du consommateur, respect de l’appellation, volonté d’aller jusqu’au bout de l’expérience- qui nous ont guidé. Le reste n’est que billevesées et calomnies. »


Norbert du Boïs de la Clairière propriétaire et vigneron au Château Alléluia

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 09:06

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Nous adorons être contre, nous n’aimons rien tant que de vitupérer contre les gros producteurs, pour les plus vieux d’entre nous nous évoquons le bon vieux temps où à chaque coin de rue, dans le plus petit des villages, il y avait des petits quelque chose, pour les plus jeunes ils pétitionnent à tour de bras et de like sur Face de Bouc pour défendre les petits, pour les entre-deux ils poussent tristement leurs caddies.


Nous sommes bougons, grognons, chon-chon tout en nous vautrant dans les délices de la société de consommation.


Exemple, hier au soir, dans la file d’attente du concert auquel j’allais assister, mon voisin de devant maniait avec délice 3 téléphones : 1 IPhone, 1 Samsung, 1 BlackBerry et une tablette. Il était un bon résumé de notre asservissement à la pression de l’immédiateté.


Bref, quand allons-nous quitter nos pauses, mettre un peu de cohérences dans nos actes ?


Je ne sais !


En revanche ce que je sais c’est qu’aujourd’hui c’est l’heure de la sortie (allusion fine à un sommet de ringardise de Sheila).


Bougez-vous le cul : allez au cinéma !


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Les films d'auteur: «leur programmation est de plus en plus difficile» Face à une standardisation croissance des programmations, des distributeurs indépendants livrent bataille pour que les films d’auteur trouvent leur public dans les salles... Etienne Ollagnier, cogérant de Jour2Fête et coprésident du Syndicat des distributeurs indépendants, a répondu à vos questions. link


Aujourd’hui en effet sort sur les écrans un film de petits producteurs indépendants : Les Chèvres de ma mèrelink 


Si vous souhaitez que ces petits producteurs indépendants survivent joignez le geste à la parole, n’attendez pas que le film passe à la télé.


En plus c’est un excellent documentaire, vous ne perdrez pas votre temps.


1-      La Croix : Sophie Audier, réalisatrice du long-métrage « Les chèvres de ma mère », explique les raisons qui l’ont amenée à entreprendre un documentaire sur sa mère, éleveuse s’apprêtant à prendre sa retraite. « Garder une trace de cette expérience de vie » link 


2-    Le Monde « Les Chèvres de ma mère » : l'agriculture, une affaire de femmes link

 

3-    Libération « mes chèvres et tendres » link

 

Bonne toile chers lecteurs !


Je signale à Pax que ça passe à Strasbourg link


Les séances en province (3 salles dans les PO) ICI link Ce film est projeté dans 48 salles en France.


Merci pour votre contribution à la défense des petits producteurs indépendants…


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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 00:09

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Pendant que Bernard Arnault faisait l’acquisition du Clos des Lambrays,

 

Un domaine de 8,66 hectares d’un seul tenant premier Grand Cru de la côte de nuits et un puligny-montrachet Premier Cru « Clos du Cailleret »


Je ne rendais à Aÿ,


Goûter des vins clairs…


Suis-je assez clair ?


Délaissant le bruit et la fureur du village toute la sainte journée j’allais donc me tapisser les papilles de vin tranquille avant qu’il ne devienne éruptif.


Beau symbole !


Là-bas, en mon absence, Jacques Perrin citait Cantona  «Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est parce qu’elles pensent que des sardines seront jetées à la mer…» Alfred Tesseron serait-il une sorte de nouvel Éric Cantona?


Et l’autre Jacques, très serein, se muait en homme vert pour se faire le descripteur des mots de l’année. Pas de doute ce Jacques Dupont a un cœur d’acier.


Et puis le scoop de l’année Alain Vauthier, en son Ausone, se prêtait au jeu de l’entretien.


Vous pensez-bien que j’allais bien en faire un vrai patin-couffin...


