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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 07:00

Saison d'exposition du printemps 2020 La Piscine - Musée d'Art et d' Industrie André Diligent

J’ai une longue période galeries de peinture, j’y allais tel un collectionneur, bavardait avec les galeristes qui me prenaient pour un connaisseur, j’allais de temps en temps à la Galerie de la Présidence, située face au Palais de l’Elysée, pour m’imprégner des toiles de Marcel Gromaire.

Marcel Gromaire 1892 – 1971. « La Guerre », 1925. Huile sur toile, 130 × 97 cm. Legs du Docteur Maurice Girardin en 1953. Musée d’Art moderne de la Ville de Paris – Inv. AMVP 649. © ADAGP, Paris, 2019. © Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet.

 

Il y tenait, et il y tient toujours, une place toute particulière pour Marcel Gromaire « Marcel Gromaire, figure majeure du XXème siècle, est représenté en permanence à la Galerie et Françoise Chibret-Plaussu, sa fondatrice, a réalisé en collaboration avec François Gromaire, le Catalogue Raisonné des huiles de Marcel Gromaire (publié en 1993). »

 

Saison d’exposition du printemps 2020 du samedi 14 mars au dimanche 31 mai à La Piscine – Musée d’Art et d’Industrie André Diligent

MARCEL GROMAIRE

 

« Inédite par son ampleur et sa richesse, l’exposition présente d’emblée les racines et les sources de l’artiste, son attachement à son village natal de Noyelles-sur-Sambre, dans le Nord. Elle s’attache aussi à la marque du traumatisme de la Grande Guerre et exprime la dimension primitiviste d’un message artistique très singulier, ses connexions avec l’art nègre ou avec l’art roman et gothique. Entre la rigueur de la grille cubiste qui hanta cette génération sur la scène artistique française et l’expressionnisme flamand qui trahit l’origine septentrionale de l’artiste, des premières recherches aux œuvres des dernières années, l’exposition souligne la définition progressive d’une manière personnelle unique et étonnamment reconnaissable, marquée par une géométrisation vigoureuse des volumes, un cerne graphique très présent et une palette simplifiée. »

 

Marcel Gromaire 1892 – 1971. « Portrait de l’artiste », 1921. Huile sur toile, 55 × 46,5 cm. Legs du Docteur Maurice Girardin en 1953. Musée d’Art moderne de la Ville de Paris – Inv. AMVP 645. © ADAGP, Paris, 2019. © Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet.

 

« À 19 ans, le jeune homme abandonnera rapidement des études de droit pour se consacrer à la peinture, mais aussi à la gravure, puis au renouveau de la tapisserie d'Aubusson ou encore à la critique de cinéma. 

 

Ami de Matisse qui le conseille au début de sa carrière et de Fernand Léger, Gromaire travaille pourtant à l'écart des groupes et courants de son époque, tout en intégrant les apports de la modernité et en rejetant toute rupture avec la tradition.

 

Son rayonnement intellectuel en fait le porte-parole de l'art indépendant durant les années 1920 à 1950. Il sera un des professeurs de la sculptrice franco-américaine Louise Bourgeois, figure majeure de l'art contemporain. »

 

 « Je suis resté fidèle à mon pays, parce que nulle part je ne me sens plus à l'aise que dans sa magnifique lumière, dans sa couleur profonde; parce que les hommes y sont beaux de travail et d'effort, et que je déteste la facilité. 

 

Parce que de son sol ont jailli les cathédrales et les beffrois; parce que de Jean Mabuse à Henri Matisse en passant par Watteau, il est un pays de peintres", disait l'artiste, né à Noyelles-sur-Sambre (Nord). »

Sélection d’œuvres de Marcel Gromaire disponibles et 

Marcel Gromaire : portrait d’un peintre indépendant

 ICI

Etude de nu au manteau 1929 Musée d’Art moderne de Paris

Les buveurs de bière 1924 :

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commentaires

pax 01/03/2020 08:31

Le Taulier persiste et signe. Vivent les belles chroniques du ouiken.

Quand j’étais petit garçon nous dit Michel Sardou, en chantant. Quand j’étais petit garçon donc il y avait cheu nous un dictionnaire de l’art moderne édité par Hazan et diffusé aussi par le Club Français du Livre. J’y trouvais un article sur Gromaire illustré par son tableau « La Guerre » fascinant ! Deux soldats casqués en capote, comme figés en attente On les voit dans une tranchée, massifs on pense voir une casemate à figure humaine. Les couleurs hors palette courante mais tout à fait appropriées donne à cette œuvre de quoi s’enthousiasmer ou penser à autre chose.
Les années passent. Gromaire reste enfui au fond de mon petit musée personnel comme un ami personnel Tant pis si, une fois de plus je passe pour un hurluberlu, quand il m’arrive d’essayer d’en parler. Le silence qui existe autour de lui m’incite à croire, par moment, que j’ai mauvais goût, que ce peintre ne vaut rien. Mais je lui reste fidèle et ne l’aime que mieux.
Soudain, l’hiver dernier en calant notre itinéraire de retour de Collioure à Lutzelhouse : Exposition Gromaire au musée Paul Valéry. Je me réjouis de voir enfin revenir au goût du jour ce peintre aimé presqu’en secret.
L’étape est adoptée et après quelques huitres sur les quais visite de l’expo. Enchanteur ! Des œuvres toutes originales, dans leur composition, leur graphisme, leur angle de vue ! Des teintes, à première vue « sales » et tristes, mais qui se révèlent lumineuses par leur juxtaposition un peu comme Soulages capte la lumière dans son utilisation toute personnelle du noir.
Bravo à cet esthète de Taulier d’attirer notre attention sur cette exposition. Aux amateurs d’art d’en profiter, je dirais toutes affaires cessantes.
Encore merci bienveillant Taulier. La météo incertaine de ce dimanche peut passer au second plan.

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