1ère glane :


« Qu'est-ce qu'un grand vin ? Un vin serein. Produit dans un endroit où l'on se donne du temps. C'est ce qui saute aux yeux quand on fait la tournée des premiers grands crus du Médoc. Le classement de 1855 a fait un cadeau fantastique à ces exploitations en les installant définitivement tout en haut de la hiérarchie. Quoi qu'il arrive, ils peuvent résister aux crises, traverser les périodes de doute en faisant le gros dos et attendre des jours meilleurs. Surtout ne pas subir les modes. »


« Mais la clef de voûte de leur réussite est à chercher dans cette sérénité qu'apporte la durée. À l'abri des changements, on peut s'endormir ou travailler pour l'avenir. On pourrait penser que la pression créée par les dégustations internationales, le rendez-vous des primeurs, les marchés émergents, la nécessité de convaincre les nouveaux consommateurs les ont contraints à choisir la seconde option. Mais il y a aussi le désir de pérennité, l'envie de conserver au château sa place et, quand on en est le propriétaire, de n'être pas celui du déclin. C'est tout de même plus confortable de disposer de l'éternité, celle qu'offre l'inviolabilité du classement établi en 1855, que de devoir tous les dix ans repasser son permis de s'asseoir à la table des dieux au risque de devoir s'aligner sur la tendance du moment ou celui de remplir un questionnaire concernant les salles de séminaire ou les places de parking… »


2ième glane


« En fin de matinée, nous avons rendez-vous à Ausone où nous attendent Alain et Pauline Vauthier. Compte tenu des conditions du millésime, il n’y a pas à mégoter, c’est très bon. J’admire la forme fuselée, le dynamisme et l’aromatique très pure de l’Ausone 2013 dont il y aura 9000 bouteilles.


Le chef Guy Savoy est là. L’équipe de tournage qui nous accompagne souhaiterait l’interviewer. Il est d’accord. Oui, il aime le charme de ces vins, leur caractère délicat et aromatique. Oui, ce serait l’occasion pour les grands vins de Bordeaux de revenir en force sur les cartes des restaurants français. « A quel prix ? » Un ange passe.


C’est au tour d’Alain Vauthier de se prêter au jeu de l’entretien. Le réalisateur souhaite que l’on parle de l’agitation suscitée par la parution du livre Vino Business d’Isabelle Saporta.


On pouvait présumer de la position d’Alain Vauthier par rapport au classement controversé de 2012 (on a classé des marques davantage que des terroirs) : pourtant, ce qu’il nous a dit à ce propos du dernier classement est percutant. Mais, hélas,  la déclaration a eu en partie  lieu hors caméra…


Cela dit, on comprend mieux que Saint-Emilion – qui  quelque part est restée une structure assez médiévale, avec des fiefs, des clans et des factions – soit quasiment à feu et à sang.


3ième glane :


Citations : les mots de l'année


-         « On a privilégié l'harmonie et la finesse. » Traduction : « C'est maigrichon, mais on ne pouvait pas faire mieux. Si on avait extrait davantage, tu ne pourrais même plus me poser de questions tellement ta langue resterait collée au palais... »


 

-         En cas de défaillance mémorielle, il convient de rappeler qu'en 2013 il a plu jusqu'à la mi-juillet, si bien que Noé revendait les plans de son arche sur eBay. Optimiser la date de vendange. C'est ce qui revient en boucle. Chacun a optimisé celle-ci et a mobilisé les vendangeurs avant la grande pourriture. Sauf le voisin qui, éternel optimiste béat, n'a rien optimisé du tout et, telle la cigale prise au dépourvu quand la bouse fut venue, s'est retrouvé tout démuni. »


 

-         La qualité du vin dépendait incroyablement de cette réactivité. À partir de là, deux profils se distinguent. Au moins deux, mais il s'agit ici de simplifier. Mon premier est autonome, maître chez lui de ses décisions. Comme il pleut, il n'est pas en cette fin de semaine de fin de mois de septembre à bronzer "sur le bassin" d'Arcachon. Sa réactivité ne fait qu'un tour depuis que son chef de culture a tiré la sonnette d'alarme et lui a montré les premières baies crevassées. Il commande auprès des entreprises de main-d’œuvre spécialisée une troupe de vendangeurs opérationnelle au plus vite (dans certains châteaux, comme chez les Barton de Léoville, tout le personnel, même administratif, « et le peintre » ont pris les sécateurs). D'autres, d'après leur voisin, ont attendu que le consultant international et fortement sollicité donne son avis depuis Hongkong ou Beyrouth, villes qui possèdent, d'après des sources bien informées, une météo assez peu comparable à celle de Bordeaux. Dans ce cas, petite hésitation du côté de la réactivité et perte importante de volume et de qualité. Mais, rassurons-nous, c'était comme indiqué plus avant, chez le voisin...

 

-         4ième glane


LVMH fait l’acquisition du Clos des Lambrays


Publié le 14/04/2014 par Stéphane Reynaud


« Le groupe LVMH vient de faire l’acquisition du Clos des Lambrays, un domaine de 8,66 hectares d’un seul tenant. Le Clos des Lambrays est le premier Grand Cru de la côte de Nuits. Le Domaine produit également des Morey Saint Denis Premier Cru et de grands vins blancs en Puligny Montrachet Premier Cru "Clos du Cailleret" et Premier Cru "Les Folatières". Le Clos des Lambrays produit chaque année 35 000 bouteilles (le millésime 2012 est vendu 120 € la bouteille). Il était propriété de la famille Freund, dont le patriarche est mort il y a trois ans. Sa veuve, octogénaire, ne souhaitait pas conserver la propriété. Le groupe LVMH a été choisi pour ses capacités à garantir une continuité dans l’excellence.


C’est la nouvelle que le monde du vin attendait depuis des mois. Quel nouveau domaine de prestige allait tomber dans l’escarcelle d’un de nos grands patrons ? Après Bordeaux et la Champagne, les capitaines d’industrie veulent aujourd’hui acquérir leur propriété viticole en Bourgogne, sur cette langue de terre large d’à peine un kilomètre qui s’étend au sud de Dijon et fait fantasmer les amateurs éclairés de pinot noir et de chardonnay.


Mais la région ne se livre pas facilement. Depuis l’achat en 1991 par François Feuillet, le patron de Trigano, de quelques ouvrées (une ouvrée correspond à 1/24 d’hectare ndlr) de Nuits-Saint-Georges premier cru Les Thorey, celui du château de Pommard par Maurice Giraud en 2003, et surtout en 2006 l’acquisition du domaine Engel par François Pinault, suivie de celle fin 2012, du château de Meursault et du château de Marsannay par Olivier Halley, peu ont réussi à s’offrir le domaine rêvé dans la région.


Philippe Pascal, un des anciens bras droit de Bernard Arnault chercha pendant dix ans le domaine qui lui convenait avant de trouver son Cellier aux moines, à Givry. Aujourd’hui, les acheteurs sont à l’affût. Bernard Arnault le premier. Il y a peu, ce dernier mettait un terme aux négociations engagées en vue de l’achat du domaine Henri Rebourseau , à Gevrey-Chambertin. Le gérant de la propriété aurait alors décidé de faire monter les enchères au-delà du raisonnable. Avec l’acquisition réussie du Clos des Lambrays, le patron de LVMH peut savourer. »


Œuvres complètes :


1-     Jacques Dupont link  et link 


2-   Jacques Perrin link 


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 12:40

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Face à l’avalanche de qualificatifs, plus ou moins abscons, pour décrire le millésime 2013, j’avoue hypocritement que je ne sais plus à quel saint me vouer (ne croyant ni en Dieu et encore moins à ses Saints j’use de cette formule pour frapper les esprits)


Quelle pilule dorée veut-on me faire avaler ?


Quel suppositoire bien lubrifié essaie-t-on de m’enfiler ?


Lorsque je dis : je j’ajoute une couche supplémentaire à mon hypocrisie dans le mesure où tous ces discours formatés je m’en tamponne le coquillard.


Cependant, cette fois-ci l’exercice prend des proportions jamais égalées. Normal mon bon monsieur nous sommes dans l’ère de la communication. Poils au menton !


Le sieur Dupont, qui me fait une concurrence éhontée en chroniquant depuis les vignobles bordelais, se lâche. « Que ceux qui ont le devoir de vendre le vin, de faire vivre leurs entreprises fassent l'article et gonflent l'argumentaire de quelques superlatifs, soit. Ils sont dans leur rôle. Les autres, ceux qui s'adressent aux futurs acheteurs, non. Ils se doivent d'être critiques dans le sens noble du terme et le plus justement possible renseigner ceux qui les écoutent. Il y aura de jolis vins en 2013 avec des fruités présents et de la fraîcheur. Il n'y aura pas de vins excellents capables de rivaliser avec ceux des grands millésimes. Comme nous le disait Anthony Barton (Léoville Barton) lors d'une dégustation, des 2006, une année en demi-teinte : « On ne peut pas faire des vins exceptionnels tous les ans, sinon ils ne seraient pas exceptionnels ! »


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Tout ça serait donc de bonne guerre – existe-t-il de bonnes guerres ? – dans le genre bouillie bordelaise au sens du livre de Bernard Ginestet, écrit en 1975, dans lequel il parlait de la montée excessive du prix des Bordeaux, de millésimes annoncés comme étant quasiment « du siècle » qui se révèlent bien fades deux années plus tard, de pratiques douteuses de coupages ou de substitutions et aussi des buveurs d'étiquette, si la bataille du millésime n’éveillait dans le Languedoc profond un réel désir de revanche.


Tel me semble être le sens du courrier de Jérôme Villaret directeur du CIVL adressé à ses vignerons : en clair nous nous avons eu du soleil !


Madame, Monsieur,

 

Dès la fin des vendanges 2013, le CIVL a souhaité s’engager activement pour défendre le millésime 2013.


Il fallait réagir pour démontrer que le climat dont a bénéficié le Languedoc Roussillon en 2013 a permis non seulement de faire des vins de bonne qualité mais également de maintenir une récolte à l’équilibre, même si les stocks sont faibles, contrairement à certaines régions françaises.


 

Les premières actions engagées ont toutes rencontré un très bon écho auprès de la presse, des professionnels de la filière et des vignerons, tant sur le site internet millesimelanguedoc.com qui a donné la parole aux vignerons sur leur « vécu » du millésime 2013, que lors de conférences de presse à Paris ou en Région.


Pour poursuivre cette démarche autour du thème « 320 jours de soleil, comme nulle part ailleurs », nous avons réalisé un argumentaire simple pour rappeler les bonnes conditions climatiques, les orientations positives de notre vignoble et quelques verbatim encourageants de la presse. Ces argumentaires existent en 3 langues : français, anglais et allemand, vous trouverez ces fichiers en pièces jointes.


N’hésitez pas à les diffuser auprès de vos contacts acheteurs ou prospects pour affirmer ce message le plus largement possible.(NDLR c'est ce que je fais).

Nous vous remercions de votre confiance et de votre implication.

 

Jérôme VILLARET

 

L’argumentaire en français link 

 

La réponse d’un vigneron qui a tendance à mettre de l’Aude dans son vin :

 

Cher Monsieur,


Je suis navré que mes cotisations servent à construire une réalité qui ne corespond ni de prés ni de loin aux faits. Nous savons tous quel fut le millésime 2013. D'ailleurs, merci de m'indiquer pourquoi l'immense majorité des parlementaires de la région Languedoc-Roussillon ont demandé une dérogation pour que les vignerons puissent chaptaliser?


Une bonne communication ne s'organise pas autour d'un déni.


Cordialement.


Jean-Baptiste Senat


Je rappelle aux petites louves et loups que la bataille d'Hernani est le nom donné à la polémique et aux chahuts qui entourèrent en 1830 les représentations de la pièce Hernani, drame romantique de Victor Hugo

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 08:45

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Lorsque j’ai lu à sa parution « Extension du Domaine de la Lutte », alors que l’auteur n’était qu’un inconnu publié chez Maurice Nadeau, ce Houellebecq m'avait dérangé. Il m’exaspérait, même si son style atone, minimal, s'élevait parfois jusqu'à se hisser à la hauteur d’Emmanuel Bove.


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« Arrivé à St Lazare je trouvais refuge dans un café graisseux où un garçon aux cheveux pelliculeux et aux ongles sales, c'était la journée, me gavait de demi de bières tiédasses. Quand j'eus fini ma lecture j'allai pisser. Les toilettes étaient à la hauteur du standing de l'établissement ce qui ne m'empêcha pas de me poser sur la lunette. J'étais mal à l’aise. Cette espèce de putain de petit bouquin, que je tripotais nerveusement, avait remué en moi des zones d’ombre. Je fuyais, à quoi bon, mieux valait en finir le plus vite possible. Mon regard se posait sur les graffitis obscènes qui maculaient les murs des chiottes. La lie du monde, mon ambition d’y patauger pour oublier était-ce une meilleure voie que le suicide ? J’étais persuadé que oui car je voulais expier je ne sais quelle faute. C'est alors que je découvrais sur la jaquette le nom de l'auteur : Houellebecq. Etrange, il sonnait comme un nom d'abbaye, le Bec-Hellouin. Ce Houellebecq m'avait dérangé. Il m’exaspérait, même si son style atone, minimal, s'élevait parfois jusqu'à se hisser à la hauteur d’Emmanuel Bove. Son Tisserand, son personnage central, venait de réduire en miette mon postulat de la laideur. Houellebecq, que je sentais dans la peau de Tisserand, écrivait que ce type était condamné à la perpétuité des moches qui est de ne pouvoir aimer que des moches lui « dont le problème – le fondement de sa personnalité, en fait – c'est qu'il est très laid. Tellement laid que son aspect rebute les femmes, et qu'il ne réussit pas à coucher avec elles. Il essaie de toutes ses forces, ça ne marche pas. Simplement elles ne veulent pas de lui... » Ce type grotesque, minable, lamentable, n’avait pas l’ombre d’une chance alors que moi qui, avait tout pour réussir, par un masochisme morbide, je me jetais à corps perdu dans une vie sans perspectives.


Je suis 100% Aubert !


Le couple Houellebecq-Aubert, qui peut paraître improbable aux détracteurs nombreux du premier comme  aux admirateurs du second, c’est l’histoire d’une rencontre entre un livre, plus précisément d’un recueil de poèmes « Configuration du dernier rivage », acheté par hasard « sans préméditation » par Jean-Louis chez son buraliste, et d’un lecteur qui, à la page d'« Isolement » (devenu un clip irrésistible), prend sa guitare. « Dans l'instant, une mélodie surgit. Évidente. Trois jours plus tard, il a arrangé sept autres poèmes de l'ouvrage, surtout extraits du chapitre « Les parages du vide »


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« Laissez-moi donner des ailes à vos mots... ». demande-t-il à l’auteur !

 

Belle déclaration d’amour


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« L'histoire a commencé en mai dernier. Jean-Louis Aubert est le premier chanteur à consacrer un album entier aux textes du sulfureux et génial Michel Houellebecq. Il a agencé des mélodies autour du lexique houellebecquien, qui n'avait jamais aussi bien sonné jusqu'à présent. Le chanteur et guitariste, pionnier du rock français avec Téléphone, gagne une densité qu'on ne lui connaissait pas. Parolier de l'adolescence éternelle, Aubert acquiert au contact du réalisme cru de Houellebecq une dimension plus complexe. À l'écoute des chansons, Houellebecq séduit, se serait écrié: «C'est plus beau que ce que j'ai écrit!»


« Jean-Louis Aubert capte ce qui échappe généralement aux détracteurs de Houellebecq, la perte, l’abandon, l’amour, la mort. Dans ce disque, le musicien poursuit ce qu’il avait entamé avec ''Roc éclair'' sur la perte et la mort, il ne pouvait être que touché par les mots de Houellebecq qui tendait alors un propre miroir à la douleur du chanteur, qui avait perdu son père. Comme un frère jumeau ou un frère qui compléterait ce qui manque à l’autre, Jean-Louis Aubert habille les mots de Houellebecq en instillant une chaleur généreuse. Généreuse car délicate. Aubert fait la proposition d’un rééquilibrage aux mots désabusés de l’écrivain, en les portant avec des mélodies douces, tendres. Comme d‘habitude avec l’ancien leader de Téléphone, la guitare est omniprésente, le son rock aussi. » Olivier Nuc le Figaro link 


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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